Dimanche 18 juin 2017

Lundi de la 11e semaine, année impaire

À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

2 Co. 6, 1-10 Ps. 97 Mt. 5, 38-42

  • Le lundi 19 juin 2017 iCal
    Semaine 11 : Lundi de la 11e semaine, année impaire

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. »

Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Ce n’est pas si facile de ne pas chercher à se venger si on nous fait du mal. Jésus nous demande de faire quelque chose, de tendre l’autre joue. Voilà qui est plus exigeant que de se contenir et de ne rien faire. Jésus nous entraine, encore et toujours, plus haut dans l’Amour, car c’est de la réalité de l’Amour dont il s’agit. C’est l’ennemi de la nature humaine qui est l’adversaire, l’autre devant moi reste un frère, pour qui je veux du bien. Il nous faut être prêt à pardonner, à garder confiance. Il nous est possible d’admettre un jour, que nous nous sommes trompés. Tel est le changement de mentalité que demande Jésus. Il dira au soldat qui le frappe : « Pourquoi me frappes- tu ? » Il continuera ensuite son chemin d’Amour, dans le don total de lui-même. Nous voulons, nous aussi, suivre Jésus dans sa Passion, Il a été jusqu’au bout de ses forces, Il a été jusqu’à bout du don de lui-même. Nous travaillons avec Dieu, et nous sommes inviter à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Jésus.

"Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau." Jésus a expérimenté combien le Père l’enveloppait de sa tendresse lorsqu’il descendait dans les eaux du Jourdain : « Tu es mon enfant, tu es mon bien-aimé. » Jésus qui vit de cette tendresse nous aime, il laisse à chacun, dans le concret des expériences de sa vie, le soin de trouver la meilleure solution, adaptée à son Amour et à ses capacités pour répondre. Jésus dit : « Si on vous pourchasse dans une ville, fuyez dans une autre. » Cependant, il n’a pas hésité à aller à Jérusalem quand il savait qu’il serait arrêté, il ne se défend pas au Jardin des Oliviers. Par contre quand on le gifle, il s’insurge fortement. S’il refuse de répondre aux questions piégées de Caïphe, d’Hérode ou de Pilate, il sait pardonner à Pierre qui l’a renié, aux bourreaux « qui n’ont pas conscience de ce qu’ils font. » Cela se réalise dans la puissance de l’Amour infini de Dieu. La prière est l’offrande de nous-mêmes, quand nous rencontrons les exigences de notre volonté « propre » qui s’approprie le don de nous-mêmes. Nous demandons à Dieu de faire en nous sa volonté. Dieu est toujours présent, quand nous sommes dans la difficulté, nous obtenons par la prière ce que Dieu veut de meilleur pour nous. Il nous demande de travailler à son œuvre par l’offrande de nous-mêmes, pour qu’il réalise en nous son œuvre d’Amour.

« Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » Quand il s’agit de lui, Jésus sait renoncer à son droit, mais quand il s’agit de la mission de son Père, ou de la dignité du Temple, il n’hésite pas à intervenir très fortement. Ses invectives contre ceux qui sont repus ou contre les hypocrites sont sans ménagement. Et c’est avec un fouet, qu’il chasse les gens qui font de la maison de prière un marché, une caverne de voleurs. Jésus nous dira : « Je vous laisse la paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Cette paix vient changer profondément notre cœur, Jésus seul peut apporter la paix dans nos cœurs dans nos vies si complexes. Nous avons l’expérience que Dieu ne nous abandonne jamais. Il cherche à donner plutôt qu’à prendre car il sait qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Jésus a renoncé à ses privilèges divins, à la gloire qui lui appartenait, pour s’abaisser à notre niveau et même être humilié par nous dans le but de sauver l’humanité du jugement. Nous sommes capables de pardonner parce que nous savons jusqu’à quel point Dieu nous a pardonné. Par la grâce et la miséricorde de Dieu, nous avons l’occasion de racheter nos fautes.

Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère du Christ, de prendre son chemin d’amour.