Vendredi 3 février 2017

Jour de Pâques

Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Ac. 10, 34a.37-43 Ps. 117 Col. 3-4 ou 1 Co. 5, 6b-8 Jn. 20, 1-9

  • Le dimanche 16 avril 2017 iCal
    Pâques : Jour de Pâques

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. « Marie Madeleine, » pour elle, c’est une page se tourne, nous sommes le premier jour de la semaine, après l’attente causée par le Sabbat. Marie-Madeleine va poser les gestes du respect religieux envers celui qu’elle aimait. Mais, elle voit de loin le tombeau, perçoit l’anormal de la situation, la pierre a été enlevée du tombeau. Elle part informer Pierre et Jean pour qu’ils viennent constater la situation. Elle est là avec cette surprise, cette nouveauté qui la rejoint dans son cœur de femme et qui va lui permettre de vivre une expérience merveilleuse. La Résurrection n’est pas seulement celle de Jésus, c’est déjà la mienne, c’est la nôtre. Croire au Christ ressuscité, c’est aussi croire que je ressuscite avec Lui. Ce grand matin est le germe d’une immense espérance qui prend corps dans l’humanité. L’Evangile nous enseigne à regarder le tombeau comme une présence et une plénitude en ce jour de Résurrection, c’est le passage permanent de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, du vide à l’espérance et de la solitude à la présence paisible de Dieu. C’est le Christ mort et vivant, « pour nous les hommes, et pour notre salut, » qui commence son œuvre de rassemblement.

Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. « Simon-Pierre, » va à son rythme, en route avec l’autre disciple, il va même courir, il se fait distancer par Jean, mais il arrive et il entre d’autorité dans le tombeau ouvert et vide. Il ne voit pas plus que ce qui est. Un spectacle affligeant, il n’y a rien, il ne comprend pas mais il est là. Il laisse Jean être là, il accepte de recevoir de lui dans cette nouveauté inouïe. « L’autre disciple, » a attendu au seuil du tombeau, il ne voit presque rien, les linges, roulés d’une certaine manière, et il se mettra à croire. Il relie ce qui lui arrive à ce qui était annoncé, il vit de cette nouvelle. Un nouveau temps commence à s’implanter dans l’humanité. La Vie se donne, et se laisse trouver, toucher. Elle entraine déjà avant même d’être reconnue. Nous avons, ici, les faits et gestes des tout premiers témoins. A leur suite, un jour ou l’autre, nous aurons à faire ce saut dans la nouveauté qui nous attend. Leur manière est précieuse pour guider notre propre chemin pour découvrir et suivre Jésus qui est la Vie.

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Pâques, c’est la fête de la Foi ! Jean a encore dans les yeux les scènes tragiques du vendredi, ces images de souffrance et de mort se mêlent aux souvenirs des trois années vécues avec le Maître, partageant ses repas, ses fatigues, sa mission. Chaque événement se gravait dans ses yeux et dans son cœur. Le disciple bien-aimé, à la suite de l’Unique « Bien-Aimé, » passe de la mort à la vie avec lui. Jésus n’a jamais été aussi présent pour Jean dont la foi jaillit comme un cri de triomphe au plus profond de son cœur : « Le Seigneur est ressuscité ! » La joie qui l’envahit agrandit son cœur, il découvre sa mission, au cœur de la communauté, il sera le témoin de sa présence. La joie de Pâques nous attend, là où nous sommes, dans la pesanteur de nos existences, avec les mensonges de notre cœur, avec nos lassitudes et avec la petite flamme de notre espérance. La joie du Ressuscité nous est promise, mais c’est lui qui la donne, c’est Jésus qui nous l’offre, et c’est pourquoi elle peut tout envahir. Le tombeau vide de Jésus est plein à nouveau, il ne désemplira pas. Pierre et l’autre disciple viennent d’accomplir un geste qu’une parole va bientôt accompagner : l’annonce du Christ mort et ressuscité. C’est par la foi que nous allons annoncer le passage de la mort à la vie.

Nous demandons la grâce d’être renouvelés au matin de Pâques, pour avancer joyeux vers Jésus ressuscité.

Vos témoignages

  • Marie-Solange 27 mars 2016 14:15

    Merci Pere de parler de la fragilite dans l Eglise et a travers cela celle de Dieu pour nous rejoindre dans la notre.En ce jour Saint que l Amour de Jesus et sa Sainte Mere nous enveloppe et sanctifie notre propre fragilite.Bonne fete de Paques cher Pere Gilbert.

  • Magnifique est le Seigneur 27 mars 2016 08:52, par Hervé H.

    La fête de la vie, lumineuse, est exaltée et magnifiée pour cacun de nous, aujourd’hui et maintenant , par ce beau commentaire. Comme Jean et Pierre, entrons, voyons, et croyons… Merci Père Gilbert !

  • Estelle 26 mars 2016 22:26

    Ce que vous dites sur le tombeau plein de Presence me plait beaucoup.Merci Pere dans la grace du Ressucite.