Samedi 19 août 2017

Lundi de la 19e semaine, année impaire

Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »

Dt. 10, 12-22 Ps. 147 Mt. 17, 22-27

  • Le lundi 14 août 2017 iCal
    semaine 19 : Lundi de la 19e semaine, année impaire

"Comme ils étaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera." 

Et ils furent profondément attristés. Le « Fils de l’homme » est l’appellation que Jésus aime prendre quand il parle de lui ! Le message qu’il livre est éprouvant : « être livré, » "ils le tueront." Après avoir entendu cette annonce, les disciples sont tristes. Mais la douceur de Jésus est beaucoup plus forte que la violence de ses ennemis. C’est quand nous sommes dans une expérience de rejet que nous comprenons mieux les Paroles de Jésus ! Nous savons le trouble et la peur que provoque en nous toute condamnation. Quand elle est injustifiée, nous éprouvons une indignation profonde contre l’injustice. Jésus fait simplement la volonté de son Père en aimant tous ceux que Dieu lui donne. C’est lui qui se livre ! Il se révèle aux disciples au fur à mesure de ce qui arrive dans sa vie. Les gens vont le tuer, mais grâce à sa mort, ceux qui croient en lui seront sauvés. Dans le cœur de Jésus il n’y a aucune manifestation d’adversité. Au contraire Jésus va manifester que c’est tout « librement » qu’il va traverser cette épreuve pour travailler à notre libération.

"Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Jésus apprend à ses disciples comment vivre en enfant de Dieu dans la société. Fils de Dieu, il est aussi le fils de l’homme qui accepte tout ce qui s’impose à la vie humaine, sauf le péché. Les fils sont libres dit-il ! Nous sommes dans les préfigurations de l’entrée dans le Royaume. Jésus va coopérer avec le pouvoir en place qui lui réclame les deux drachmes pour l’entrée dans le Temple. C’est un signe de l’entrée du Royaume à venir ou Jésus offrira la nature humaine que lui a tissé la Vierge Marie pour nous remettre dans la liberté des enfants de Dieu ! Jésus donnera sa vie ! Le poisson est resté longtemps le signe de ralliement des Chrétiens ! C’est à la Résurrection de Jésus que nous comprendrons que nous sommes libérés de tout esclavage. Nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner un esprit de discernement. Nous ne renonçons pas aux obligations par peur, et nous effectuons « nos devoirs légitimes » en vue de contribuer pour notre part aux « besoins » des autres.

"Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. » Le sujet des impôts est une réalité délicate. Jésus n’est pas obligé de payer un impôt pour la maison de son Père. Cette taxe n’est pas une obligation, mais il la paie de plein gré en pensant à son peuple. Il ne souhaite pas alimenter la haine de ses ennemis. Jésus continue à enseigner ses disciples par son obéissance. C’est dans sa Passion qu’il va nous réintroduire dans la dignité des enfants du Père, qu’il nous ouvre le Royaume. Il nous regarde comme ses frères. Nous comprenons sa demande « d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute ! » Il ne faut pas d’occasion de chute pour les enfants de Dieu dans l’Église qui préfigure le Royaume déjà sur la terre. Dans ce combat pour la vie, Jésus nous dit comment nous allons être dispersés ! C’est la Paix de Jésus qui nous permet, en toute circonstance, d’être des artisans de son Amour.

Nous demandons la grâce de l’humilité dans l’Esprit Saint.

Vos témoignages

  • pierre 14 août 2017 09:41

    La Sainte Humilité de Jésus-Christ qui reste parfaite et inégalable n’a jamais humilié qui que se soit. Le Fils de Dieu, n’a jamais revendiqué sa qualité de Fils autrement que dans l’Amour de tous et dans Sa Passion qui ouvre le Règne du Ressuscité.

    Chez les humains qui ne sont pas toujours dans cette Sainte disposition, l’humilité n’est pas sans confrontation avec l’humiliation. Humiliation de soi ou des autres, qui vient par la nécessité de dénoncer les abus de pouvoir, mais sans pouvoir revenir à l’innocence. C’est une forme d’enfermement dans l’auto justification de nos irréductibles imperfections.

    En relisant l’épisode des collecteurs d’impôts du temple, je n’avais pas encore réalisé comment les économes diocésains, les évêques, et les gestionnaires d’œuvre caritative, pouvaient faire pression sur les chrétiens pour les faire contribuer à des œuvres humaines où l’Esprit Saint est absent.

    La charge d’un faux prestige religieux ou humanitaire passant par la grandeur du budget à la mesure d’un territoire ou d’un patrimoine à entretenir pèse alors sur les disciples de Jésus. Mais c’est Lui qui leur dit alors qu’ils sont d’abord librement et gratuitement des enfants de Dieu avant d’être les sujets obligés d’une charge religieuse ou d’une cause humanitaire.

    Je retiens de l’épisode du poisson qui fournit les deux drachmes que La Confiance dans la Parole de Jésus vaut toujours mieux que les prescriptions humaines.

    En désignant le poisson qui a ingurgité une pièce de monnaie, Jésus dénonce l’appétit animal et instinctif qui peut tromper toutes les créatures vivantes en recherche de leur nourriture.