Dimanche 6 août 2017

Lundi de la 18e semaine, année impaire

« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Nb. 11, 4-15 Ps. 80 Mt. 14, 22-36

  • Le lundi 7 août 2017 iCal
    semaine 18 : Lundi de la 18e semaine, année impaire

Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.

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Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. Les disciples se sont fait contaminer par la foule qui veut faire de Jésus leur roi . Alors Jésus s’éloigne de là. Nous sommes, nous aussi, ballottés par les vents contraires dans notre cheminement de foi. Jésus nous invite à participer à la victoire de son Amour dans la nuit de la foi. Les promesses de la vie éternelle et le salut qu’il nous apporte ne sont pas de ce monde. C’est une victoire sur la mort et le mal que Jésus nous annonce. Sa résurrection et le don de l’Esprit Saint sont un commencement de la réalisation des promesses dés cette vie. Par sa résurrection, Jésus se découvre à nos yeux comme celui qui domine les puissances de la mort. Par le don de l’Esprit Saint, il nous invite à participer dès à présent à la victoire de son Amour. Cependant, les vents contraires continuent à souffler, et la mer est toujours aussi agitée. La barque de l’Eglise est ballottée, le mal fait encore sentir son pouvoir, nous avons toujours à traverser la mort. En faisant confiance à Jésus, en s’appuyant sur lui, nous pouvons dès à présent participer à sa victoire sur le mal et la mort. Mais il ne nous sera pas épargné d’affronter les éléments hostiles, ce qui nous est promis, c’est que nous en sortirons vainqueur.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort, là où résident les monstres marins. Avoir foi en Jésus, entendre sa Parole, se mettre en marche à sa suite, ce n’est pas avoir atteint des ici-bas la sécurité extérieure, la tranquillité. Nous avons à marcher sur des eaux agitées, à affronter des vents contraires. Certes, nous savons que Jésus a vaincu la mort et le mal, mais il n’a pas encore apaisé la tempête qui secoue notre barque intérieure. La tempête sera apaisée quand Jésus montera dans la barque, ce qui peut se comprendre comme la rencontre définitive à la fin des temps pour l’Eglise, et au moment de notre mort pour chacun de nous. Pour l’instant, sur cette terre, avoir foi en Jésus, c’est faire confiance à son invitation à participer dès ici-bas à sa victoire. Jésus le premier a traversé la mort sans être englouti par les eaux. Il nous assure que nous aussi, avec lui, nous traverserons aussi les eaux de la mort. Avoir la foi, c’est, comme la Vierge Marie au pied de la croix, se tenir debout dans la tempête, marcher sur les eaux par la grâce de Jésus, et la force de l’Esprit Saint.

Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. Marcher sur les eaux, signifie que l’on domine ces forces. C’est une annonce par un acte, et non par une déclaration, de la résurrection à venir. Jésus domine les forces du mal. En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Nous voyons Pierre s’avancer, il marche lui aussi sur les eaux, mais en prenant conscience du vent qui souffle, il doute de la possibilité d’aller jusqu’au bout, il prend peur et s’enfonce. Tant qu’il faisait confiance à la Parole de Jésus, il marchait, mais le doute et la peur le font couler. Lorsque Jésus invitait Pierre à le suivre sur les eaux agitées, le vent soufflait, mais Pierre ne s’en effrayait pas, confiant dans la Parole et l’exemple de Jésus, il sort de la barque et marche sur les eaux. Jésus ressuscité est le signe de notre victoire, signe posé dans l’histoire des hommes. C’est un signe apparemment faible face à tous les vents contraires, aux mers agitées, mais depuis deux mille ans, il est puissance de Dieu pour tous ceux qui mettent en lui leur confiance.

Nous demandons la grâce d’entrer dans la confiance de Jésus qui prend soin de nous.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 7 août 2017 13:53

    Je vous salue père Gilbert, Savoir habiter la confiance. Aimer et se savoir aimer. Laisser Jésus agir avec ses moyens à Lui. Quand notre mer intérieure est calme, plus facile de s’abandonner, survient un obstacle et le doute se lève mêlé d’anxiété. Comme Pierre, en appeler à l’amour du Christ. Il ne nous laisse pas tomber, fidèle à Lui-même. Prier-Le sans cesse, Jésus est notre rempart contre les assauts du malin. Je te rends grâce Père de ta présence pacifiante !

  • Marie-Françoise 2 août 2015 21:04

    Merci, Père Gilbert pour cette homélie, du rappel qu’il faut de la patience et de la douceur pour collaborer avec Dieu pour son œuvre.Tout ce que le monde ne nous propose pas !

    Prions donc l’Esprit Saint pour Ses dons sans lesquels nous ne pouvons pas servir Dieu.