Jeudi de la 5e semaine, année paire

« La femme répond à Jésus : Seigneur, les chiens sous la table mangent bien les miettes des enfants ».
Mercredi 7 février 2018

1 R 11, 4-13 Ps. 105 Mc. 7, 24-30

  • Le jeudi 8 février 2018 iCal
    semaine 5 : Jeudi de la 5e semaine, année paire

"En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache.  »

La mission de Jésus vers les païens est annoncée. Les récits qui concernent le pain partagé enrichit la réflexion sur le Pain eucharistique partagé dans les communautés chrétiennes. Une femme païenne, de nationalité syro-phénicienne aborde Jésus. Cette étrangère fait preuve d’une bien grande audace en venant aborder un rabbi juif. Cette femme souhaite la délivrance de sa fille soumise à des comportements incontrôlés : « Viens expulser le démon hors de ma fille. » Jésus va opérer une libération mais avant il situe les raisons de sa venue dans le monde ! Dans notre vie, quel que soit les évènements heureux ou douloureux que nous avons à vivre, ils sont enracinés dans un contexte à respecter. Ce sera ensuite le temps de l’exultation dans l’action de grâce.

Mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Le dialogue entre la femme et Jésus est important dans ce passage, au-delà de la guérison de la jeune fille à distance ! La femme fait preuve d’une admirable confiance qui montre à Jésus que les étrangers savent recueillir, fût-ce des miettes, de la nourriture offerte au peuple élu. Au début, Jésus refuse d’accéder à la demande de cette mère. Mais Jésus voit dans ce propos une véritable profession de foi, et il n’hésite pas à donner un signe que le Royaume de Dieu est là. La Parole de Dieu est importante pour nous, elle nous permet de fonder l’action de grâce au cœur de notre existence. Cette femme grecque demeure l’enfant bien aimé du Père qu’elle ne connait pas encore et elle attend tout de lui car Dieu nous donne toujours tout ce dont nous avons besoin.

Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle. Jésus renverse les barrières qui séparaient deux mondes, juif et païen. Il laisse entendre que le pain dont il veut rassasier les foules, s’il est d’abord destiné à Israël, sera un jour partagé à tous, même à ceux qui viennent de loin. La foi des étrangers, leur accueil de la Bonne Nouvelle, leur donne le droit de prendre part au banquet messianique. Cette Parole nous révèle que nous sommes tous créés à l’image de Dieu. Cette femme a eu une confiance illimitée en Jésus. Dieu se communique à elle dans une communion nouvelle de personne à personne ! Dieu notre Père envoie Jésus son Fils qui, avec le Saint-Esprit, est communion des Personnes, nous rendons grâce pour cette merveille. Par cette guérison, nous entrons dans l’émerveillement du Dieu vivant qui agit sans cesse et partout. Nous contemplons la puissance d’amour de Jésus qui nous est manifestée en Jésus et nous demeurons dans la joie et l’harmonie de cette femme dont "l’enfant" est guérie.

Nous demandons la grâce de devenir ce que nous sommes : l’enfant bien aimé du Père.

Vos témoignages

  • pierre 8 février 2018 08:27

    La Grâce nous transforme à la mesure où nous nous laissons transformer.

    Ce qui ne serait qu’une vérité de Lapalisse, une évidence banale qui n’a pas besoin d’être énoncée, prend un autre sens quand on est face au mystère de Jésus-Christ.

    La grâce de devenir ce que nous sommes, l’enfant bien aimé du Père, contient de fait plusieurs appréciations possible du sens de cette relation.

    L’image qui illustre cet évangile peut nous faire entrer dans un regard différent sur le sens de cette prière.

    Par la lumiere du jour qui inonde le seuil de cette maison, il y a une similitude entre la rencontre de Jésus et Marie Madeleine à la sortie du tombeau.

    Jesus apporte une Lumière Divine dans l’obscurité de la vie humaine, là où les peurs nous retiennent prisonniers, ou tourmentés dans les liens familiers ou familiaux.

    L’attitude de cette femme qui mendie pour sa fille à valeur d’exemple pour nous, car qu’elle a obtenu ce qu’elle voulait.

    Ce qui nous montre que Jésus nous donne le meilleur pour nous quand nous lui demandons du fond du cœur (son Amour) plutôt que de harceler notre entourage impuissant à satisfaire cette relation « insatiable » puisque Jésus ne peut être remplacé par aucune idole païenne.

    Ce qui fut la chute de Salomon, par l’amour de ses épouses (polygamie tribale de l’époque - assurant la paix par des alliances réciproque) est aussi pour nous une mise en garde contre la dispersion de notre vie dans des attachements sociaux moins essentiels.

    Mais même s’il nous arrive de tomber dans le matérialisme décevant, l’égoïsme avéré, l’empirisme des sentiments, la Grâce de redevenir un Enfant bien aimé du Père (Éternel) , nous est (re) donnée par Jésus.

    Christ (Bien aimé de Éternel - Éternel Bien aimant de l’Humanité perdue), il nous partage cette bénédiction d’enfant de Dieu ( il nous christianise - effectivement) dès que nous Lui demandons, avec la même conviction que cette femme pour sa fille.