Mardi 30 octobre 2018 — Dernier ajout jeudi 27 septembre 2018

Lundi de la 34e semaine, année paire

« Elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre ».

Ap. 14, 1…5 Ps. 23 Lc. 21, 1-4

  • Le lundi 26 novembre 2018 iCal
    semaine 34 : Lundi de la 34e semaine, année paire

Jésus enseigne dans le Temple !

Levant les yeux, il vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve indigente qui y mettait deux piécettes. Dans le don de la veuve, Jésus nous montre qu’il ne faut pas se fier aux apparences et regarder les cœurs. Il ne vient pas dire qu’il nous faille tout donner de ce que nous avons. Il nous faut du discernement car nous sommes responsable du bien être de tous, de ce qui se passe autour de nous. L’enseignement de Jésus porte sur la gratuité de l’amour infini de Dieu ! Il nous est donné de le comprendre grâce à sa réaction devant ceux qui font leur offrande : Une misérable veuve offre aussi son obole. Jésus s’exclame : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence, elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre. » Jésus connaît le secret du cœur de cette femme. Des gens riches mettent de fortes sommes d’argent dans le tronc du trésor.

"Elle, de son dénuement, a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » « Il vit aussi une veuve indigente. » Jésus nous interpelle à regarder la qualité de notre offrande dans le don de notre temps, de nos talents, de notre présence. Il y a toujours du temps pour les choses qu’on trouve importantes. Lorsque nous mettons volontiers de notre temps dans les soins de nos proches, même si cela nous amène au-delà de nos limites, nous expérimentons l’amour. S’il est vrai que notre foi dans le Christ est authentique, nous devons mettre une partie de nos biens, notre temps et de nos talents au service des autres, de gaieté de cœur. La miséricorde ne mérite pas d’être louée seulement à cause de l’abondance des bienfaits, mais quand elle procède d’une pensée droite et miséricordieuse. Jésus n’a pas loué ceux qui jetaient beaucoup dans le tronc des offrandes ; il a loué la veuve pour y avoir mis deux piécettes qu’elle avait prises de son indigence, avec une pensée droite, pour les jeter dans le trésor de Dieu. Il ne devrait pas en être autrement dans notre relation à Dieu et à notre prochain : C’est l’homme qui a pitié de ses semblables dans son cœur qui est réputé miséricordieux devant Dieu. Une intention droite, sans effet visible, vaut mieux que beaucoup d’œuvres éclatantes sans intention droite.

« Vraiment, je vous le dis, cette veuve qui est pauvre a mis plus qu’eux tous." Car tous ceux-là ont mis de leur superflu dans les offrandes ! C’est dans un élan d’espérance contre toute espérance que cette femme a agit. Sa confiance en Dieu va jusqu’à l’audace de tout donner. Mue par l’Esprit Saint, ne comprenant pas cet élan, elle jette ses deux dernières petites piécettes dans le tronc du Temple. Elle entend l’enseignement et les réflexions de Jésus, elle l’aime et elle ne le lâchera pas. L’enseignement de Jésus la fait entrer dans un don d’elle-même sans retour. La manière dont l’œuvre de Dieu se réalise en nous est très mystérieuse ! « Vraiment, tu es un Dieu caché, Dieu d’Israël Sauveur ! » C’est ainsi qu’est chanté le chant de l’Amour nouveau, celui d’être tout donné à l’Amour infini de Dieu. "Ils chantaient un chant nouveau devant le trône." Personne ne pouvait apprendre ce chant sinon ceux qui vivent au rythme de l’Agneau de Dieu, celui qui a tout donné à la Croix. Jésus nous attache à l’humilité, au fait de se faire petit, de prendre la dernière place. Dans la pauvreté d’esprit, dans la pureté de cœur, nous vivons l’amour de la justice dans un esprit de paix.

Nous demandons la grâce d’entrer dans le bonheur de l’espérance avec un abandon total.