Vendredi 11 août 2017

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Le Cantique des cantiques ou « le plus beau des cantiques » de la Sainte Écriture, célèbre l’amour passionné de Dieu pour son peuple Israël : telle est l’interprétation de ce livre du Premier Testament. La lecture chrétienne y voit l’amour du Christ et de l’Église, l’amour de Jésus et de chacun de nous ; beaucoup de versets peuvent aussi s’appliquer à la Vierge Marie : « Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache aucune » (Ct 4, 7). Tous ceux qui aiment y retrouveront la trame de leur amour, car ce poème est ouvert, offert à chacun, avec les mots de l’amour humain et culmine dans la révélation discrète du nom de l’Époux au dernier verset du Cantique : « Yah » (Ct 8, 6), qui est le diminutif du Nom imprononçable de Dieu : « Yahweh ». Cet album nous fait contempler le mystère de l’amour à partir du texte biblique intégral (traduction de la Bible de Jérusalem), sans aucun commentaire. Laissons-nous emporter dans ce jeu amoureux des deux amants, même si certains versets sont difficiles à comprendre. Qu’importe, « l’amour est un feu, plus fort que la mort » (cf. Ct 8, 6), parce que « Dieu est Amour » (1 Jn 4, 16). Nous avons choisi d’illustrer le texte par des photographies de colombes, symbole puissant de l’amour fidèle, dans cette recherche sans cesse renouvelée de l’Époux et de l’épouse : même si celle-ci est infidèle, Lui reste fidèle pour toujours (cf. 2 Tm 2, 13). Dans le Premier Testament, la colombe symbolise le peuple d’Israël qui revient (cf. la colombe de Noé, Gn 8, 9) ou plutôt, que l’Époux divin fait revenir à lui après chaque infidélité. Dans l’Évangile, la colombe devient le symbole du Saint-Esprit qui repose sur Jésus lors de son Baptême (cf. Lc 3, 22), consacrant ainsi l’union du Christ et de son épouse l’Église. À travers ombres et lumières, souffrance et bonheur, les deux colombes se cherchent, se trouvent, s’unissent et invitent toute l’humanité à vivre « les noces de l’Agneau » (Ap 19, 7).