Dimanche 12 mars 2017 — Dernier ajout mercredi 4 janvier 2017

Lundi de la 2e semaine de Carême

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. »

Dn. 9, 4-10
Ps. 78
Lc. 6, 36-38

  • Le lundi 13 mars 2017 iCal
    Deuxième semaine de Carême : Lundi de la 2e semaine de Carême

"Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés."

L’apôtre Paul écrivait aux Romains : « Mais toi, pourquoi juges ton frère ? Et toi, pourquoi méprises ton frère ? Il nous faudrait en finir avec les jugements des uns sur les autres. Le jugement est délicat et complexe et il manque de réalisme s’il n’est pas mené jusqu’au bout. Le jugement est implicite en nous, dans un regard, on ne peut pas observer, écouter, vivre, sans juger. Si nous avons une responsabilité nous jugeons. Le venin qui vient de notre jugement doit être ôter de notre cœur : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, » est immédiatement suivi par le commandement : « Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés. » L’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer par une condamnation ou par une justification. Les jugements négatifs sont repris et bannis de la Parole de Dieu. Nous voulons regarder les réalités de la vie et du monde à travers le regard de Jésus, à travers son œuvre de Salut pour l’humanité. Quand nous avons conscience de notre misère, nous n’émettons plus de jugement sur l’autre mais nous demandons pour tous la miséricorde. C’est par son amour que Jésus nous sauve et nous lui demandons la grâce de lui devenir semblable. Par son humilité Jésus donne un remède à notre misère et à notre faiblesse : Quand nous sommes touchés dans notre propre chair par la misère des frères, nous recevons de Dieu pour eux une attitude nouvelle de miséricorde.

"Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;" La charité sincère nous lie d’affection entre nous. Pour aimer notre frère, il nous faut nous aimer nous-même sans nous surestimer. C’est dans la douce Lumière de Jésus qui nous sauve, que nous parvenons à voir les lumières de nos frères, leurs mérites et leurs valeurs. Nous ne minimisons pas nos défauts, mais nous les remettons à la miséricorde de Dieu. « Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, » dit Paul. Pour estimer son frère, il ne faut pas s’estimer trop soi-même, il ne faut pas être trop sûr de soi. Dans notre marche vers Pâques, nous mettons nos pas dans les pas de Jésus, nous acquérons ainsi les sentiments qui étaient dans son cœur. Jésus, dans sa vie sur la terre n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu. Quand il fut baptisé par Jean, il se trouvait dans la foule avec les pécheurs, lui l’unique juste. Dieu qui nous sauve nous demande une attitude semblable à la sienne. L’attitude que nous avons pour nos frères est l’attitude que nous avons avec Dieu lui-même. La mesure avec laquelle nous bâtissons la communauté sera débordante pour nous.

"Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » Les commérages sont l’une des choses qui empoisonnent le plus la vie commune. Il ne nous suffit pas de ne pas dire du mal des autres, il faut aussi empêcher que les autres le fassent en notre présence. L’ambiance d’une communauté est tellement différente quand on prend au sérieux l’amour des frères. Paul dit à la communauté des Philippiens : « Mettez le comble à ma joie par l’accord de vos sentiments : ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment ; n’accordez rien à l’esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l’humilité estime les autres supérieurs à soi ; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres. Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus. » Nous voulons nous montrer compatissants, comme notre Père est compatissant. Le cœur de Dieu est rempli de tendresse, il nous suffit de nous tourner vers Lui et dans notre misère nous sommes illuminés par son visage plein d’amour pour nous car nous avons besoin d’une grande compassion ! « Misère » et « cœur » sont inscrits dans le mot « miséricorde. » L’attitude de miséricorde est guérissante pour nous qui nous reconnaissons pécheurs dans un peuple de pécheurs, nous demandons le pardon de Dieu.

Nous nous tournons vers notre Père plein de miséricorde et nous lui demandons que le Saint Esprit nous soit donné.

Vos témoignages

  • Genevieve 12 mars 2017 17:06

    L’ humanité est fait des pauvres pécheurs, merci cher Père Gilbert de donner des paroles d’espérance qui visent à ôter le venin de notre cœur.
    Car Dieu n’est qu’Amour.
    Il n ’est que Bonté et veut la Vie pour ses enfants.
    Loué sois-Tu Seigneur Jésus pour Ta parle qui édifie et relève.