Lundi 27 février 2017 — Dernier ajout mardi 28 février 2017

Jeudi de la 3e semaine de Pâques

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde.

Ac 8, 26-40 Ps 65 Jn 6, 44-51

  • Le jeudi 4 mai 2017 iCal
    3e semaine de Pâques : Jeudi de la 3e semaine de Pâques

"Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Nous rendons grâce à Dieu par le Christ qui vient au secours de notre faiblesse, qui vient nous fortifier pour nous libérer. Il nous donne de tout récapituler en lui, pour que l’univers entier participe à sa plus grande gloire, à son plus grand amour. Dieu comble toute notre vie, tout ce que nous sommes, pour que nous soyons régénérés en lui. La Parole de Jésus retentit encore dans notre humanité malgré nos misères, elle est toujours porteuse de la Victoire de Jésus. Jésus lance à la foule une invitation à croire, que par le mystère de la Croix, il transforme le monde. Après avoir multiplié les pains, Jésus s’adresse à nous de telle manière que nous puissions adhérer à sa parole. Sa mort et sa résurrection, sa vie, éclaire la Cène partagée avec ses disciples. Son Corps et son Sang sont là, donnés. Notre humanité attirée par le Père, est transformée fondamentalement par Jésus Eucharistie. Au cœur de l’humanité en recherche, l’attirance du Père, l’Esprit Saint rassemble toute personne attirée par Dieu. Il est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée par lui, transforme l’univers. Au cœur même de la création, grâce à l’Eucharistie, le blé et le raisin, le pain et le vin contribuent à la transformation de l’univers.

Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Le chemin de la Résurrection posé par Dieu, consiste à traverser la vie naturelle pour aller au-delà. Traverser la mort ne pouvait être que le fait de Dieu. Seule, la puissance de son Amour infini, le pouvait. Nous sommes instruits par Dieu lui-même. L’Eucharistie nous donne de pouvoir aller contre la mort qui nous hantes. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifie toute l’humanité, mais surtout celles et ceux qui ont le plus besoin d’être réconfortés. La misère du monde est « transformée » par la Passion de Jésus qui régénère toute chose. Il n’est pas facile de croire, comme il n’est pas simple de faire confiance à la vie quotidienne. Avec Jésus, une perspective étonnante se donne à contempler ! Jésus, « dans son corps et dans son sang, » se donne à nous pour vaincre le mystère d’iniquité, le mystère du mal répandu dans le monde. L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps eucharistique du Christ. La Passion du Christ dans l’eucharistie se vit pour toute l’humanité, et surtout celle des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie en union avec le Christ.

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Nous sommes introduits dans le mystère du don de Jésus. Jésus, la veille de sa passion, prit du pain et dit : "Prenez, mangez, c’est mon corps, Jésus prend du vin et dit : « Prenez, buvez, c’est mon sang. » C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie et ressuscitée qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. C’est la personne de Jésus et la foi en Lui qui sont au cœur de ce don de la vie. Jésus, venu du ciel, nous entraîne dans la vie même de Dieu qui est de toujours à toujours. La foi est un don de Dieu qu’il nous faut accueillir. Tout ce que nous voyons, tout ce que nous contemplons peut nous mener au Christ ! Jésus a pris notre humanité pour que nous ayons part à sa divinité. Croire en Jésus, c’est accueillir les gestes de la multiplication des pains, et les paroles qui transforment le monde. Même si ces réalités nous dérangent, c’est essayer d’en comprendre le sens. Jésus, Pain descendu du ciel, attend notre réponse de foi sans laquelle rien n’est possible. La personne de Jésus, ses actes et ses paroles, le signe eucharistique, sont la nourriture nécessaire à notre vie.

Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père dans l’Amour infini de Dieu.

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