Lundi de la 12e semaine, année paire

de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.
Dimanche 21 juin 2020

2 R. 17, 5-8. 13-15a.18 Ps. 59 Mt. 7, 1-5

  • Le lundi 22 juin 2020 iCal
    semaine 12 : Lundi de la 12e semaine, année paire

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;

La manière bienveillante dont nous jugeons et agissons avec nos voisins change les relations de notre voisinage. Nous sommes surpris des changements d’attitude que nous obtenons avec de la bienveillance dans notre regard. Jésus nous dit de corriger ce qui est ténébreux dans notre regard et dans notre vie pour mieux voir notre prochain. Si je suis gêné par le « défaut » de l’autre, c’est que ce "défaut" agit puissamment en moi, sinon, le « défaut » de l’autre ne me gênerait pas à ce point ! Nous projetons sur le visage de l’autre ce qui se trouve dans notre cœur, sans nous en apercevoir, dans un processus inconscient ! La seule manière d’être vrai avec nos frères, c’est d’entrer dans la vérité de Dieu. Lui, Dieu, ne cesse pas de nous regarder avec bienveillance. Il nous attire à lui par son amour qui nous faire grandir. Dégagés de tout jugement, nous voyons nos familles, nos communautés et l’Eglise dans une lumière nouvelle. Alors nous pouvons bâtir la civilisation de l’Amour.

de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Jésus nous demande de ne pas juger rapidement et injustement sur un fait ou une personne, mais de réfléchir d’abord à notre attitude en de pareilles circonstances. Si nous avons commis une erreur, sans nous en apercevoir, notre inconscient est à l’œuvre. Cette situation nous rappelle alors que nous sommes fragiles. Nous jugeons souvent avec l’intention de servir Dieu et d’aider nos frères. Ce n’est pas la manière appropriée, car nous jugeons pour nous-même, pour avoir bonne conscience. Lorsque nous voyons les péchés de nos frères, ce sont les nôtres qui apparaissent ! Il nous arrive de vouloir “retirer la paille de l’œil de notre frère alors qu’il y a une poutre dans le nôtre.” Jésus est la bienveillance totale, il n’y a en Lui aucune accusation. Dans le regard de Jésus, nous contemplons la bienveillance de Dieu. C’est le regard dont nous avons besoin pour nous édifier dans le Christ. Si nous nous regardons les uns et les autres comme aimés de Dieu, nous serons dans le regard de Dieu, et tout changera dans notre famille. Tout changera pour la communauté parce que nous nous regarderons autrement. C’est une véritable délivrance que nous demandons dans la prière, car Jésus peut vraiment nous sauver. L’Apocalypse révèle que celui qui accuse est menteur des l’origine. C’est « l’accusateur des frères, celui qui les accuse jour et nuit. »

« Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Jésus démasque nos difficultés pour nous en délivrer. « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » Nous aimons un regard bienveillant qui nous encourage et nous aide à grandir. C’est dans la mesure ou nous aimerons, que nous grandirons. Certes, la prudence envers l’autre est nécessaire, elle nous donne de progresser dans l’amour. Face à l’adversaire qui agit avec violence pour détruire l’amour de Jésus, je dois réagir. Un regard encourageant remet debout, il nous permet de nous regarder les uns et les autres dans la vérité de l’amour. Si nous avons le désir de demeurer en Jésus, nous verrons de bonnes et de mauvaises choses. Mais nous demanderons à Jésus de rendre un jugement, et nous lui remettrons notre jugement pour qu’il l’éclaire. Cela nous aidera à demeurer avec lui.

Nous demandons la grâce d’être libérés de l’adversaire pour devenir l’ami de Jésus.

Vos témoignages

  • pierre 22 juin 2020 10:11

    Ce qui est à la mesure de l’amour c’est d’aimer toujours. Au delà de la rime qui réveille notre sensibilité poétique, il y a l’analogie de la grandeur de l’amour qui porte toujours du fruit sans se soucier des périodes d’apparence stériles qui sont des temps de cheminement plus intérieur qu’extérieur.

    Les tribus du peuple Hébreu rassemblées par Moise en un peuple libéré de la domination et de l’esclavage « pharaonique » ont été tenté par une hiérarchie humaine ( livre des Rois) et se sont fait la guerre sans fin dans la rivalité fratricide et fatale au Royaume, centré sur le temple de Jérusalem.

