Mercredi 25 mai 2016

Jeudi de la 8e semaine, année paire

Jésus lui dit : Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt il retrouva la vue et se mit à le suivre sur le chemin.

1 P. 2, 2-5.9-12
Ps. 99
Mc. 10, 46-52

  • Le jeudi 26 mai 2016 iCal
    semaine 8 : Jeudi de la 8e semaine, année paire

Ils viennent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho, avec ses disciples et une foule importante, un mendiant aveugle, Bartimée, fils de Timée, était assis au bord du chemin.

Nous sommes à la sortie de la ville de Jéricho, sur la route qui mène à Jérusalem. Jésus, décidé à aimer jusqu’au bout, s’achemine de manière déterminée vers la Cité sainte pour y vivre sa Pâque. Le groupe de ses disciples l’accompagne sur ce chemin. Et voici qu’au bord de la route se trouve un mendiant aveugle, du nom de Bartimée. Aveugle, il est plongé dans les ténèbres. Posté au bord de la route, il est situé en marge de la société. Mendiant, il n’assume pas son existence. Cet homme est fatigué, ne voyant pas son chemin, il mendie un peu d’affection et de reconnaissance. Au passage de Jésus, Bartimée implore à pleine voix : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Bartimée, c’est aussi notre histoire, c’est l’histoire du cheminement de la foi. Nous sommes au départ, dans une situation de souffrance, mais au plus intime, il y a une attente et un désir. Lorsque nous découvrons que Jésus passe sur notre chemin, nous lançons un cri vers lui. Mais notre chemin n’est pas dépourvu d’obstacles, il nous faut les dépasser par la persévérance. Comme Bartimée, nous opérons un acte de foi, en quittant ce qui nous encombre, et nous nous élançons résolument vers lui. La rencontre personnelle avec lui est une expérience de salut qui fonde notre entrée dans la famille des disciple. Elle se concrétise par le fait de suivre Jésus sur le chemin de la Croix.

Quand Bartimée apprit que c’était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » En Bartimée demeure une aspiration à la vie, subsiste une espérance profonde. Malgré son humanité défigurée, il fait preuve d’un certain ressort, il saisit l’occasion qui s’offre à lui. Il apostrophe Jésus, en le désignant par le nom de « Fils de David. » Et son désir est tellement ardent, qu’il lui procure de l’énergie pour persévérer jusqu’à se faire entendre, alors que les gens cherchent à le faire taire. Il est intimement convaincu que ce Jésus de Nazareth peut accomplir quelque chose pour lui. L’histoire de l’humanité est un cri comme celui de Bartimée. La réponse, l’appel de Jésus entendu, Bartimée jette son manteau, pour l’abandonner sans hésitation derrière lui. C’est l’abandon du vieil homme, l’abandon de tout ce qui constituait jusqu’alors sa richesse dérisoire, sa protection relative, son semblant de sécurité. Nous comprenons qu’il a fait confiance à Jésus et que tout le reste ne compte plus, il bondit et court vers Jésus. Il rassemble toute son énergie et mise toute sa vie sur Jésus. Sa confiance est absolue.

Jésus s’arrêta et dit : Appelez–le. Ils appelèrent l’aveugle en lui disant : Courage ! Lève–toi, il t’appelle ! Il jeta son vêtement, se leva d’un bond et vint vers Jésus. Jésus lui adressa la parole : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui répondit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ! » Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite. » La question de Jésus, « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » ouvre un dialogue avec Bartimée, elle manifeste que Dieu entend nouer une relation personnelle avec lui, qu’il l’appelle. Jésus sollicite notre liberté et il suscite une réponse déterminée. Il nous faut croire que Jésus peut procurer notre salut. Bartimée découvre que Jésus l’appelle, qu’il est attentif a son cri. Jésus prend soin de chacun de nous, il ne passe pas près de nous sans être sensible à notre détresse. Chacun de nous est unique, il est aimé de façon particulière. l’appel de Jésus passe par les autres. Il est relayé par les disciples et la foule nombreuse qui entoure Jésus. Cet appel de Jésus est illumination et engagement à sa suite comme disciple. Jésus monte à Jérusalem, il va livrer sa vie par amour. Répondre à l’appel et suivre Jésus, c’est s’engager à marcher à sa suite pour entrer avec lui dans sa Pâque. C’est cette ouverture de Jésus à l’autre, qui nous rend ouverts et lumineux de la vie même de Dieu !

Nous demandons la grâce d’avoir un cœur d’enfant pour rayonner de l’amour de Dieu.

Vos témoignages

  • Il appelle 26 mai 2016 08:42, par Hervé

    Bartimee appelle. Et Jésus aussi nous appelle.
    Puissions nous entendre son appel comme lui, malgré le fracas du monde, entend celui de Bartimee. Et répondre à
    Son appel !

  • Michel 26 mai 2016 06:46

    Jésus ’entend le cri des pauvres’. Son Cœur et fait ainsi.
    Merci Père Gilbert, vous parlez du Vrai Jésus, de Jésus Vrai.