Dimanche 3 juillet 2016

Lundi de la 14e semaine, année paire

« Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

Os. 2, 16-18.21-22
Ps. 144
Mt. 9, 18-26

  • Le lundi 4 juillet 2016 iCal
    semaine 14 : Lundi de la 14e semaine, année paire

" Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »

Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Jésus est toujours disponible et chacun est important pour lui. Partout où il passe, il fait le bien. Jésus attend et il nous accueille avec douceur et humilité. Il nous demande d’avoir foi en Lui. Le notable de l’Evangile est pris par l’affolement que provoque en lui sa souffrance. Jésus l’écoute et le suit avec ses disciples. Comme cet homme, nous espérons dans le don de la vie. Cependant que de résistances sont encore chez nous face à l’espérance de la vie apportée par Jésus ! Et pourtant Jésus fait son œuvre de salut en chacun de nous, c’est pourquoi ce chef ne s’arrête pas à la mort de sa fille, il va à la rencontre du Seigneur avec la certitude qu’elle vivra, si seulement il lui impose les mains. Aujourd’hui encore nous entrons dans cette démarche de foi qui nous fait toucher Jésus qui nous sauve. Nous croyons qu’il peut nous sauver et qu’il vient encore jusqu’à nous, malgré nos résistances, car nous croyons que Dieu est bon, que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’humanité est comme cette pauvre femme qui s’en va, perdant sa vie, qui souffrait de la mort, sans espérance, comme cette petite fille déjà morte que Jésus va rencontrer. Jésus continue sa course de salut pour la vie.

"Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Ces deux personnes s’approchent de Jésus avec une grande foi. Toutes deux sont confrontés à des situations difficiles, la mort de sa fille pour l’un, et pour l’autre, une maladie de longue date. Ils viennent à Lui pour demander une grâce, pour trouver auprès de Lui un réconfort. Le plus merveilleux est l’assurance avec laquelle ils demandent à Jésus des choses qui paraissent impossibles. Ils ont la certitude qu’ils seront écoutés et ils misent tout sur la réponse positive de Jésus, ils ont confiance en lui. La mort n’empêche pas l’espérance qui naît de la foi, car Dieu a vaincu la mort, et il est le garant de notre espérance. Jésus veut nous redonner la vie pour que nous soyons vivants d’une nouvelle vie divine. Par le mystère des sacrements, le Christ nous manifeste son amour, nous pouvons encore le toucher aujourd’hui dans la foi. C’est la foi de cette femme qui est à l’œuvre quand elle se dit : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »

"Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région. Jésus trouve encore chez nous la même agitation qu’il va calmer ! C’est après avoir mis toutes nos objections dehors que le maître de la vie reprend notre vie en main et nous remet debout. Après avoir été guérie, la femme hémorroïsse est « sauvée » nous dit l’Evangile. Nous cherchons à « sauver » notre vie et celle des autres en donnant un sens à notre existence. C’est Jésus qui nous sauve de la mort et nous donne la force dans la maladie. Nous avons le devoir de donner un sens à notre vie et à vivre pour donner un sens à celle des autres. Il nous faut toucher Jésus et l’annoncer car Il est la Vie. Nous pouvons apporter la Vie à nos frères avec un témoignage joyeux, en priant pour eux. Voilà le véritable trésor qui demeure, car tout ce que nous faisons pour les autres est fait à Jésus qui nous donne la Vie.

Nous demandons la grâce de ne pas résister à Jésus qui nous remet debout.

Vos témoignages

  • Helene 4 juillet 2016 11:46

    Merci pour cette homélie.
    Je n’ai rien contre, mais je pense que ici c’est vraiment une question de foi !?
    Je demande à voir pour le croire, sinon cela me paraît vraiment impossible.