Lundi 4 janvier 2016

Mardi après l’Épiphanie

« En débarquant, Jésus vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger. »

1 Jn. 4, 7-10 Ps. 71 Mc. 6, 34-44

  • Le mardi 5 janvier 2016 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Mardi après l’Épiphanie

« L’heure étant déjà très avancée, ses disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « L’endroit est désert et l’heure est déjà très avancée ; renvoie-les afin qu’ils aillent dans les fermes et les villages d’alentour s’acheter de quoi manger. »

Il leur répondit : « Donnez- leur vous- mêmes à manger. » Jésus est parti à l’écart en barque avec ses disciples pour se reposer et pour prier, quand il arrive à l’autre rive, toute la foule les attend ! L’attitude de Jésus est saisissante, il est rempli de pitié envers ce peuple, car « ils étaient comme des brebis sans berger, » il est touché au plus profond de lui-même en voyant cette foule, alors il se met à les enseigner. Jésus est là, présent comme le bon berger, qui se laisse toucher par le besoin et l’attente de ce peuple. Il aime ses amis, il les a aimés le premier, il est pris de pitié pour cette foule et il a de la compassion pour elle. Il commence donc « à les instruire longuement » pour qu’ils retrouvent le sens de ce qu’il font, qu’il puisse se resituer dans leur vie et que cette vie reprenne un sens de beauté et de Lumière. Un lien d’amour s’est établi entre Jésus et ce peuple, c’est un cœur à cœur avec le bon berger. Quand Jésus les a instruits longuement, qu’ils sont là, réunit autour de lui, et qu’ils ont passé beaucoup de temps à l’écouter, car "elles étaient comme des brebis sans berger, il lui faut maintenant les nourrir ! « Dieu est donc lui-même ce « souper qui recrée en enflammant l’amour ». Il recrée son épouse par sa libéralité, il l’enflamme d’amour par la bienveillance qu’il lui témoigne », dit Jean de la Croix. "Toute la vie de Jésus manifeste cet immense amour qui ira jusqu’au don de lui-même dans l’Eucharistie.

"Ses disciples disent à Jésus : « Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? » Il leur dit : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’en étant informés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Alors le Seigneur Jésus qui a pris le temps de les enseigner longuement, qui a pris le temps de leur annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume des Cieux, lui qui est devenu tout proche de chacun veut les nourrir. Le soir, alors que la journée fut longue et que les gens semblent affamés, Jésus invite ses disciples à leur donner à manger. Les disciples n’ont pas de pain ! Cependant un jeune garçon a trois petits pains et quelques petits poissons ! On le dit à Jésus ; Il prend le pain, il prend les poissons, il les donne aux disciples après les avoir bénit. Avec les disciples, Jésus nourrit ce peuple, à partir de ce peu de nourriture, cinq pains et deux poissons, tous mangent à leur faim ! Aujourd’hui encore, lorsque nous mangeons à la table du Seigneur, nous mangeons tous à notre faim ; personne n’est laissé de côté. Cette nourriture, ce sont les disciples qui vont la donner au Peuple de Dieu. « Et l’on ramassa douze corbeilles pleines de pain et de poissons. » Les douze apôtres se retrouvent dans une plénitude nouvelle pour avancer, c’est ainsi que Dieu est présent à nos cotés alors que nous pouvions nous sentir seuls. Jésus est le bon berger qui nous donne ce qui nous est nécessaire, il nous faut demeurer avec le bon berger.

"Tous mangèrent et furent rassasiés ; et l’on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Cet Évangile est une merveilleuse manifestation de l’amour de Dieu pour nous. Il nous faut croire que Jésus, qui a eu pitié de cette foule, a aujourd’hui encore pitié de nous. Il nous faut prendre le temps d’écouter la Parole de Dieu, dégager des espaces pour entrer dans la compréhension de ce que nous avons à vivre, et nous pourrons connaître Dieu, faire l’expérience de son amour. Nous avons la certitude absolue que dans les moments difficiles, nous sommes privilégiés par son amour invincible. Dans une confiance infinie nous allons nous mettre à l’école de Jésus, adhérer à lui, faire corps avec lui dans la communion de l’Esprit Saint pour former son Corps qui est l’Église. Le Seigneur vient nous nourrir par son repas, par sa parole, par son enseignement. Avant de rompre le pain et les poissons, le Seigneur Jésus lève les yeux au ciel et prononce la bénédiction. En levant les yeux au ciel, Jésus nous montre combien ce regard qu’il pose sur chacun d’entre nous est le regard de tendresse et d’amour de son Père pour ses enfants : « Voici à quoi se reconnaît l’amour, ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés le premier. » Le Seigneur Jésus est le médiateur entre Dieu et les hommes qu’il aime, il nous regarde avec un cœur plein d’amour et de compassion.

Nous demandons à Dieu la grâce d’entrer dans la plénitude de l’amour.

Vos témoignages

  • 5 janvier 2016 18:44

    Il est important de prendre le temps de se laisser instruire par la Parole de Dieu et de regarder avec Lui la vie quotidienne, les autres et aussi nous-mêmes ! Le récit de la Multiplication des pains nous invite à participer à une « lectio divina » dirigée par Jésus et nous fait prendre conscience que de ce fait nous transmettons aux autres ce dont ils ont besoin pour vivre….

  • 5 janvier 2016 07:04

    Je trouve que cette confiance que donne Jésus à ses disciples est un don immense, dont nous bénéficions tous. Merci,Père.