Dimanche 27 mars 2016 — Dernier ajout lundi 21 mars 2016

Jour de Pâques

Pierre et Jean courent « ensemble » pour se rendre au tombeau. Jean « vit et il crut. »

Ac. 10, 34a.37-43 Ps. 117 Col. 3-4 ou 1 Co. 5, 6b-8 Jn. 20, 1-9

  • Le dimanche 27 mars 2016 iCal
    Pâques : Jour de Pâques

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.

Elle court alors et vint trouver Simon-Pierre, ainsi que l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis. » Marie de Magdala est venue au tombeau, ne trouvant pas le corps de Jésus, elle fait venir les deux disciples et va leur permettre de vivre une expérience merveilleuse. Deux hommes sortent du tombeau, cela signifie que la résurrection n’est pas seulement celle de Jésus, c’est la leur, c’est déjà la mienne, c’est la nôtre. Croire au Christ ressuscité, c’est aussi croire que je ressuscite avec Lui. Je suis le disciple bien-aimé invité à la suite de l’Unique « Bien-Aimé », nom que Jésus veut nous donner aujourd’hui, pour passer de la mort à la vie avec lui. Ce grand matin a vu le germe d’une immense espérance prendre corps dans l’humanité. L’Evangile nous enseigne à regarder le tombeau comme une présence et une plénitude en ce jour de Résurrection, c’est le passage permanent de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, du vide à l’espérance et de la solitude à la présence paisible de Dieu. C’est le Christ mort et vivant, « pour nous les hommes, et pour notre salut, » qui commence son œuvre de rassemblement.

Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils se rendirent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble. L’autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau. Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre ; pourtant il n’entra pas. Alors arrive aussi Simon-Pierre, qui le suivait ; il entra dans le tombeau ; et il voit les linges, gisant à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête ; non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit." Quand Pierre et l’autre disciple sont partis pour se rendre au tombeau, leur vie est orientée vers la vie du Christ Jésus. Pierre entre dans le tombeau, puis le disciple bien-aimé y pénètre à son tour. Ils entrent dans le tombeau et ils en ressortent. Le tombeau vide de Jésus est plein à nouveau, il ne désemplira pas. Pierre et l’autre disciple viennent d’accomplir un geste qu’une parole va bientôt accompagner : l’annonce du Christ mort et ressuscité. C’est par la foi que nous allons annoncer le passage de la mort à la vie. Le disciple bien-aimé « voit et croit », Pierre sera abordé par Jésus, plus tard : « Pierre, m’aimes-tu ? » Pour nous, l’essentiel est de faire le geste de passer de la mort à la vie avec Celui qui était mort et qui maintenant est le Vivant. L’évangile nous enseigne en ce jour de résurrection à ne plus penser nos tombeaux en termes d’absence et de vide, mais bien en termes de présence et de plénitude.

Alors entra aussi l’autre disciple, arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. En effet, ils ne savaient pas encore que, d’après l’Écriture, il devait ressusciter d’entre les morts." Deux hommes, Pierre et Jean sont entrés et sortis du tombeau de Jésus en ce matin de la Résurrection. Comme cela arrive souvent pour nous aussi, avec la Parole vivante de Dieu, nous accomplissons quelque chose que nous ne comprenons pas tout de suite, mais plus tard. Pierre et Jean comprendront l’immensité de ce qu’ils ont vécu. Pierre n’est pas encore revenu de son reniement, et il court avec Jean. Pierre et Jean courent « ensemble » pour se rendre au tombeau, ils confirment que le tombeau est vide. Jean, qui a reçu Marie comprend maintenant la Parole de Jésus, il croit que le Christ Jésus est ressuscité. Jean « vit » le tombeau vide, il se passe en lui quelque chose de surprenant qui précise tout ce qu’il a vécu dans ces jours. Dans la nuit de la foi, il est éclairé : « Il vit, et il crut. » Déjà, il croit en Jésus qui le ressuscite avec Lui. En un instant, l’obscurité s’est transformée en lumière, et le vide en vérité : « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. » Nous demandons une grâce de lumière pour nous et pour tous ceux qui cherchent la vérité. L’Église refait intérieurement le même parcours chaque année, tout fragilement, se laissant guider par la Parole de Dieu. Elle porte en elle les trésors de la vie éternelle, de la Résurrection de Jésus. Pour Marie, la mère de Jésus, la résurrection est tout intérieure. Dans la nuit de la foi, chacun peut se réchauffer auprès de Jésus ressuscité ! Ce bonheur se donne en Église rassemblée pour implorer l’amour immense de Dieu.

Nous demandons la grâce d’être renouvelés au matin de Pâques, pour avancer joyeux vers Jésus ressuscité.

Vos témoignages

  • Marie-Solange 27 mars 2016 14:15

    Merci Pere de parler de la fragilite dans l Eglise et a travers cela celle de Dieu pour nous rejoindre dans la notre.En ce jour Saint que l Amour de Jesus et sa Sainte Mere nous enveloppe et sanctifie notre propre fragilite.Bonne fete de Paques cher Pere Gilbert.

  • Magnifique est le Seigneur 27 mars 2016 08:52, par Hervé H.

    La fête de la vie, lumineuse, est exaltée et magnifiée pour cacun de nous, aujourd’hui et maintenant , par ce beau commentaire. Comme Jean et Pierre, entrons, voyons, et croyons… Merci Père Gilbert !

  • Estelle 26 mars 2016 22:26

    Ce que vous dites sur le tombeau plein de Presence me plait beaucoup.Merci Pere dans la grace du Ressucite.