Mercredi 26 juillet 2017

Les Saints Anges gardiens

« Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. »

Ex 23, 20-23 Ps 90 Mt 18, 1-5.10

  • Le lundi 2 octobre 2017 iCal
    Fête des saints. Octobre : Les Saints Anges gardiens

"Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »

Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux." Dans l’Évangile, Jésus nous présente un petit enfant, c’est celui que nous avons à devenir et qui révèle la profondeur de notre identité. Dieu, par son Amour infini, nous appelle à être ses fils et filles bien-aimés. C’est un apprentissage qui nous incite à découvrir et à comprendre puis enfin à réaliser la grandeur de Dieu, sa simplicité et son trésor de grâce. Cela nous conduit à la grandeur éternelle et infinie du Royaume des cieux. Les Apôtres, qui ont à cœur de servir Jésus et son Royaume, cherchent comment s’organiser pour ce service nouveau de l’amour tel que Jésus le révèle, il partent de leur petite expérience ! Ils ont l’expérience des « grands » de ce monde auquel ils devront faire face. Jésus leur indique un ordre divin tout diffèrent, qui indique que la véritable autorité est celle de l’amour : Il appelle un petit enfant qui est apparemment très démuni pour ce grand combat de la vie nouvelle et il le montre en exemple. Comme un petit enfant est guidé tout au long de sa croissance par ses parents, de même, nous devons nous laisser conduire par l’Esprit Saint de Dieu. Puisque nous sommes les enfants du Père, nous sommes ses héritiers et les héritiers du Christ, de ses souffrances, pour entrer dans la gloire du Royaume éternel avec lui, afin d’être les enfants de notre Père et de nous abandonner dans les mains en disant : “ Abba ! Saint Paul nous dit que devenir enfant de Dieu, c’est comprendre le pourquoi de notre existence.

"Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux." Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille." Hier, en la fête de sainte Thérèse de Lisieux, nous avons déjà établit un parallèle entre le petit enfant appelé par Jésus dans l’Évangile, et son parcours spirituel. Ces lumières, ce sens caché et mystérieux de l’Evangile l’a conquise dans sa marche de géant. Sa connaissance des mystères du royaume lui faisait éprouver que tout vient de Dieu, que tout retourne à lui et demeure en lui, pour le salut de tous, dans un mystère d’amour miséricordieux. Jésus est ainsi déconcertant pour ses apôtres qui ne comprennent pas ! En effet le combat qui est à mener est celui de l’amour, de la charité fraternelle. Aimer, demeurer dans l’Amour fraternel pour édifier un monde nouveau est un rude combat dans lequel il faut tenir bon. C’est cet Amour nouveau, apporté par Jésus, qui fait sur terre la transition, le passage avec le monde divin, le monde de l’amour. L’esprit d’enfance de Therese lui faisait adresser cette prière au Seigneur Jésus : “ Ô Petit Enfant ! Mon unique Trésor, je m’abandonne à tes Divins Caprices, je ne veux pas d’autre joie que celle de te faire sourire. Imprime en moi tes grâces et tes vertus enfantines, afin qu’au jour de ma naissance au Ciel, les anges et les saints reconnaissent en moi ta petite épouse ”. Marie, qui a vécu dans son cœur humain, l’amour infini de Dieu, sait, combien l’Esprit Saint est nécessaire. Il est donné pour que nous demeurions dans la toute petitesse de "l’enfance spirituelle". Mais cet Amour est une "Réalité" difficile, contestée dans un monde de pouvoir et d’oppression ou les enfants sont exclus.

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux." Les anges nous sont donnés pour assurer notre marche vers le ciel. "Leur ange voit sans cesse la face de Dieu. » Jésus nous montre ainsi que c’est Dieu Lui-même qui est le maître de notre combat. Quand nous avons compris ce mystère, combien notre Dieu prend soin de nous, nous pouvons le regarder sans cesse ; Cela nous demande de lui laisser la première place, de le laisser faire. Comme un petit enfant, nous restons constamment sur le cœur de Dieu. L’ange, ce merveilleux médiateur, aspire notre cœur vers le haut pour le faire demeurer dans l’amour, et en même temps, nous sommes dans les réalités de la terre, mais l’ange est là comme une présence précieuse, il voit sans cesse la face de Dieu. C’est dans le ciel que se "joue" le combat pour la vie : « Je serai l’ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs, dit Dieu, mon ange marchera devant toi. » Il nous faut consentir à être ce petit enfant, "levez toujours son petit pied comme Thérèse pour gravir l’escalier de la sainteté. Nous n’arriverions pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de nous que la bonne volonté. Bientôt vaincu par nos efforts inutiles, il descendra lui-même et nous prenant dans ses bras, nous emportera pour toujours dans son Royaume.” disait Thérèse dont la bonté et la pureté d’âme ont vaincu le cœur du Père. Marie, la mère de Jésus, qui a accueilli dans sa propre chair le mystère incroyable de l’Amour de Dieu sait le Chemin de son fils. A la suite de Jésus, qu’elle suivra tout au long de son existence, elle nous invite à nous mettre à son école pour vivre de l’amour même du Dieu-Amour.

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » 02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer. 07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive ! 08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. 09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu. 10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Nous demandons la grâce de marcher avec les anges qui nous accompagnent et d’être dociles à leur présence.

Vos témoignages

  • Frédérique 1er octobre 2016 19:14

    J’aime tout ce que vous dites par rapport aux anges gardiens, Père Gilbert. Merci infiniment, et louons Dieu pour tous ses bienfaits, sur la terre comme au Ciel.