Mercredi 16 novembre 2016 — Dernier ajout vendredi 18 novembre 2016

Christ-Roi de l’Univers. Année C

"Les soldats aussi se gaussèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »

2 S. 5, 1-3 Ps. 121 Col. 1, 12-20 Lc. 23, 35-43

  • Le dimanche 20 novembre 2016 iCal
    Fêtes du Seigneur. 1 : Christ-Roi de l’Univers. Année C

"Le peuple se tenait là, à regarder. Les chefs, eux, se moquaient : « Il en a sauvé d’autres, disaient-ils ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Élu ! »

Les soldats aussi se gaussèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Les soldats et les chefs se moquent de Jésus. Nous accueillons dans la foi Jésus crucifié, il est notre Sagesse. Avec un regard bienveillant nous considérons Jésus qui meurt sur la Croix pour nous sauver. C’est lui qui nous fait entrer dans la bienveillance, même si notre vie est difficile, soumise à l’épreuve et à la déréliction, il est notre lumière. Nous pouvons espérer dans la vie qui ne cesse de sourdre en nous, nous pouvons entendre la promesse de Jésus et l’accueillir. Il nous est donné de nous adresser à lui, de lui parler, de l’implorer, d’entrer ainsi en relation avec lui. Il nous donne son chemin, sa vérité et la vie. Jésus nous sauve par cette douceur et cette humilité, Il est le Roi d’Amour, doux et humble de cœur. A la suite de Jésus, nous cherchons comment montrer le véritable visage de Dieu à l’humanité. L’inquiétude se reflète sur le visage de ceux qui regardent les douleurs qui se vivent dans l’univers. Nous annonçons Jésus, le Messie crucifié, qui établit toutes choses dans la Paix et dans l’Amour.

"Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. » Mais l’autre, le reprenant, déclara : « Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes ; mais lui n’a rien fait de mal. » La crucifixion de Jésus nous permet de mesurer la force de l’espérance qu’il vivait, lui, le Sauveur. Nous sommes toujours devant ceux qui défient Jésus. Nous sommes encore dans ce monde mélangé, qui ne sait pas ou est la vérité. Devant le Messie crucifié, nous touchons le désarroi de la foule ! C’est en vivant la vie de Jésus, en la célébrant, que nous l’annonçons et que nous la recevons. Jésus nous sauve par sa croix, par l’amour qu’il donne au Père sur la croix. L’Epouse du Christ, les femmes et les hommes qui prennent au sérieux l’Evangile, se laissent instruire par Dieu, ils suivent l’Agneau partout ou il va. Jésus nous oriente vers l’essentiel, nous qui vivons encore du mystère de ses souffrances et de sa mort. Jésus nous offre de faire de notre existence, du quotidien de nos vies, des grandes épreuves de notre vie, une croix, une preuve d’amour. L’amour est force de salut, c’est une lumière qui éclaire notre propre chemin. C’est une lumière qui éclaire le chemin de tous ceux que nous aimons. Ce que nous avons à porter pour rester fidèles à Jésus, sert au salut de nos frères.

Et l’autre malfaiteur disait : « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume. » Jésus lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » C’est ainsi que notre vie peut être livrée au Christ, Roi de l’univers. Notre vie n’est plus à nous-mêmes, mais à celui qui est mort et ressuscité pour nous, le Premier-né d’entre les morts. Elle est vécue avec Jésus, l’Envoyé de Dieu. C’est dans le quotidien de notre vie que nous accueillons la volonté du Père et que nous rencontrons la Croix de Jésus. C’est dans ce quotidien que nous disons à Dieu son amour. Notre destinée pascale est inscrite dans notre baptême. C’est bien d’amour et de joie dont il s’agit. Dans notre vie de tous les jours, le Christ Messie veut être roi. Il est le Roi des cœurs libres. Sa royauté n’est pas de ce monde. Elle se donne dans un acte d’Amour unique pour chacun de nous. La royauté de Jésus, c’est le rayonnement universel de sa Parole. C’est l’illumination de chaque cœur de croyant. C’est l’incendie de la charité jusqu’aux confins de la terre, à commencer par l’incendie de notre cœur, où tout doit prendre feu, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » Ce roi d’Amour qui nous apparaît dans l’Evangile comme un messie crucifié, est le Sauveur du monde. C’est Lui qui nous sauve de la mort d’une manière étonnante en prenant sur lui tous nos péchés : « Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres. » Nous contemplons Jésus sur la Croix, nous regardons Marie sa mère, la femme de compassion.

Nous demandons la grâce d’être fidèle à ce message d’Amour.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 20 novembre 2016 13:26

    Il est là,suspendu à la croix du pardon, à la croix de la réconciliation. notre Christ-Roi ! Deux larrons , de chaque côté de la croix, l’observent s’adressant à Jésus, un rempli de méfiance, l’autre rempli d’espérance. La question que je me pose ou la réflexion qui me monte : de quel côté de la croix je suis, que nous sommes ? Comme j’apprécie vos homélies père Gilbert, elles sont entraînantes. Denise.

  • Claire 20 novembre 2016 09:47

    Jésus Roi, né dans une étable, Jésus Roi, mort sur une Croix, Ta Royauté n’est pas de ce monde, et cependant Tu nous y introduis déjà par Ta Présence à travers mille manières. Loué sois Tu.

  • opdenacker mathieu 20 novembre 2016 07:00

    Tu es notre seul « véritable » roi, Jésus. Inspire à nos futurs gouvernants leur seul devoir : être au service de la France et d tous ses enfants. Malheureusement ils cherchent trop souvent à se servir eux-mêmes. Jésus, fais de nous chrétiens des serviteurs là où nous vivons. Aide-nous à choisir celui ou celle qui est réellement désireux de « servir » son pays !