Lundi de la 2e semaine de Carême

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. »
Dimanche 25 février 2018 — Dernier ajout jeudi 14 décembre 2017

Dn. 9, 4-10 Ps. 78 Lc. 6, 36-38

  • Le lundi 26 février 2018 iCal
    Deuxième semaine de Carême : Lundi de la 2e semaine de Carême

"Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés."

Dans notre marche vers Pâques, nous mettons nos pas dans les pas de Jésus, nous acquérons ainsi les sentiments qui étaient dans son cœur. Le jugement est implicite en nous, dans un regard, on ne peut pas observer, écouter, vivre, sans juger. Le venin qui vient de notre jugement négatif doit être ôter de notre cœur. L’apôtre Paul écrivait aux Romains : Mais toi, pourquoi juges ton frère ? Et toi, pourquoi méprises ton frère ? Le jugement est délicat et complexe et il manque de réalisme s’il n’est pas mené jusqu’au bout, dans une connaissance aimante de la personne. Il nous faudrait en finir avec les jugements négatifs des uns sur les autres. « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, » est immédiatement suivi par le commandement de Jésus : « Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés. » L’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer par une condamnation ou par une justification. Nous voulons regarder les réalités de la vie et du monde à travers le regard de Jésus, à travers son œuvre de Salut pour l’humanité. Quand nous avons conscience de notre misère, nous n’émettons plus de jugement sur l’autre mais nous demandons pour tous la miséricorde.

"Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;" La charité sincère nous lie d’affection entre nous. Pour aimer notre frère, il nous faut nous aimer nous-même sans nous surestimer. Nous ne minimisons pas nos défauts, mais nous les remettons à la miséricorde de Dieu. C’est dans la douce Lumière de Jésus qui nous sauve que nous parvenons à voir nos frères dans la lumières et dans leurs valeurs. Pour estimer son frère, il ne faut pas s’estimer trop soi-même, il ne faut pas être trop sûr de soi. Jésus, dans sa vie sur la terre n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu. Quand il fut baptisé par Jean, il se trouvait dans la foule avec les pécheurs, lui l’unique juste. Dieu qui nous sauve nous demande une attitude semblable à la sienne. L’attitude que nous avons pour nos frères est l’attitude que nous avons avec Dieu lui-même. La mesure avec laquelle nous bâtissons la communauté sera débordante pour nous.

"Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » Les commérages sont l’une des choses qui empoisonnent le plus la vie commune. Il ne nous suffit pas de ne pas dire du mal des autres, il faut aussi empêcher que les autres le fassent en notre présence. L’ambiance d’une communauté est tellement différente quand on prend au sérieux l’amour des frères. Nous voulons nous montrer compatissants, comme notre Père est compatissant. Le cœur de Dieu est rempli de tendresse, il nous suffit de nous tourner vers Lui et dans notre misère nous sommes illuminés par son visage plein d’amour pour nous. Nous avons besoin d’une grande compassion ! « Misère » et « cœur » sont inscrits dans le mot "miséricorde." L’attitude de miséricorde est guérissante pour nous qui nous reconnaissons pécheurs dans un peuple de pécheurs. Nous demandons le pardon de Dieu. Par son humilité Jésus donne un remède à notre misère et à notre faiblesse. C’est par son amour que Jésus nous sauve et nous lui demandons la grâce de lui devenir semblable. Quand nous sommes touchés dans notre propre chair par la misère de nos frères, nous recevons de Dieu pour eux une attitude nouvelle de miséricorde.

Nous nous tournons vers notre Père plein de miséricorde et nous lui demandons que le Saint Esprit nous soit donné.

Vos témoignages

  • pierre 26 février 2018 15:55

    La dépréciation de l’être humain dans la souffrance morale et les tortures physiques est une manifestation de l’esprit diabolique, infernal et influant dans l’histoire des hommes.

    Le cinéma et la politique, dans leur rôle médiatique et populaire, usent sans scrupules du scénario dramatique qui fait du salaud réprouvé, à anéantir sans pitié, le faire valoir des justes sentiments, du héros vainqueur du méchant.

    Ce qui ne résout pas pour autant le malheur du monde où la violence gratuite et le préjugé infondé sèment abondamment le désir de vengeance et le désespoir d’une vie mal aimée.

    Ce que Jésus a annoncé et dénoncé à travers sa vie de Porte Parole de Dieu, sa Passion d’Agneau de Dieu et sa Résurrection de Fils de Dieu.

    Il est bon de réviser le ministère de la Miséricorde don de Jésus à ses disciples( St Jean : ch 20, 21-23)

    21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

    Et il est aussi bon de se laisser pénétrer de la bénédiction du rituel du pardon utilisé par les prêtres :

    "Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; Par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit-Saint pour la rémission des péchés : Par le ministère de l’Eglise qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés".

    Nous répondons : AMEN ! J’y crois, ainsi soit il !

    IL est bon et doux de recevoir au Nom du Père et du Fils, la garantie de "l’Esprit Saint" qui pardonne tous les pêchés, voilà ce qui donne la paix au cœur des tourments de la vie humaine maltraitée par une société sans état d’âme.

    Les blessures de l’âme et du corps, sont impossibles à supporter sans la certitude de l’amour vainqueur sur tout ce qui détruit la vie en nous : Jésus donne la certitude de son Saint Amour Divin, plus solide que le pauvre amour humain.

    Comme St Pierre, nous pouvons que difficilement pardonner 7 fois de suite, avant de tomber dans le besoin d’être réanimé par l’Esprit Saint qui nous rappelle que nous sommes aimés de Jésus. C’est Lui qui nous devance, nous accompagne et nous attend sur ce chemin de vie dans Son Esprit Saint.

  • 26 février 2018 09:35

    Ce qui est écrit la est poignant ! C’est beau , on sent que ça vient du cœur, d’un cœur vrai et pur ! Juste je ne comprends pas « ne condammez pas et vous ne serez pas condamné » , or on peut voir qu’il y a des personnes qui n’ont jamais fait de mal ou autre, et qui du jour au lendemain se retrouve condamné !

  • Luc 25 février 2018 09:39

    Cette homelie contient des enseignements dont j ai personellement tres besoin. Merci.

  • Genevieve 12 mars 2017 17:06

    L’ humanité est fait des pauvres pécheurs, merci cher Père Gilbert de donner des paroles d’espérance qui visent à ôter le venin de notre cœur. Car Dieu n’est qu’Amour. Il n ’est que Bonté et veut la Vie pour ses enfants. Loué sois-Tu Seigneur Jésus pour Ta parle qui édifie et relève.