Mardi 30 mai 2017 — Dernier ajout mercredi 31 mai 2017

Mardi de la 17e semaine, année impaire

Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !

Ex. 33, 7-11 ; Ps. 102 ; Mt. 13, 36-43

  • Le mardi 1 août 2017 iCal
    semaine 17 : Mardi de la 17e semaine, année impaire

Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »

Les disciples de Jésus sont dans le trouble, ils lui disent : ’Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Jésus leur dit : ’C’est un ennemi qui a fait cela !’ Nous sommes devant le mystère du mal, face à l’ennemi. Les serviteurs lui disent : ’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ? Jésus répond : ’Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. Nous avons la volonté de comprendre ce qui nous arrive, ce qui nous est expliqué pour saisir la visée de ces choses, et l’enjeu qu’elles représentent. Jésus nous donne la possibilité de comprendre comment ses paraboles s’organisent, se structurent, se relient entre elles, comment elles sont fondées. La demande des disciples sonne comme une question sérieuse envers Jésus « Dis nous ce que nous devons faire et nous le ferons, non comme nous le pensons, mais comme tu veux. » Cette parabole de Jésus préfigure déjà sa Passion qui seule viendra à bout de l’ennemi de la nature humaine ! C’est en chacun de nous que se livre le combat pour la vérité et pour l’amour. Jésus nous montre l’importance de la patience, d’attendre le temps du murissement, de la moisson, pour faire le tri dans notre vie entre ce qui est bon et ce qui est mauvais !

Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le démon ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Cette parabole de Jésus nous dit que c’est aux petits et aux pauvres qu’est assurée la victoire car il nous faut nous en remettre totalement à Dieu. C’est une invitation à la foi et à la confiance pour approfondir la connaissance de Dieu en nous. Ainsi nous allons nous laisser conduire par l’Esprit Saint. Notre identité véritable « de fils du Royaume, » celle qui constitue ce que chacun de nous est en vérité. Nous la recevons du Royaume dans lequel nous pouvons nous développer et nous mettre à exister. Toute notre existence va évoluer dans la relation entre la liberté de Dieu et notre liberté propre. Dieu veut la croissance de la vie et de l’être pour chacun de nous, et de nos frères. L’édification de la communauté humaine et du Royaume est à Dieu, car tout vient de lui, et tout est pour lui. Considérant notre faiblesse, l’Esprit Saint devient notre force quand nous lui demandons son aide et que nous devenons miséricordieux.

Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! Jésus exprime ainsi le mystère de l’accomplissement de la vie que Dieu donne à l’humanité. Il réalise son œuvre bien au-delà de nos mots, de nos demandes, des choses à faire. La réalité de l’Amour que Dieu nous donne est par elle-même appelante. Cet Amour est au-delà de ce que nous pouvons faire. Ce qui compte dans notre vie, c’est d’être appelé par notre nom par notre Dieu-Amour pour que le blé pousse jusqu’à la moisson. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il vive et grandisse dans la joie. Il prend patience. Dieu invite ainsi l’homme à se laisser transformer par la grâce pour être véritablement lui-même. Pour édifier un monde plus humain, nous nous référons à l’Esprit Saint qui nous fait entrer dans la bienveillance de Dieu. Dieu nous aime tellement et avec un tel respect qu’il suffit simplement que nous nous mettions dans son souffle.

Nous demandons la grâce du discernement pour repérer en nous ce qui vient de Dieu et ce qui vient du menteur