Dimanche 27 novembre 2016

Lundi de la 1re semaine de l’Avent

« Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. »

Is. 2, 1-5 Ps.121 Mt. 8, 5-11

  • Le lundi 28 novembre 2016 iCal
    Semaine Avent 1 : Lundi de la 1re semaine de l’Avent

"Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »

Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Nous admirons l’audace de cet homme, centurion de l’armée, qui demande à Jésus la guérison de son serviteur. La conversion se profile devant nous, quand nous intercédons pour nos frères. Nous disons à Jésus : Seigneur, viens, je sais que tu feras quelque chose pour nous sauver, je veux vraiment le croire. Dans la famille, dans le village, dans l’Église, nous avons besoin d’être guéri. Notre foi en Dieu se traduit par une confiance en Jésus qui est en agonie dans ses frères jusqu’à la fin des temps. Tout ce qui est force de vie, force de combat, nous allons le mettre en œuvre pour construire la communauté ou les pauvres auront la première place. Jésus vient dans notre "Capharnaüm," ce "chez nous", symboliquement le grenier, la cave ou une pièce où nous avons entassé toutes sortes de choses, là Jésus apporte sa lumière ! Mais Capharnaüm est aussi notre peuple, avec ses malades fréquemment oubliés en raison du rythme frénétique qui caractérise notre vie. Nous courrons sans cesse sans songer à ceux qui, à cause de la maladie ou d’autres circonstances, restent en marge et ne peuvent pas suivre ce rythme. Cependant, Jésus nous disait : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

"Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va,” et il va ; à un autre : “Viens,” et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci,” et il le fait. » Ce qui frappe d’abord chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il crie sa peine, il a besoin d’être aidé : il tend la main vers Jésus. Il sent qu’il n’a pas le moindre droit sur Jésus, qu’il ne peut même pas exiger sa visite. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse devant Jésus : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit". Le centurion de Capharnaüm n’oublie pas son serviteur souffrant au lit, parce qu’il l’aime. Même s’il est plus puissant que son serviteur placé sous son autorité, il lui est reconnaissant par toutes ces années de service ; il l’estime profondément. Aussi, poussé par son amour, s’adresse-t-il à Jésus, et en Sa présence, il fait une extraordinaire confession de foi, que la liturgie eucharistique recueille : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » Centurion, cet homme est maître de cent soldats. "Tu peux guérir mon serviteur" dit-il à Jésus.

"À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi." Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux." La confession de foi concrète de ce centurion s’appuie sur l’espérance ; elle jaillit de la confiance mise en Jésus Christ, ainsi que d’un sentiment d’indignité personnelle qui lui permet de reconnaître son propre dénuement. Nous ne pouvons approcher Jésus que dans une démarche humble, comme celle du centurion. C’est ainsi que nous pourrons vivre l’espoir de l’Avent : Espoir de salut et de vie, de réconciliation et de paix. Seul peut espérer celui qui reconnaît sa pauvreté et se rend compte que le sens de sa vie ne se trouve pas en lui-même, mais en Dieu. Approchons-nous de Jésus avec confiance, et que la prière du centurion soit aussi la nôtre. A la communion eucharistique, chaque jour, depuis deux mille ans nous redisons encore : « Seigneur je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et je serai guéri ! » Cette phrase est devenue la prière des croyants qui s’approchent du Corps du Christ. Nous sommes heureux de célébrer ensemble l’Eucharistie, d’entendre la Parole de Dieu, de recevoir le Corps et le Sang de Jésus pour nous laisser transformer en Lui !

Nous demandons la grâce de grandir dans la foi en Dieu qui peut nous sauver.