Lundi de la 7e semaine, année paire

Jésus interpella vivement l’esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »
Dimanche 23 février 2020

Jc. 3, 13-18 Ps.18 Mc. 9, 14-29

  • Le lundi 24 février 2020 iCal
    semaine 7 : Lundi de la 7e semaine, année paire

« En rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. »

Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Jésus redescend rayonnant de la montagne de la transfiguration, quand la foule le voit, elle est stupéfaite ! Le mystère de la relation à Dieu nous transfigure nous aussi. La foule est saisie de stupeur en voyant Jésus, comme elle le sera au moment de l’agonie et au moment où les femmes trouveront le tombeau vide. Pierre, Jacques et Jean rejoignent les disciples qui discutent avec les scribes à propos de l’enfant qu’ils n’ont pas pu guérir. Le père de l’enfant se heurte à l’incapacité, à l’impuissance des disciples, il s’en étonne. Les disciples eux-mêmes s’étonnent qu’ils n’ont pas pu faire ce que Jésus, leur maître, fait si souvent. La Passion et la Résurrection de Jésus qui sauve le monde est efficace, moyennant notre Foi. Aujourd’hui encore nous avons la possibilité de devenir « sauveurs » avec Jésus, l’unique Sauveur. Mais il nous manque « ce peu de foi » qui nous permettrait de faire appel à Jésus pour libérer les situations si difficiles.

"Un homme dans la foule répondit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’ont pas réussi. » Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le auprès de moi. » On l’amena auprès de lui. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit secoua violemment l’enfant ; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous ! » Jésus pénètre la souffrance de cet homme, alors la porte est ouverte à l’action de Dieu, il accomplit la guérison de cet enfant. Il lui redonne la santé du corps et de l’esprit, et à travers elle, celle du cœur. La foi des disciples est encore fragile, chancelante, ils doivent demander à Jésus d’augmenter leur foi. Peut-être ont-ils fait un certain nombre de gestes, prononcé un certain nombre de paroles sur cet enfant mais sans la conviction profonde que c’est Jésus Lui-même qui doit agir à travers eux. C’est ce qui explique pourquoi les disciples n’ont pas pu le guérir, alors que, plus tard, ils guériront eux-mêmes, au nom de Jésus. « Viens en aide à mon peu de foi, » est la prière nécessaire pour que Dieu puisse nous sauver. Jésus met autour de lui un climat de confiance, d’abandon et de foi qui va permettre à Dieu de faire son œuvre.

Jésus interpelle l’esprit mauvais : « Esprit qui rend muet et sourd, sors de cet enfant je te l’ordonne et n’y rentre plus jamais. » C’est alors la délivrance des infections diaboliques et la guérison de la maladie de l’enfant : « L’esprit poussa des cris, secoua violemment l’enfant, et il devint comme un cadavre. » Jésus le prend par la main et le remet debout. Il n’y a pas de duplicité ni de complicité avec le mal en Jésus qui interpelle vivement l’esprit mauvais ! Jésus dit à ses apôtres : "Ces démons ne se chassent que par la prière." Jésus nous demande de nous mettre à son école. La prière est la relation personnelle, intime, où l’on reçoit de Dieu ce qu’il nous faut pour vivre, où l’on reçoit de Dieu la puissance même pour vivre notre foi. Reconnaître Jésus comme vainqueur du mal est un acte de foi nécessaire pour prendre sa suite. Cette reconnaissance est en même temps une grâce qui vient de Lui, elle s’exerce en nous et sur les autres, en chassant le mal et en dissipant les ténèbres de notre cœur et de notre âme. C’est en étant guéris nous-mêmes que nous pouvons entrer en harmonie avec le don de Dieu. Dans une foi confiante, nous demandons la grâce de la prière, d’être les amis de Jésus, qui peuvent accomplir son œuvre de guérison.

Nous demandons la grâce d’être docile à l’Esprit-Saint pour donner au monde la Paix.

Vos témoignages

  • pierre 24 février 2020 15:33

    L’enfant épileptique est libéré, guéri, apaisé et relevé ar Jesus :

    Tout le mal qui « infeste » l’humain est expulsé par la confiance en Jésus. Bonté Divine sans limite.

