Vendredi 21 avril 2017

Lundi de la 3e semaine de Pâques

Jésus leur dit : « Vous me cherchez parce que vous avez mangé du pain tout votre saoul, travaillez pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle. »

Ac. 6, 8-15 Ps. 118 Jn. 6, 22-29

  • Le lundi 11 avril 2016 iCal
    3e semaine de Pâques : Lundi de la 3e semaine de Pâques

"Le lendemain, la foule qui se tenait de l’autre côté de la mer vit qu’il n’y avait eu là qu’une barque et que Jésus n’était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s’en étaient allés."

Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l’on avait mangé le pain. Quand donc la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s’embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus." Après la multiplication des pains, la foule se met à la recherche de Jésus jusqu’à Capharnaüm. Elle voudrait assujettir Jésus à ses besoins humains, l’utilisant ainsi à des fins politiques. Jésus n’est pas dupe, il sait qu’ils n’ont pas été capables de lire le signe du pain multiplié. Il annonce que ce qui nourrit l’homme est une nourriture spirituelle qui lui permet de vivre éternellement. Cette nourriture, c’est lui qui la donne, il veut faire grandir la foi. Aujourd’hui encore, François notre Pape, nous incite à sortir de la manière mondaine de servir la foi chrétienne, pour travailler à une évangélisation véritable du monde, selon l’Evangile. Il nous faut être convaincus du bien-être spirituel qu’apporte Jésus pour le donner au monde. Jésus, qui multiplie le pain, n’est pas reçu au bon niveau, celui de la nourriture qui donne la Vie qui vient du ciel. C’est ainsi que la multiplication des pains provoque la foule à désirer que Jésus soit leur roi ! Nous sommes toujours en recherche de sécurité !

"L’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, les gens dans la foule lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, car c’est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau." Jésus nous aide dans nos choix, pour qu’ils contribuent à nous rendre heureux en profondeur. Il nous interroge sur les aspirations qui nous font du bien, en nous entrainant vers un au delà, qui nous rend meilleur pour le service de nos frères. Jésus nous appelle mystérieusement vers le Royaume de Dieu. S’il nous nourrit, ce n’est pas pour que nous abandonnions notre travail et nos maisons, c’est pour nous parler de Dieu. Jésus qui a multiplié les pains, est venu donner la foi dans le Royaume de Dieu. Il est venu nous dire que l’essentiel de la vie se trouve ailleurs. Il ne faut pas épuiser nos forces dans le provisoire, mais dans une réalité durable qui peut nous combler. Jésus annonce le mystère du Pain de vie, de l’œuvre de Dieu. Il nous prépare ainsi à recevoir le mystère de l’Eucharistie qui est une nourriture pour notre foi.

"Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Jésus attire notre attention sur le risque de nous laisser complètement envahir par le souci quotidien. Il oppose ce qui est périssable, voué à la destruction, à ce qui est porteur de vie, à tout jamais, ce qui est durable pour « l’éternité. » Il y a une nourriture qui nourrit, qui satisfait, qui ne nous laisse pas sur notre faim. La foule comprend cela et demande alors à Jésus : Comment faire ? Jésus répond qu’il n’y a rien à faire, il nous faut être dans une relation de confiance avec Dieu ! Jésus nous invite à être nous même, sous le regard bienveillant de notre Père, dans un état de confiance. Un chemin nous est ouvert vers la paix, Jésus nous invite à être en sa présence, pour soi et pour ceux qui nous entourent. Entendre l’appel de Jésus c’est « l’œuvre de Dieu, » c’est que nous croyons. C’est la foi qui nous fait adhérer au mystère de Jésus qui donne sa vie. Dieu est vraiment venu jusqu’à nous, il nous a parlé, il nous a touché. Il nous entraîne désormais dans une vie toute nouvelle qui est essentiellement une vie d’amour. Vivre de la vie du Christ, être plongé dans sa mort et dans sa résurrection, c’est vivre de son Amour, en nous, par l’Esprit Saint. Notre foi trouve sa plénitude dans le Christ, Dieu est un amour qui engage toute la vie. Suivre Jésus dans tout ce qu’il nous dit, c’est le suivre jusqu’à la résurrection qui nous conduit à la Pentecôte.

Nous demandons la grâce de suivre le Christ et de ne désirer que la volonté du Père.

Vos témoignages

  • Jean-Marie 11 avril 2016 13:34

    Merci tellement Père Gilbert pour ce ’travail’ de vos homélies, où vous nous partagez ce que l’Esprit saint vous donne. Cela m’éclaire, fortife, console bien souvent.

    En communion de prière pour le Saint Père François, pour toutes ses intentions de prière.

  • Que dois-je faire pour travailler aus œuvres de Dieu ? 11 avril 2016 09:08, par Dominique Magnette

    Aujourd’hui, je suis frappé par le verbe « travailler ». Jésus l’utilise deux fois. Accomplir les œuvres de Dieu est un travail. Croire à Jésus qu’Il a envoyé est un travail. Je me sens comme ces gens qui le suivent, touché par sa parole, interpellé par son message si différent de celui du « monde », nourri par sa présence lorsque je prends le temps de me laisser rencontrer. Et j’ai ce même désir de le suivre, de l’écouter encore, de m’engager « aux œuvres de Dieu ». Et Jésus m’invite à dépasser mon « ressenti », à ne pas me contenter de ces moments de rencontre où je me sens nourri par Lui, par sa Parole, et à « me mettre au travail » pour croire en Lui.

    Dans ce que je fais, dans ce que je vis aujourd’hui Seigneur, montre moi ce travail que tu m’invites à faire sur moi-même pour croire en Toi, pour poursuivre ma route avec Toi.