Lundi de la 2e semaine de l’Avent

je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison.
Dimanche 9 décembre 2018

Is. 35, 1-10 Ps. 84 Lc. 5, 17-26

  • Le lundi 10 décembre 2018 iCal
    Semaine Avent 2 : Lundi de la 2e semaine de l’Avent

"Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons."

L’Évangile de la miséricorde manifeste la compassion de Jésus pour l’humanité. Il fait ce qu’il dit, il annonce la venue du Royaume. Assumer notre humanité jusqu’au bout, c’est vivre en enfant de Dieu en nous laissant habiter par l’Esprit Saint. La guérison est un enseignement, mais le pardon l’est encore plus. Jésus fait route avec nous, il nous enseigne et nous fortifie. En lui est un chemin qui nous mène à notre vérité, à notre liberté. Jésus vient nous emmener à la plénitude de notre être humain. Il nous apprend comment retrouver notre Source, être relié à notre Père. Entrer dans le monde de Dieu et de son agir envers l’homme, c’est entrer dans un univers qui dépasse notre compréhension humaine. C’est à partir de la foi de ceux qui arrivent, portant cet homme malade, que Jésus agit. Cette foi a pu se communiquer à ce paralysé : "Crois, aie confiance, espère." Dans la période de l’Avent, nous sommes dans l’attente de Jésus, le Sauveur du monde. Le pardon et la guérison sont une recréation, une manifestation de la force de vie du Christ Jésus.

"Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. » Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » Marc a signalé que Jésus a appelé quatre disciples. Ces quatre hommes pourraient être les quatre disciples de Jésus qui ont été chercher leur ami paralysé pour que Jésus exerce sur lui cette œuvre de puissance : « Voyant leur foi, » dit Jésus. Dieu se fait homme pour sauver l’humanité de sa principale maladie : le péché qui est l’éloignement de Dieu, l’incapacité d’aimer. C’est sous le signe de la guérison que Jésus commence son ministère. Les guérisons sont le signe de la venue du Royaume de Dieu et du salut de l’homme. Jésus commence par l’essentiel, il va guérir cet homme paralytique intérieurement. Jésus ne guérit pas d’abord le handicap, mais il pardonne les péchés. Toutes les guérisons sont le signe de la guérison fondamentale opérée par le pardon de Dieu.

« Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » Les pharisiens et les scribes sont choqués par les paroles de Jésus : "Dieu seul peut pardonner les péchés." Jésus précise que pardonner les péchés et permettre au paralytique de se lever découlent de la même force divine de guérison. Cet homme paralytique c’est relevé, c’est une grâce de Résurrection. Il naît à une vie nouvelle, une vie d’homme libre. Cet homme ne laisse pas là sa civière, il l’emporte avec lui. Guéris, nous emportons avec nous des traces de notre maladie. La guérison du paralytique est le signe de ce qu’est réellement le miracle : un pardon. L’action de grâce est fondamentale à la Communauté des vivants.

Nous demandons la grâce d’une grande foi en Jésus.

Vos témoignages

  • Marie- Françoise 9 décembre 2018 20:29

    Sainte Marie, Mère de l’ Église protège vos prêtres. Merci pour le Père Gilbert.

  • David 9 décembre 2018 20:28

    Merci Dieu notre Père d’àvoir envoyé Jésus Ton Fils pour nous pardonner nos péchés, et merci pour vos prêtres qui au Nom du Pere, de Jésus et du Saint Esprit pardonne nos péchés.

  • pierre 11 décembre 2017 09:05

    Il est étonnant et merveilleux de parcourir la Bible et l’Evangile, et de retrouver au quotidien, un passage où Jésus renouvelle encore mon regard, mes pensées et ma Foi.

    Dans la ferveur de la jeunesse, guidé par l’enseignement catholique, j’étais bien caché dans la foule qui s’émerveille de l’action de Jésus. Dans un temps de service avec l’hospitalité Diocesaine, j’étais porteur d’espérance pour ces lourds handicaps qui paralysent le corps et l’esprit.

    J’ai connu aussi un temps d’épreuve personnelle et d’égarement où je me suis retrouvé épuisé sur ce lit de malade, enfermé dans un corps et un esprit malade, tout autant par mon épuisement personnel, que par l’indifférence de mon entourage, pris dans les affres de tiraillements existentiels entre l’esprit du monde et l’Esprit Saint.

    Aujourd’hui, l’Esprit du Seigneur vient encore à mon secours pour débusquer les pensées et raisonnements qui n’ont rien à faire dans la Foi en Jésus. Comme les scribes et pharisiens venus en objecteurs de conscience, ces formes du doute sur la présence de « L’Esprit de Dieu avec nous » se cachent sous l’apparence de la science humaine et des règles religieuses.

    Le plus facile dans la Foi reste une entière confiance en Jésus, là où le Seigneur enseigne et de toute évidence fait ce qu’il et dit ce qu’il fait : Confiance qui révèle l’action de la grâce Divine et action de la Grâce Divine qui révèle et relève celui qui fait Confiance.

    Voilà la demeure où tu nous attends Seigneur Jésus, quand nous retrouvons l’Esprit d’Enfance Spirituel où tu nous a fait grandir dans ton amour bienveillant. Merci Seigneur pour tout ce que tu ne cesses de nous donner. Ton Eucharistie nous rassemble, toi qui est né à Bethleem ( la maison du pain) tu ne cesses de venir nous partager ta vie pour nous conduire à ta demeure, et demeurer avec ton peuple dans la Grâce de gratitude pour avoir reçu de ta part la possibilité de Vie éternelle dans L’Esprit Saint.

  • pierre 5 décembre 2016 14:39

    Toute maltraitance laisse des traces. L’humanité en prise avec ses passions ne cesse de se maltraiter, parce qu’elle est tentée de trouver la voie du bonheur par elle même (humanisme). Une situation que Jésus vient guérir en prenant sur lui la cause fondamentale du malheur humain : la rupture de toute relation avec l’amour divin.

    Le Christianisme nous touche dans les fondamentaux de notre vie, non pour nous enfoncer dans notre condition malheureuse, mais au contraire pour nous ressourcer à la vraie vie, celle qui nous rend tous bien heureux. Et cette Vie s’appelle Jesus-Christ, Dieu avec nous, et nous appelle à demeurer avec lui.

    Quand nous sommes paralysés par le légalisme et l’égoïsme, Jesus nous démontre que la solidarité avec l’humanité souffrante abandonnée à l’écart, peut faire des miracles, tant pour le paralytique qui ne croyait plus à rien, que pour les spectateurs indignés qui ont laissé leur cœur loin de l’amour du prochain, que pour la foule intimidée qui n’osait plus prendre des initiatives et perdait le sens divin de cette relation.

    Jésus fait des miracles dans le cœur des hommes bien avant que cela apparaîsse dans la vie sociale. Cela nous réjouit car sa présence est la garantie contre toute adversité sur nos vies. Mais elle exige que nous lui donnons la confiance qu’il mérite, car c’est lui seul qui peut nous sauver réellement des griffes de l’adversaire de l’humanité…et de la mauvaise foi qui perturbe si souvent nos relations, …au point de les rendre inhumaines.