    Avec Jésus ( Roi des Juifs) la Parole Divine nous appelle à la vraie vie « dans l’Esprit Saint », où tout est à la mesure du Don sans mesure que Jésus nous donne par l’Alliance Nouvelle et Éternelle en son Corps et Son Sang : tous (ré) unis par Lui, avec Lui et en Lui en un seul Amour pour tous - L’Amour Divin, Infini et également offert à tous.

    Cette amitié qu’Il nous propose de vivre chaque jour nous invite à « garder la bienveillance du cœur » dans Son Amour sans défaut.

    Ce qui nous est difficile, car humainement nous sommes limités et orientés, par nos expériences défavorables, dans des préjugés qui n’ont pas l’indépendance d’esprit que nous leur attribuons. Il nous est plus facile de « dévaloriser » celui qui se pose en « adversaire » que d’apprécier en quoi cette confrontation en vérité pourrait nous révéler l’un à l’autre, ce qui nous manque : l’amour mutuel.

    La vérité de l’Amour Éternel qui est en Jésus est telle qu’il plus facile de l’approcher timidement pour en goûter la Douce Humilité, que la Rigueur Parfaite qui dénonce pertinament l’hypocrisie et l’ambition déplacée.

    Entre la paille et la poutre il y a cette différence « de taille et de poids » dans le matériau qui révèle notre appréciation coupée du « Bon Sens » et c’est ce qui nous aveugle sur l’intempérance de nos regards sur une humanité commune, où la fraternité (selon de cœur de Jésus) est le seul remède efficace contre l’adversité (selon l’adversaire ultime de Jésus : celui qui détruit l’humain jusqu’à l’âme - l’ange déchu ).

    L’Esprit Saint vient à notre secours pour nous faire vivre et revivre dans l’Esprit Saint de Jésus qui nous redit qu’il vient pour nous sauver et non pas nous juger. Si nous (re) gardons ses paroles dans notre cœur [l’Amour que Dieu à pour nous] nul ne peut nous séparer de Lui…( St Paul - lettre aux Romains 8,35).

  • Henri 21 juin 2020 18:16

    Merc tellement pour ces vérités annoncées avec tant de réalisme et miséricorde, Père !

  • Justine 24 juin 2018 20:39

    Oui, c’’est vrai, Père Gilbert. Merci pour votre réalisme et de nous montrer à quel point le Regard de Jésus est Bienveillant. Que le mien le devienne aussi.

  • Denise Brouillette 26 juin 2017 14:14

    Bonjour père Gilbert, « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes. » (J. Keynes) C’est la nouveauté qu’apporte le Prophète de Nazareth. Pas de demi-mesure en son langage. ’’Ne juge pas,tu te juges toi-même, ne condamne pas , tu seras ton propre juge.’’ Et la sentence sera lourde à porter. J’ai goûté à l’amer du manque de respect envers l’autre… un goût de mort. Ta parole Seigneur vient me dire encore et encore que je suis appelée à aimer comme Toi, à être un regard bienveillant sur le différent, l’autre aussi est partie intégrante de la filiation divine. Esprit-Saint aide-moi à renoncer à ce qui me retient dans ’’l’ancien monde’.

  • Claire 26 juin 2017 07:29

    Que la Lumière de l’Esprit Saint nous éclaire toujours pour pouvoir demeurer en Jésus,Amour et Bonté. Merci pour ces paroles lumineuses, Père Gilbert.

  • Ludovic 20 juin 2016 14:28

    Merci, Père Gilbert,

    cette homélie m’éclaire bien. elle m’incite à avoir de la miséricorde envers les autres, et envers moi-même d’abord. Merci beaucoup pour la manière simple de laquelle vous décrivez des réalités et limites humaines, dans le respect des créatures aimés du Père..

  • Marguerite-Marie 19 juin 2016 21:52

    Merci Père Gilbert pour vos paroles qui m’éclairent. Oui, chacun est aimé de Dieu, et ce ne sera pas notre regard qui décidera autrement. Je demande la grâce de pouvoir être délivrée de tout ce qui n’est pas confiance et amour dans mon cœur. Merci, Père.