Dimanche 23 novembre 2014

Christ-Roi de l’Univers. Année A

« Maintenant, j’irai moi-même à la recherche de mes brebis. »

Éz. 34, 11-12.15-17 Ps. 22 1Co. 15, 20-26.28 Mt. 25, 31-46

  • Le dimanche 23 novembre 2014 iCal
    Fêtes du Seigneur. 1 : Christ-Roi de l’Univers. Année A

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. »

Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ’Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde." La solennité du Christ Roi de l’univers que nous célébrons en ce dernier dimanche de l’année liturgique vient donner un sens concret à toute notre vie chrétienne. Le Christ est le roi de l’univers, toute chose est créée en lui et pour lui, sa royauté est manifestée sur toute la terre. Par la foi, nous pouvons dire : notre demeure, c’est lui ; notre vie, c’est de vivre en sa présence ; servir, c’est le servir. Il y a ainsi ceux qui ont vécu une vie toute ordinaire dans le Christ sans regarder le bien qu’ils ont fait autour d’eux ! « Seigneur quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? » La véritable vie est de montrer l’importance de l’enjeu accroché à cette vie unique et libre que Dieu nous a donnée. Le Seigneur sait qui nous sommes, il connaît ses brebis, chacune par son nom. Le Christ Jésus nous rappelle une vérité claire et essentielle : C’est que l’amour est d’une importance première et dernière. La charité, comme dit saint Paul, est le noeud de la perfection, donc celui qui aime a accompli toute la loi.

"Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Par nous, le Christ vient lui-même au secours de ces petits qui sont ses frères, car nous ne le pouvons pas par nous-mêmes : « Maintenant, j’irai moi-même à la recherche de mes brebis » dit Dieu par son Prophète. La volonté du Père est que tous les petits soient sauvés par Jésus et par les amis de Jésus. Cet Évangile met en œuvre une attitude mariale. Il nous rappelle la réflexion de Marie à l’Annonciation : « Qu’il me soit fait selon ta parole. » La parole de Dieu n’est pas une parole humaine, c’est Dieu qui nous parle, c’est Dieu qui fait son œuvre en nous et avec nous, même si nous n’en avons pas conscience.

’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » Jésus n’est pas injuste, puisque Dieu est amour, quiconque se refuse à aimer se met de lui-même en-dehors de Dieu. Il se jette hors de sa Lumière et, par là même, se plonge dans les ténèbres extérieures. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort, écrit saint Jean. L’Evangile énonce que ce sera à l’amour que nous aurons manifesté sur cette terre aux petits qui sont les frères de Jésus que nous serons examinés. Il est bien clair que la parabole reste une représentation imagée, reprenant la figure du pasteur triant son troupeau, tel qu’en parle le prophète Ezéchiel. L’enseignement dans l’Esprit est fermement donné, l’alternative est bel et bien posée. Le Royaume de Dieu est l’offre d’un don sans partage, et le fruit d’un choix entier qui s’adresse à notre liberté d’enfants de Dieu. Ou l’on pénètre dedans et pour toujours, ou l’on choisit de se maintenir dehors, et cela peut aller, au nom de cette merveilleuse et terrible liberté, jusqu’à tout jamais. Édifier le Corps du Christ qui est l’Eglise ne peut se faire sans le Christ dans son Eucharistie : « C’est mon corps, c’est mon sang livré pour vous » dit Jésus. C’est là nourriture véritable qui nous donne la vie. Nous avons besoin de nous laisser transformer par Jésus, par son corps et par son sang, pour avoir cette sensibilité divine et reconnaître « ces petits » qui sont les frères de Jésus. C’est Dieu lui-même, qui par nous, prend souci de ses petits.

Nous demandons la grâce de nous laisser déranger par la parole de Dieu, que notre vie soit vraiment « Christ » au milieu de son peuple.