Dimanche 4 décembre 2016 — Dernier ajout samedi 8 octobre 2016

Lundi de la 2e semaine de l’Avent

Jésus s’adressa à celui qui était paralysé, je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison.

Is. 35, 1-10 Ps. 84 Lc. 5, 17-26

  • Le lundi 5 décembre 2016 iCal
    Semaine Avent 2 : Lundi de la 2e semaine de l’Avent

"Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons."

Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. La guérison est un enseignement, mais plus encore le pardon. Quatre hommes portent cette civière, Marc a signalé par ailleurs que Jésus a déjà appelé quatre disciples. Ces quatre hommes pourraient être les quatre disciples de Jésus qui ont été chercher leur ami paralysé pour que Jésus exerce sur lui cette œuvre de puissance : « Voyant leur foi. » Dieu se fait homme pour sauver l’humanité de sa principale maladie : le péché qui est l’éloignement de Dieu, l’incapacité d’aimer. C’est sous le signe de la guérison que Jésus commence son ministère. Les guérisons sont le signe de la venue du Royaume de Dieu et du salut de l’homme. L’Évangile de la miséricorde manifeste la compassion de Jésus pour l’humanité. Il fait ce qu’il dit, il annonce la venue du Royaume. C’est à partir de la foi de ceux qui arrivent, portant cet homme malade, que Jésus agit. Cette foi a pu se communiquer à ce paralysé : "Crois, aie confiance, espère." En cette période de l’Avent, nous sommes dans l’attente de Jésus, le Sauveur du monde.

"Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Jésus commence par l’essentiel, il va guérir cet homme paralytique intérieurement. Jésus ne guérit pas le handicap, mais il pardonne les péchés. Toutes les guérisons sont à la fois la conséquence et le signe de la guérison fondamentale du pardon de Dieu. La guérison du paralytique sera le signe de ce qu’est réellement le miracle : le pardon. Les pharisiens et les scribes sont choqués par les paroles de Jésus : Dieu seul peut pardonner les péchés. Jésus précise que pardonner les péchés et permettre au paralytique de se lever découlent de la même force divine de guérison. Jésus dit alors : Qu’est-ce qui est le plus facile à dire : tes péchés te sont pardonnés ou bien lève-toi et marche ? Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés, lève-toi et marche dit-Il !

« Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » La foi du paralytique incite Jésus à intervenir, mais la foi de l’ensemble du groupe agit. Entrer dans le monde de Dieu et de son agir envers l’homme, c’est entrer dans un univers qui dépasse notre compréhension humaine. Jésus fait route avec nous, il nous enseigne et nous fortifie. En lui est une issue qui nous mène à notre vérité, à notre liberté. Jésus vient nous mener à la plénitude de notre être humain. Il nous apprend comment retrouver notre Source, être relié au Père. Assumer notre humanité jusqu’au bout, c’est remplir notre condition d’enfant de Dieu en nous laissant habiter par l’Esprit Saint. Cet homme paralytique s’est éveillé et il s’est relevé, c’est une grâce de Résurrection. Il naît à une vie nouvelle, une vie d’homme libre. Le pardon et la guérison sont un relèvement, une recréation, une participation à la force de vie du Christ. Il retrouve son autonomie, la possibilité de gagner sa vie, il ne sera plus dépendant. Mais sa vie devra être renouvelée intérieurement. Cet homme ne laisse pas là sa civière, il l’emporte avec lui. Guéri, nous emportons avec nous des traces de notre maladie, des cicatrices qui feront encore mal. Jésus, après sa résurrection, s’est montré avec les plaies de sa passion. "Ils glorifièrent Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes ” L’action de grâce est fondamentale à la Communauté des vivants.

Nous demandons la grâce d’une grande foi en Jésus.

Vos témoignages

  • pierre 5 décembre 2016 14:39

    Toute maltraitance laisse des traces. L’humanité en prise avec ses passions ne cesse de se maltraiter, parce qu’elle est tentée de trouver la voie du bonheur par elle même (humanisme). Une situation que Jésus vient guérir en prenant sur lui la cause fondamentale du malheur humain : la rupture de toute relation avec l’amour divin.

    Le Christianisme nous touche dans les fondamentaux de notre vie, non pour nous enfoncer dans notre condition malheureuse, mais au contraire pour nous ressourcer à la vraie vie, celle qui nous rend tous bien heureux. Et cette Vie s’appelle Jesus-Christ, Dieu avec nous, et nous appelle à demeurer avec lui.

    Quand nous sommes paralysés par le légalisme et l’égoïsme, Jesus nous démontre que la solidarité avec l’humanité souffrante abandonnée à l’écart, peut faire des miracles, tant pour le paralytique qui ne croyait plus à rien, que pour les spectateurs indignés qui ont laissé leur cœur loin de l’amour du prochain, que pour la foule intimidée qui n’osait plus prendre des initiatives et perdait le sens divin de cette relation.

    Jésus fait des miracles dans le cœur des hommes bien avant que cela apparaîsse dans la vie sociale. Cela nous réjouit car sa présence est la garantie contre toute adversité sur nos vies. Mais elle exige que nous lui donnons la confiance qu’il mérite, car c’est lui seul qui peut nous sauver réellement des griffes de l’adversaire de l’humanité…et de la mauvaise foi qui perturbe si souvent nos relations, …au point de les rendre inhumaines.