    La confiance sans réserve envers Jésus guéri tout et permet à Jesus d’intervenir pour démêler les conséquences de nos excès (le chaud et le froid // le feu et l’eau)

    La docilité à l’Esprit Saint nous permet de mettre nos pas, nos vies dans l’exact sillage de la vie de Jésus, et non pas dans les hésitations de la foule, dont le zigzag spirituel, va du meilleur au pire.

    Les scribes et les disciples (qui sont restés en bas du Mont de la Transfiguration) débattent et ne font rien pour l’enfant, tandis les parents insistent sans trouver d’écoute à leur insistance : « si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »

    Les parents appellent « au secours pour eux même », devant leur incapacité à empêcher l’esprit du mal à agiter et terrasser leur enfant.

    Cet esprit mauvais résiste au disciples qui n’ont pas encore vécu « dans la prière en intimité avec Jésus » la Théophanie Mystique du Mont Thabor.

    Ce passage où Jesus révèle son intimité de Fils de Dieu à 3 disciples qu’il a invité à être proche de Lui dans la Prière.

    Présence de Dieu en Jesus confirmée par la Parole Divine.[Marc 9, 2-10] : et de la nuée, une voix se fit entendre « celui ci est mon Fils bien aimé, écoutez le » (nuée lumineuse qui est synonyme de proximité de la vie Divine tel que furent Elie et de Moise pour un hébreux)

    L’unité de la personne de Jesus (vraiment Homme et vraiment Dieu) rayonnant de la Lumière et de la Parole Divine, annonce et demande une écoute docile ( une coopération) pour l’avènement du Règne de Dieu sur le monde et au plus profond de l’humanité.

    Jésus souligne pour les disciples la cause de leur incapacité pour ramener l’enfant à la vie « selon Jesus » (corps et âme dans la vraie vie)

    L’esprit de division oppose les disciples aux scribes, les parents désemparés à l’enfant maltraité, la foule, « génération incroyante », à la présence de l’Esprit de Dieu en Jésus.

    Leçon de vie « Chrétienne selon Jesus - Christ » la prière personnelle et collective nous entretien dans la confiance en Dieu.

    Le risque est pour nous d’épiloguer sans fin comme les scribes, de débattre de nos incapacités comme les disciples qui sont restés « fidèle à la lettre », plutôt qu’à l’Esprit.

    La maladie de l’enfant épileptique est comme le symptôme d’une vie immature menée brutalement entre deux extrêmes sans juste milieu, la conséquence d’une dureté de cœur qui ouvre la brèche au lieu de réconcilier la théorie et la pratique.

    Viens Seigneur Jesus, aujourd’hui comme hier, et apaise notre cœur inquiet de demain.

    Nous te prions humblement, conscient de notre inconstance et de nos hésitations, qui sont aussi les traces de notre manque de confiance en toi.

    Nous te prions par ta prière d’une bienveillance incessante auprès de Dieu, Notre Père, source de toute vie et d’amour éternel (Eucharistie) de suppléer à notre incapacité à demeurer dans la docilité à ton Esprit Saint.

    Toi qui donne la Paix, la Vie, la Joie, toi qui a vaincu le mal sous toutes ses formes en tout temps et en tout lieux, sans jamais forcer la liberté de conscience nécessaire à chacun, donne nous part à ton Esprit Saint pour demeurer dans la Paix.

    Dans ce passage d’évangile, Jésus est un modèle pour soigner les blessures de l’enfance maltraitée avec Jésus-Christ comme Medecin ( vrai homme qui prend soin de l’enfant et relève le malade ) et comme Guide spirituel ( vrai Dieu qui connaît tout des âmes dans l’intimité de l’Esprit Saint).

  • Séverine 24 février 2020 05:41

    La foi de Marie porte le peu de foi que nous pourrions avoir. Qu’Elle nous guide, Mère du Sauveur du monde.

  • Matthieu 15 mai 2016 20:23

    Que le Saint Esprit augmente ma foi en ce temps ’ordinaire’, qui n’est jamais ’ordinaire’ car vécu en Eglise, Mère et Epouse.