Jeudi de la quatrième semaine de Carême

c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Samedi 6 janvier 2018 — Dernier ajout mercredi 14 mars 2018

Ex. 32, 7-14 Ps. 105 Jn. 5, 31-47

  • Le jeudi 15 mars 2018 iCal
    Quatrième semaine de Carême : Jeudi de la quatrième semaine de Carême

"Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.

Les adversaires de Jésus se cachent derrière Moïse. Progressivement, Jésus énonce les mystères qu’il accomplit. Sa Parole, qui est reçue par les pauvres et les petits, est difficile à entendre « par les Juifs. » Lorsque Jésus vient, il éclaire la Parole de Moïse. Aujourd’hui encore, cette Lumière nous illlumine. Le mystère caché derrière le voile de la Révélation de Dieu est arrivé à l’heure de sa proclamation au grand jour. Le Père a manifesté à Moïse son visage dans la nuit de la foi. Lorsque Moïse parlait, c’était de Jésus que parlait sa bouche. Quand Jésus est venu, la prophétie a dévoilé son visage. La Voix de Dieu est proclamée au Peuple de Dieu. C’est à la lumière de Jésus que la Parole nous fait entrevoir la vie éternelle. Si nous sommes en lui, nous faisons par lui et pour lui les œuvres de Dieu. Jésus dit à ses adversaires : Je suis Celui dont parle toute l’écriture et vous ne me reconnaissez pas ! En effet, Jésus se reconnaît par la Présence qu’il exerce au cœur de notre vie. Il se reconnaît à ses œuvres de paix, d’amour, de joie, de bonté, de douceur, d’humilité et de tendresse en nous.

« Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. » Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Jésus met en lumière le témoignage que Jean le Baptiste lui a rendu. Mais il souligne aussi qu’un témoignage humain n’est pas assez fort. Il n’y a que le témoignage de Dieu qui soit adéquat à la Présence de Dieu. Jésus loue Jean le Baptiste, en le décrivant comme une lampe qu’on allume et qui brille. Il rappelle que beaucoup de Juifs ont reçu de son vivant le baptême. Plus grand que le témoignage de Jean Baptiste est celui des œuvres de Jésus : ses miracles attestent qu’il est l’envoyé du Père. C’est par notre vie, bien plus que nos paroles que nous annonçons le mystère de Dieu. Jean Baptiste, comme une lampe qui éclaire, annonçait Jésus ! Si notre geste est un geste d’amour, il montre le Dieu vivant au plus intime de ma vie.

« Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. » Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Le témoignage du Père atteste que la Parole de Jésus est véridique. Mais pour que ce témoignage soit perçu, il faut savoir écouter la Parole de Dieu. Jésus dénonce l’incroyance des Juifs. La parole de Dieu ne peut demeurer en celui qui ne croit pas en lui comme l’envoyé du Père. Les adversaires de Jésus ne peuvent recevoir la vie éternelle. Jésus renvoie ses adversaires au Père, le Maitre du Sabbat. Il y a Quelqu’un, qui est le Père invisible, qui prend sa défense. Jésus demeure en effet dans le Père et il nous donne son Esprit Saint pour venir à notre secours afin que nous le reconnaissions et que nous appelions Dieu notre Père. Moïse sera l’accusateur des Juifs, car ils ont scruté les écritures, et leur révélation fait connaitre Jésus.

Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père. 33 36 39 Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, 40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! 41 La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; 42 d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! 44 Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? 45 Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. 46 Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Vos témoignages

  • pierre 15 mars 2018 10:09

    Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.

    Moise avait intercédé, devant Dieu, pour le peuple tenté en son absence de revenir à l’idolâtrie des égyptiens.

    Sa prière avait conduit le peuple hébreux à quitter de nouveau ce monde stérile, où l’Amour de Dieu pour l’humanité est rabaissé au profit de l’art populaire (veau d’or=fétiche) du monde antique.

