Jeudi 1er décembre 2016

Jeudi de la 5e semaine, année impaire

« À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

Gn. 2, 18-25 Ps. 127 Mc. 7, 24-30

  • Le jeudi 9 février 2017 iCal
    Semaine 5 : Jeudi de la 5e semaine, année impaire

"En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Nous entrons dans la mission de Jésus vers les païens. Le « pain partagé » enrichit notre réflexion sur le mystère eucharistique. Jésus nourrit de pain les enfants d’Israël, la femme syro-phénicienne le convainc de donner aussi les miettes à sa fille qui a besoin d’être guérie. Cette parole montre la foi profonde en Jésus de cette femme. Elle savait qu’Il pouvait sauver sa fille, dans une confiance et une soumission totale à la volonté de Dieu. Cette femme souhaite la délivrance de sa fille soumise à des comportements incontrôlés : « Viens expulser le démon hors de ma fille. » Jésus va opérer une libération mais avant il situe les raisons de sa venue dans le monde ! La Parole de Dieu montre les qualités étonnantes d’un cœur ouvert au Dieu d’Israël. Intensifions notre prière dans une attitude d’humilité, d’action de grâces pour ce qui nous est donné. Dans notre vie, quel que soit les évènements heureux ou douloureux que nous avons à vivre, ils sont enracinés dans un contexte à respecter. L’exultation sera donnée ensuite dans l’action de grâce.

Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Cette femme étrangère fait preuve d’une bien grande audace en venant aborder Jésus, le Rabbi juif. Elle veut, avec insistance, que Jésus expulse un démon de sa fille. Cette femme ne conteste pas que le salut de Dieu soit offert en priorité pour Israël. Elle fait preuve d’une admirable confiance et montre à Jésus que les étrangers peuvent recueillir les miettes de la nourriture sous la table, offerte au peuple élu. Jésus voit là une véritable profession de foi. Il n’hésite pas à lui donner un signe que le Royaume de Dieu est là pour elle aussi. Jésus renverse les barrières qui séparaient deux mondes, juif et païen. Il laisse entendre que le pain dont il veut rassasier les foules est d’abord destiné à Israël. Il est cependant partagé à tous, même à ceux qui viennent de loin. La foi des étrangers, leur accueil de la Bonne Nouvelle, leur donne le droit de prendre part au banquet du Royaume. L’Évangile ne connait pas de frontières, la foi ouvre à tous la source du salut.

Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Cette femme qui magnifie Jésus devient notre modèle dans la foi. Elle est païenne, elle demande avec humilité la guérison pour sa fille. C’est par humilité que Jésus fatigué se cache, « évitant les lieux habités ». Ce qui est étonnant, c’est que cette femme le trouve ! L’humilité de cette femme trouve Jésus doux et humble. Cette femme est entrée, dans sa détresse, en Communion d’Amour avec Dieu qui nous sauve. Jésus ne cherche que la gloire de son Père. Cet enseignement de la Parole fonde une action de grâce au cœur de notre existence. Cette femme est l’enfant bien aimé du Père. Elle attend tout de lui, puisque Dieu donne tout ce dont nous avons besoin. Jésus veut que nous lui demandions ce dont nous avons besoin. C’est une joie pour Lui de nous faire ce Don, lorsque nous nous tournons vers lui avec un cœur rempli d’amour et d’humilité. La relation filiale avec notre Père est tellement importante ! Elle nous est donnée, pour qu’à partir d’elle, nous ne nous laissions pas dominer par des idéologies. A l’école de cette femme, nous nous ouvrons à la grâce de Dieu. Cette femme a une confiance illimitée en Jésus. Dieu se communique à elle dans une communion de personne renouvelée ! Nous rendons grâce pour cette merveille. Dieu notre Père envoie Jésus son Fils pour faire la communion avec dans le Saint-Esprit. L’œuvre de Dieu nous dépasse toujours. Apprends-nous Seigneur Jésus, à nous mettre à la disposition des autres.

Nous demandons la grâce que l’humilité nous garde dans le don de Dieu.

Vos témoignages

  • Clarisse 12 février 2015 13:57

    Merci de ce rappel que nous avons besoin d’être guéris de l’image que nous avons de nous-mêmes, que nous somme crées à l’image de Dieu. Merci pour cette belle homélie.