Lundi 5 février 2018 — Dernier ajout samedi 14 mai 2016

Lundi de la 7e semaine, année paire

Jésus interpella vivement l’esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »

Jc. 3, 13-18 Ps.18 Mc. 9, 14-29

  • Le lundi 21 mai 2018 iCal
    semaine 7 : Lundi de la 7e semaine, année paire

"En rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux."

Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Jésus redescend rayonnant de la montagne de la transfiguration, quand la foule le voit elle est stupéfaite ! Le mystère de la relation à Dieu nous transfigure nous aussi. La foule est saisie de stupeur en voyant Jésus, comme elle le sera au moment de l’agonie et au moment où les femmes trouveront le tombeau vide. Pierre, Jacques et Jean rejoignent les disciples qui discutent avec les scribes à propos de l’enfant qu’ils n’ont pas pu guérir. Le père de l’enfant se heurte à l’incapacité, à l’impuissance des disciples, il s’en étonne. Les disciples eux-mêmes s’étonnent qu’ils n’ont pas pu faire ce que Jésus, leur maître, fait si souvent. La Passion et la Résurrection de Jésus qui sauve le monde est efficace, moyennant notre Foi. Aujourd’hui encore nous avons la possibilité de devenir « sauveurs » avec Jésus, l’unique Sauveur. Mais il nous manque « ce peu de foi » qui nous permettrait de faire appel à Jésus pour libérer les situations si difficiles.

"Un homme dans la foule répondit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’ont pas réussi. » Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le auprès de moi. » On l’amena auprès de lui. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit secoua violemment l’enfant ; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous ! » Jésus pénètre la souffrance de cet homme, alors la porte est ouverte à l’action de Dieu, il accomplit la guérison de cet enfant. Il lui redonne la santé du corps et de l’esprit, et à travers elle, celle du cœur. La foi des disciples est encore fragile, chancelante, ils doivent demander à Jésus d’augmenter leur foi. Peut-être ont-ils fait un certain nombre de gestes, prononcé un certain nombre de paroles sur cet enfant mais sans la conviction profonde que c’est Jésus Lui-même qui doit agir à travers eux. C’est ce qui explique pourquoi les disciples n’ont pas pu le guérir, alors que, plus tard, ils guériront eux-mêmes, au nom de Jésus. « Viens en aide à mon peu de foi, » est la prière nécessaire pour que Dieu puisse nous sauver. Jésus met autour de lui un climat de confiance, d’abandon et de foi qui va permettre à Dieu de faire son œuvre.

Jésus interpelle l’esprit mauvais : « Esprit qui rend muet et sourd, sors de cet enfant je te l’ordonne et n’y rentre plus jamais. » C’est alors la délivrance des infections diaboliques et la guérison de la maladie de l’enfant : « L’esprit poussa des cris, secoua violemment l’enfant, et il devint comme un cadavre. » Jésus le prend par la main et le remet debout. Il n’y a pas de duplicité ni de complicité avec le mal en Jésus qui interpelle vivement l’esprit mauvais ! Jésus dit à ses apôtres : « Ces démons ne se chassent que par la prière. » Jésus nous demande de nous mettre à son école. La prière est la relation personnelle, intime, où l’on reçoit de Dieu ce qu’il nous faut pour vivre, où l’on reçoit de Dieu la puissance même pour vivre notre foi. Reconnaître Jésus comme vainqueur du mal est un acte de foi nécessaire pour prendre sa suite. Cette reconnaissance est en même temps une grâce qui vient de Lui, elle s’exerce en nous et sur les autres, en chassant le mal, et en dissipant les ténèbres de notre cœur et de notre âme. C’est en étant guéris nous-mêmes que nous pouvons entrer en harmonie avec le don de Dieu. Dans une foi confiante, nous demandons la grâce de la prière, d’être les amis de Jésus, qui peuvent accomplir son œuvre de guérison.

Nous demandons la grâce d’être docile à l’Esprit-Saint pour donner au monde la Paix.

Vos témoignages

  • Matthieu 15 mai 2016 20:23

    Que le Saint Esprit augmente ma foi en ce temps ’ordinaire’, qui n’est jamais ’ordinaire’ car vécu en Eglise, Mère et Epouse.