Jeudi 6 septembre 2018 — Dernier ajout lundi 10 septembre 2018

Jeudi de la 31e semaine, année paire

« Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? »

Ph. 3, 3-8 Ps. 104 Lc. 15, 1-10

  • Le jeudi 8 novembre 2018 iCal
    semaine 31 : Jeudi de la 31e semaine, année paire

"Tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux !"

Les paraboles de Jésus nous font comprendre notre vie de chaque jour. Elles jettent une lumière inhabituelle sur nos expériences habituelles. Quand nous pensons vivre dans la banalité, si laissons venir l’éclairage des paraboles, nous entrons dans quelque chose de neuf. Les gens qui ont mauvaise réputation viennent vers Jésus pour l’écouter. Ce sont des pécheurs et des percepteurs d’impôts mal vus. Les pharisiens et les scribes font savoir leur mécontentement. Ils s’en prennent à Jésus, ce maître religieux qui vit entouré de pécheurs. « Cet homme accueille les pécheurs. » Faire connaître des reproches à tous, sauf à la personne concernée n’est pas bon. Dieu est un Père infiniment tendre qui veille sur chacun de ses enfants et en particulier ceux qui souffrent, qui sont mis de côté. Pour accomplir l’œuvre de Dieu et les rejoindre, Jésus s’est fait pauvre. Il se sert aujourd’hui encore des pauvres pour chercher la brebis qui s’est égarée. Combien de pécheurs, sont des rejetés qui ont vécu une souffrance et le rejet de leur entourage. Si nous apprenions ce qu’ils ont subi, nous serions plus indulgents. « Ne jugez pas, » dit Jésus !

"C’est ainsi, dit Jésus, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir." Des gens portent peut-être le poids de leurs fautes, mais au plus profond d’eux-mêmes, ils ont perçu qui était Jésus. Ils viennent à lui pour l’entendre car sa parole les relève. Ils ont besoin d’une nouvelle chance. Jésus retournent leur situation, il la présente dans une lumière nouvelle. Les quatre-vingt-dix-neuf brebis que Jésus laisse, ce sont les pécheurs et les publicains qui sont venus de leur propre mouvement vers lui. Pour eux, il n’y a pas de problème. Quelles que soient les conditions de notre conception, de notre naissance, quelles que soient la couleur de notre peau, ou notre rang social, nous sommes tous appelés par Jésus à devenir enfants de Dieu. A la suite de Jésus, nous demandons un regard de tendresse car il nous faut chercher la brebis perdue de notre famille, de notre communauté ! Il nous faut regarder où sont les brebis perdues, demander à Jésus de nous donner un cœur plein d’amour comme le sien pour les reconnaitre. Ceux dont la vie s’est passée à soigner les pauvres font partie des amis de Jésus qui sans cesse cherchent la brebis perdue.

"Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! » Jésus dit à ses contradicteurs que malgré leur colère, leurs reproches, il vient pour les chercher et il n’abandonnera pas sa tâche. Les marginaux souffrent du rejet, du manque d’appartenance à la communauté des hommes ! Tout humain est précieux aux yeux de Dieu. Aujourd’hui Jésus veut redonner du sens à l’humanité. Il est présent en chacun, il est au cœur de la brebis perdue. Jésus veut nous retrouver tous, nous rassembler, nous donner la vie en plénitude. C’est dans le cœur de Dieu que les plus petits et les plus pauvres peuvent se retrouver. La brebis perdue, c’est aussi celle qui a été éjectée du troupeau ou celle qui s’en est éloignée. C’est pour chacun que le Christ vient. Dieu vient à notre secours, et désormais nous sommes sauvés par Jésus. Pour un seul pécheur qui se repent, il y a plus de joie dans le ciel que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir. Les scribes et les pharisiens et tous ceux qui leur ressemblent sont cette brebis perdue. S’ils acceptent d’être accostés, de baisser les armes de leur bouderie ou de leur rage, alors la conversion est possible. Depuis que Dieu en Jésus a pris la nature humaine, toute chair verra le salut de Dieu. Jésus est à la recherche de toute brebis égarée, de l’humanité qui a perdu le sens de son origine et de sa finalité. Suivre Jésus avec un cœur plein d’amour, c’est rechercher la brebis la plus pauvre où celles qui se sont perdues.

Nous demandons à Dieu la grâce d’être soucieux de tous nos frères qui sont en dehors de la maison.