Vendredi 1er juin 2018

Lundi de la 17e semaine, année paire

« Jésus leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des Cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. »

Jr. 13,-1-14 Dt. 32 Mt 13, 31-35

  • Le lundi 30 juillet 2018 iCal
    semaine17 : Lundi de la 17e semaine, année paire

"Le grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est bien la plus petite de toutes les graines, mais, quand il a poussé, c’est la plus grande des plantes potagères,"

"qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches." C’est la toute petitesse que Jésus magnifie dans la nature : « C’est bien la plus petite de toutes les graines, » dit-il. Ainsi ce qui est le plus petit dans le monde est signe du Royaume de Dieu. « Être Église c’est être le Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile dit le Pape François. » C’est la toute petitesse de Jésus qui va permettre à l’humanité d’être régénérée. Progressivement si nous entrons dans le mystère qu’il nous propose, nous comprenons que ce qu’il y a de plus petit et de plus fragile en chacun de nous, avec lui va régénérer l’humanité prise d’orgueil.

« Le Royaume des Cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. » Nous rendons grâce à Dieu d’être ainsi introduits dans la compréhension du mystère du Royaume de Dieu. Ce mystère est grand comme le mystère du Dieu fragile, comme l’enfant de Bethléem. Il est vulnérable comme le crucifié agonisant du Golgotha : « Ainsi parle Yahvé. « Tout le Peuple de Dieu annonce l’Évangile. L’évangélisation est la tâche de l’Église, mais cette Église, l’agent de l’évangélisation, est bien plus qu’une institution organique et hiérarchique, car avant tout c’est un peuple qui est en marche vers Dieu dit encore le Pape François. » C’est ainsi que je détruirai l’orgueil de Juda, l’immense orgueil de Jérusalem. Ce peuple mauvais, ces gens qui refusent d’écouter mes paroles, qui suivent l’obstination de leur cœur et courent après d’autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux ce peuple deviendra comme cette ceinture, inutilisable. Car, de même qu’une ceinture s’attache aux reins d’un homme, ainsi m’étais-je attaché toute la maison d’Israël, toute la maison de Juda oracle de Yahvé pour qu’elles soient mon peuple, mon renom, mon honneur et ma splendeur. Mais elles n’ont pas écouté. » Jésus annonce le mystère de l’amour qui seul est victorieux de l’illusion que procure l’orgueil !

"Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole ; pour que s’accomplît l’oracle du prophète : J’ouvrirai la bouche pour dire des paraboles, je clamerai des choses cachées depuis la fondation du monde." « Le salut, que Dieu réalise et que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous. Dieu a établi un chemin pour s’unir à chaque être humain de tous les temps. Il a choisi de les convoquer comme peuple et non pas comme des êtres isolés (Vatican II LG 9). Personne ne se sauve tout seul, c’est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. Le peuple que Dieu s’est choisi et qu’il a convoqué, c’est l’Église. Jésus ne dit pas aux apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : « Allez : de toutes les nations faites des disciples. » Saint Paul affirme qu’au sein du peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a ni juif ni Grec…, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. » Je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour, dit encore le Pape François. » Ainsi m’étais-je attaché toute la maison d’Israël pour qu’elle soit mon peuple, ma splendeur dit de Dieu le prophète. Jésus s’est attaché par amour à l’humanité. " Il s’est dit par une parabole : "Sa douceur et son humilité ont vaincu l’orgueil de l’humanité obstinée. Grandissant, Jésus a observé les minuscules graines que l’on pouvait semer. Il veut nous instruire avec la plus petite de toutes les semences ! Ce qu’il y a de plus fragile, de plus vulnérable, de plus petit, de plus pauvre, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre l’orgueil du « monde. »

Nous demandons la grâce de suivre Jésus dans son chemin de pauvreté.