    Moise avait prolongé dans le désert le chemin spirituel du peuple hébreux, pour le libérer non seulement de l’esclavage des travaux pharaoniques qui le rendait dépendant de la culture égyptienne, mais encore de son incrédulité collective dans la Bienveillance de Dieu et de la Providence Divine qui comble l’attente humaine du meilleur possible.

    Jésus révèle aux Juifs de son temps qu’il est comme Moise ou Elie (la transfiguration devant les disciples) " la figure de Dieu" pour son peuple". Mais cette affirmation le condamne aux yeux de ses contemporains, car les scribes et les pharisiens sont jaloux de leur privilège qui consiste à instruire le peuple de Dieu, tandis que le Fils de Dieu les instruits dans la Grâce de l’Esprit Saint, et qu’ils demeurent dans l’ingratitude.

    SERMON DE SAINTON LE GRAND SUR LA PASSION « Pour nous, la Croix est puissance de Dieu ».

Celui qui vénère vraiment la passion du Seigneur doit si bien regarder Jésus crucifié par les yeux du cœur qu’il reconnaisse sa propre chair dans la sienne.

Que la nature terrestre se mette à trembler au supplice de son Rédempteur, que les pierres, c’est-à-dire les esprits des incroyants, se fendent ; que les hommes, écrasés par le tombeau de la condition mortelle, surgissent en fracassant la masse qui les tenait captifs. Qu’ils se montrent, eux aussi, dans la Cité sainte, c’est-à-dire dans l’Église de Dieu, comme des présages de la résurrection future. Et ce qui doit un jour se produire dans les corps, que cela se réalise dans les cœurs.

Aucun malade ne se voit refuser la victoire de la Croix, et il n’y a personne qui ne trouve un secours dans la prière du Christ ; si elle a profité à beaucoup de ses bourreaux, combien davantage aidera-t-elle ceux qui se tournent vers lui !

L’ignorance est enlevée, l’obstacle est diminué et le sang sacré du Christ a éteint ce glaive de feu qui interdisait d’entrer dans le domaine de la vie. Devant la vraie lumière, l’obscurité de la nuit ancienne a disparu.

Le peuple chrétien est invité à posséder les richesses du paradis, et l’accès à la patrie perdue s’offre à tous ceux qui ont reçu le sacrement de la nouvelle naissance, pourvu que personne ne se fasse fermer ce chemin qui a pu s’ouvrir devant la foi d’un malfaiteur. 

Que les activités de la vie présente ne nous condamnent ni à l’angoisse ni à l’orgueil, en nous empêchant de rechercher de tout l’élan de notre cœur la ressemblance avec notre Rédempteur, par l’imitation de ses exemples. Il n’a rien fait ni rien supporté que pour notre salut, afin que la vertu qui se trouve dans la tête se trouve aussi dans son corps.

Tout d’abord, cette adoption de notre nature par la divinité, grâce à laquelle le Verbe s’est fait chair et a demeuré parmi nous, a-t-elle exclu aucun homme de sa miséricorde, sauf s’il refuse la foi ? L’homme n’a-t-il pas une nature commune avec le Christ, s’il a accueilli celui qui a pris cette nature, et s’il a été régénéré par l’Esprit qui a engendré le Christ ? Celui-ci a pris de la nourriture, a connu le repos du sommeil, le trouble de la tristesse, les larmes de l’amitié : cela ne prouve-t-il pas qu’il avait pris la condition d’esclave ?

Il fallait guérir celle-ci des antiques blessures, et la purifier de la boue du péché. Le Fils unique de Dieu s’est fait fils d’homme afin de ne manquer ni du réalisme de l’humanité ni de la plénitude de la divinité. 

Il est nôtre, ce corps sans vie qui gisait dans le sépulcre, mais qui a ressuscité le troisième jour et qui, au-dessus de toutes les hauteurs célestes, est monté jusqu’à la droite du Père tout-puissant. Si nous suivons la route de ses commandements, et si nous n’avons pas honte de confesser tout ce qu’il a payé pour notre salut dans l’abaissement de sa chair, nous aussi serons élevés jusqu’à la participation de sa gloire. Car ce qu’il a annoncé s’accomplira de façon éclatante : Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.