Dimanche 19 octobre 2014 — Dernier ajout samedi 18 mars 2017

La Compassion de Marie pour son peuple.

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La Compassion de Marie pour son peuple. Le chemin de chacun est pris dans le cœur de Marie. Jean en est le premier témoin. Nous savons combien le Golgotha se poursuit dans l’humanité. “Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde”, dit Pascal. La vie de tous les pauvres, crucifiés du monde est contenue dans le cœur de Marie. Elle nous guide pour que nous puissions entrer dans la profonde solitude et souffrance des hommes. Il nous faut pouvoir, avec Jésus, entrer en compassion. Quand Jésus donne Jean à Marie, II a compassion de sa mère qui reste seule et II ouvre ainsi un espace pour le nouveau peuple qui va vivre de son Amour. Marie en sera la mère. Déjà elle accompagne le crucifié avec Jésus, ayant compassion pour lui, alors que Jésus est déjà mort. Avec Jean l’Apôtre, le larron peut trouver place dans son cœur élargi par la souffrance. Dans sa souffrance de mère elle a donné Jésus son enfant. La Passion de Jésus pour l’humanité se poursuit dans le cœur de sa mère. La douleur de Marie est proportionnée à l’Amour qui est en elle infini. Jean a noté le cri de Jésus qui nous bouleverse : “J’ai soif’ ». II a noté aussi cette violence si choquante : “les soldats brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. “ [76]. Les deux crucifiés sont distingués car toute souffrance est unique et personnelle.

La source surabondante de l’amour jaillit de la Croix de Jésus. Marie au pied de la Croix vit dans la compassion. La Passion d’amour de Jésus pour l’humanité est aussi en elle. Cette Passion d’amour est là, bien réelle. Elle ne peut rien faire pour les deux larrons, sinon être là, debout, présente à cette souffrance intenable. Déjà David avait dit : “Mon fils Absalon, que ne suis-je mort à ta place !”[75]. L’irruption de la souffrance de Jésus dans son cœur, est réelle, d’autant plus fortement qu’elle aime, qu’il est toute sa vie. Jésus est son fils, elle est sa mère. C’est son peuple qui le rejette, et ce sont ses frères qui le condamnent. Elle est une plaie ouverte, puisqu’elle est solidaire en humanité et en religion du désastre qui se donne à vivre sous ses yeux et dans son cœur.

Cette Passion d’amour de Jésus pour l’humanité est aussi pour elle-même.
Quand Jésus donne Jean à Marie, II a compassion de sa mère et II ouvre un espace pour le nouveau peuple qui va vivre de son Amour. Elle en sera la mère. C’est pourquoi elle pourra ainsi accompagner ce crucifié avec Jésus, ayant compassion pour lui, alors que Jésus sera mort. Avec Jean l’Apôtre, cet homme peut trouver place dans son cœur élargi par la souffrance aux dimensions de toute l’humanité. Dans sa souffrance de mère qui a donné son enfant, qui a tout donné, un espace infini s’est créé. La Passion de Jésus pour cette humanité se poursuit dans le cœur de sa mère. Chacun peut aussi avoir compassion de celle dont la douleur est si grande parce que l’Amour en elle était infini. Jean, dans son Évangile, non seulement a noté le cri de Jésus : “J’ai soif’ » qui nous bouleverse, II a noté également ce qui a dû le choquer : “les soldats brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. “ [76]. Les deux crucifiés sont distingués car toute souffrance est unique et personnelle.

Le chemin de chacun est pris dans le cœur de Marie. Jean en est le témoin. Nous savons combien le Golgotha se poursuit dans l’humanité. “Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde”, dit Pascal. La vie de tous les pauvres, crucifiés du monde est contenue dans le cœur de Marie. Elle nous guide pour que nous puissions entrer dans la profonde solitude et la souffrance des hommes. Il nous faut pouvoir, avec Jésus, entrer en compassion.