Jeudi 4 juin 2015

Jeudi de la 9e semaine, année impaire

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

Tb 6, 10… 8, 10 Ps. 127 Mc. 12, 28b-34

  • Le jeudi 4 juin 2015 iCal
    Semaine 9 : Jeudi de la 9e semaine, année impaire

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » La Loi de Moïse comprenait 613 commandements dont 365 étaient des interdictions, et 213 des préceptes positifs. Au temps de Jésus quelques hommes clairvoyants dans leur foi essayaient d’établir une hiérarchie parmi ces multiples obligations de la Loi : « Quel commandement est le premier de tous ? » Alors l’Évangile nous donne de contempler l’harmonie entre l’amour divin et l’amour humain. Dans le même amour, Jésus glorifie le Père et Il nous sauve en donnant sa vie pour nous. Nous admirons l’humilité de Jésus qui fait cette réponse : « Écoute Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là »

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » « Heureux ceux qui ont pu monter jusqu’au quatrième degré de l’amour : ne plus s’aimer soi-même que pour l’amour de Dieu… Quand est-ce que mon âme, enivrée de l’amour de Dieu, s’oubliant elle-même, ne s’estimant pas plus qu’un vase brisé, quand est-ce qu’elle s’élancera vers Dieu pour se perdre en lui et ne plus être qu’un seul esprit avec lui ? Quand pourra-t-elle s’écrier : « Ma chair et mon cœur sont consumés, Dieu de mon cœur, Dieu ma part pour l’éternité » ? » (Saint Bernard) Dans le cœur résonnent toutes les affections ; mais c’est aussi dans le cœur que les impressions et les idées se changent en décisions et en projets. Le cœur, au sens biblique, est l’homme intérieur, et le lieu privilégié du risque de la foi. Ainsi : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur » signifie : « Toute ta personne sera mobilisée pour l’amour de ton Dieu ; tu dois tendre vers Dieu avec le meilleur de toi-même ». Jésus, dans sa réponse, unit le premier et le deuxième commandement. Il n’y a pas de commandement (au singulier) plus grand que ceux-là.

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. « Tu n’es pas loin : C’est à chacun de nous que Jésus s’adresse, puisque nous sommes réunis pour entendre sa parole ». Tu n’es pas loin, puisque tu cherches la vérité, puisque tu veux la trouver auprès de moi. Tu n’es pas loin, puisque tu veux donner un sens à ta vie, à ton travail, à tes souffrances, à ton dévouement ; puisque tu veux prendre du recul par rapport au tourbillon de ta vie ; puisque tu veux échapper à l’engrenage de la routine, au mensonge des relations superficielles. Tu n’es pas loin, si tu as entrevu l’importance de la charité, si tu as compris qu’il faut vouloir concrètement pour ton frère ce que tu veux pour toi : une vie joyeuse, donnée, efficace, la reconnaissance par les autres, et l’amitié de Dieu. L’amour de Dieu et l’amour du prochain sont en lien, en harmonie avec Dieu, dans un cœur à cœur avec Lui. C’est ce double commandement qui met en harmonie l’Amour de Dieu et l’amour des frères. Il nous faut aimer celui qui est en face de nous avec le meilleur de nous même, dans le Seigneur. C’est dans le même amour que Jésus glorifie le Père et qu’Il nous sauve : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne ». Jésus glorifie le Père et Il nous sauve. « Quand je serai élevé de terre, j’élèverai tous les hommes à moi. » Là il glorifie le Père qui est la Source de tout amour, Il aime l’humanité de cet amour infini du Père. "Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout.

Nous demandons la grâce de comprendre cette parole pour aimer de cette manière.