Dimanche 29 janvier 2017

Lundi de la 4e semaine, année impaire

« Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »

He. 11, 32-40 Ps. 30 Mc. 5, 1-20

  • Le lundi 30 janvier 2017 iCal
    Semaine 4 : Lundi de la 4e semaine, année impaire

Ils arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.

Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Jésus et ses disciples passe sur l’autre côté du lac, dans un pays païen. La foi nous dit que notre Dieu créateur est bon, sans ombre de mal et que tout être créé, comme tel, est bon. Mais vient un mystère d’obscurité, de nuit. Le mal ne vient pas de la source de l’être lui-même, il n’est pas originel. Le mal vient d’une liberté créée, d’une liberté mal utilisée. Obscur, le mal n’est pas logique. Jésus est face à une humanité disloquée, éclatée. Nous retrouvons mystérieusement ce dont souffre beaucoup de nos contemporains : « J’étais comme un puzzle dont les pièces étaient toutes répandues par terre, progressivement les pièces se sont rapprochées et j’ai retrouvé mon unité, » témoignait un jeune ! Nous avons là comme l’extrême de la souffrance humaine à l’œuvre dans la vie d’un homme, le « mystère d’iniquité, » comme l’appelle l’apôtre Paul. Tout ce qui peut être infligé à l’humanité par la méchanceté, la perfidie du menteur, est intolérable ! Jésus, le Sauveur du monde, est venu nous en libérer.

Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » La puissance du mal dans le cœur de cet homme est indéniable. Ce mal vient d’une source subordonnée, Dieu est plus fort avec sa lumière, l’humanité peut être guérie. Effectivement, Dieu a introduit la guérison, il est entré en personne dans l’histoire, cet homme qui souffre sera guéri. Cette dissolution de la personnalité, l’éclatement intérieur de ce pauvre homme dit bien sa souffrance : « Je t’adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! » Cet homme hurle sa vie comme beaucoup de personnes aujourd’hui dans les hôpitaux psychiatriques ou dans les lieux de l’humanité les plus reculés ou femmes et hommes sont à la torture ! Jésus fait face à l’ennemi de la nature humaine, vient nous donner la paix. Le Christ crucifié et ressuscité, nouvel Adam, oppose au fleuve pollué du mal un fleuve de lumière. Et ce fleuve est présent dans l’histoire, le fleuve de lumière qui vient du Christ est présent, il est puissant.

…Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration. Cet évangile manifeste la souffrances de l’humanité qui fait corps avec le mal-être, la douleur qui l’étreint : "Si vous saviez comme je suis moche ! Est- ce que je pourrais vous dire jusqu’où va ma misère ? est-ce que vous pourriez l’entendre ? disent beaucoup de jeunes. Cette souffrance est répandue dans le monde, c’est la coupe de malédiction que Jésus absorbera dans l’agonie et la Passion ! Dieu, en Jésus, fera surgir de là une coupe de bénédiction : le sang du Christ qui nous purifie et qui nous pacifie. Aujourd’hui, c’est dans la célébration de l’Eucharistie qu’aboutit sur l’autel toute la souffrance du monde. Avec Jésus, en lui et par lui, les tourmentés de la terre reçoivent la lumière du Christ ressuscité qui va leur permettre de retrouver la Paix.

Nous demandons la grâce d’être libéré et de demeurer en Jésus. 10 Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 11 12 Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » 13 Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.

Vos témoignages

  • pierre 30 janvier 2017 08:36

    Nous sommes beaucoup à souffrir d’un désordre de vie intérieure. Et bien souvent la vie communautaire amplifie le mal en ajoutant de la maltraitance collective sur le mal être personnel.

    Quand la joie de vivre personnelle est brisée et que la communauté abandonne sa part de responsabilité, celui qui en dépendait est livré à un combat solitaire contre l’hypocrisie collective qui le rejette, en dépit du bon sens.

    L’arrivée de Jésus change tout dans ce monde où les fous amoureux de Dieu ne sont pas légions, mais où les hommes sont assez bêtes pour rejeter l’un des leurs en le méprisant plus bas que l’animal domestique qui vit de basse nourriture.

    Jésus lorsques tu abordes le monde des hommes où l’esprit de Dieu à disparu des consciences, c’est l’homme au cœur brisé qui retrouve la paix, tandis que ceux qui cachaient leur manque de charité s’inquiètent de la perte de leur troupeaux.

    Quand je relis cet Evangile, je suis souvent mal à l’aise. Plus souvent porté par l’instinct de vie grégaire, que par une vie qui lutte de toutes ses forces contre l’enferment collectif sans état d’âme, aujourd’hui, je me réjouis de retrouver ton esprit d’Amour inconditionnel de toute l’humanité.

    L’homme totalement incompris de ses voisins trouve encore près de toi la compassion qui le ramène au bon sens de la vie, quand les autres vont pouvoir réfléchir sur le sens de leur perte par l’instinct grégaire qui sème la panique, et anéantit le troupeau.

    Merci Seigneur pour le comique de la situation au dépend de la bêtise, et qui rend à l’homme démuni face à l’égoïsme collectif, une joie spirituelle qui ravi comme un rire d’enfant de Dieu.

    • Lundi de la 4e semaine, année impaire 30 janvier 2017 19:54, par Marie-Françoise

      Le message de Jésus est radical, et cependant, sice n’était pas possible de suivre Jésus, Il nous donnerait pas le désir. Viens à notre secours, Seigneur, donne-nous un cœur d’enfant pour qu’on puisse entrer dans ton Royaume d’Mmour. Merci.