Lundi 1er septembre 2014

Lundi de la 22e semaine, année paire

L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.

1 Co. 2, 1-5 Ps. 118 Lc. 4, 16-30

  • Le lundi 1 septembre 2014 iCal
    semaine 22 : Lundi de la 22e semaine, année paire

Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.

On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus est parti de Nazareth pour commencer sa mission, il a été conduit au désert pour y être tenté, et de Capharnaüm, il revient à Nazareth ou il avait grandi. Il est « auréolé » par le don de Dieu qui l’habite, par les guérisons qu’il accompli. Comme il en avait l’habitude, il entre dans la synagogue et selon la coutume on lui donne la lecture du livre. Dans l’assistance de la synagogue de Nazareth se trouve peut-être Marie, sa mère. Jésus tombe alors sur le passage du livre d’Isaïe. Son mystère est dévoilé : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction, » Jésus annonce l’accomplisement en lui de toutes les promesses de Dieu par des paroles et des signes de salut adressés à tous les hommes. Le Concile Vatican II présente le baptême en ces termes : « Les baptisés, par la régénération et l’onction du Saint Esprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle » (LG 10). L’Esprit Saint oint le baptisé ; il imprime sur lui un sceau indélébile, et il le constitue temple spirituel (2Co 1,21s ; 1Co 3,16), c’est-à-dire qu’il le remplit de la sainte présence de Dieu grâce à l’union et à la conformité avec Jésus Christ. Fort de cette onction spirituelle, le chrétien peut, à sa manière, répéter les paroles de Jésus : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction »…

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. » Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ’Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays’ » Jésus vient avec un cœur profondément ouvert, désireux de donner le don de Dieu, c’est un moment important pour lui. Quel accueil va-t-il recevoir ? Devant la réalité du message de Jésus, tous ont les yeux fixés sur lui. Jésus n’attend que la foi de ceux qui le reçoivent, pour agir, l’accueil de notre cœur pour son message. Or les habitants de Nazareth ne reçoivent pas son message ! La parole de Dieu donnée par Jésus reçoit une interprétation différente par ses concitoyens , ce n’est pas la volonté du Père qu’ils attendent mais la leur. « Il a fait des miracles ailleurs, pourquoi pas chez nous ! » Annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres correspond pour eux de se débarrasser des Romains ! Jésus ne se laisse pas "récupérer" par les gens de son village, il vient d’ailleurs. Après un accueil initial enthousiaste, les gens de Nazareth vont le rejeter totalement et même tenter de le "supprimer". Or (LG 34)…annonce : « Toutes leurs activités, leurs prières et leurs entreprises apostoliques, leur vie conjugale et familiale, leurs labeurs quotidiens, leurs détentes d’esprit et de corps, s’ils sont vécus dans l’Esprit de Dieu, et même les épreuves de la vie…, tout cela devient ‘ offrandes spirituelles agréables à Dieu par Jésus Christ ’ (1P 2,5) ; et dans la célébration eucharistique ces offrandes rejoignent l’oblation du corps du Seigneur pour être offertes en toute dévotion au Père »

Jésus ajouta : Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Ce qui se passe à Nazareth se passe encore dans nos vies et dans nos familles aujourd’hui ! Jésus est ce don de Dieu, il annonce la Bonne Nouvelle et nous ne le recevons pas toujours. L’Esprit Saint manifeste qu’il y des malentendus dans nos familles et dans nos communautés. Chacun croit posséder le don de Dieu, or Jésus viens annoncer le Père et son Royaume et il nous faudrait chercher la volonté du Père. La visibilité de Jésus annonce l’invisibilité du Père. Aujourd’hui, l’image que nous donnons de Jésus en vivant comme lui, annonce le mystère de Dieu venu chez nous. Dans la force de l’Esprit Saint, nous vivons en lui, comme les premiers témoins, nous mettons en scène la profondeur de Dieu, son secret d’amour et son mystère. "(LG 34)…"Les fidèles laïcs sont appelés en particulier à redonner à la création toute sa valeur originelle. En liant la création au bien véritable de l’homme par une activité soutenue par la grâce, ils participent à l’exercice du pouvoir par lequel Jésus ressuscité attire à lui toutes choses et les soumet…au Père, « afin que Dieu soit tout en tous » (Jn 12,32 ; 1Co 15,28)." L’œuvre de Jésus, la volonté de Dieu l’emporte alors sur notre "esprit propre," nous pouvons recevoir le salut et le faire connaître aux extrémités du monde.

Nous demandons à Jésus la grâce de le rejoindre sans cesse dans le cœur de notre Père.