Mardi 21 juin 2016

Mercredi de la 12e semaine, année paire

Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, ni un arbre malade produire de beaux fruits.

2R. 22, 8-13
Ps. 118
Mt. 7,15-20

  • Le mercredi 22 juin 2016 iCal
    semaine 12 : Mercredi de la 12e semaine, année paire

"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?

Jésus prend ainsi l’image de la nature, celle de l’arbre qui donne des fruits pour nous faire grandir dans la bonté. Nous avons besoin d’un regard de proximité « complice » pour contempler l’autre, s’émouvoir et s’arrêter devant lui, chaque fois que cela est nécessaire. C’est dans notre vie de tous les jours ou se joue ces réalités des bons fruits et des mauvais fruits, ce n’est pas simple. Nous pourrions croire ces affirmations simplistes, mais elles ne le sont pas du tout. Il y a de bons arbres qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits et il y a aussi de mauvais arbres qui changent et donnent de bons fruits. Le bon est bon, celui qui fait le bien ne se fatigue pas, et ne cède pas à la tentation de faire le mal. Jésus a souffert de ceux qui ont pris l’apparence des messagers de Dieu et qui appartiennent au menteur ! Ils se sont donné l’habit du berger et, « au dedans, » ce sont des loups voraces. C’est la perversion de l’intériorité qui se donne à voir, mais nous pouvons les reconnaître à leurs actes mauvais. Ainsi, nous voulons rendre présent le parfum de la présence proche de Jésus et son regard personnel. Nous nous initions à cet « art de discernement », pour apprendre à toujours ôter nos sandales devant la terre sacrée de l’autre.

"C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits." C’est dans la crainte de Dieu qu’est gardée la vigne du Seigneur et la bonté qui se donne à travers les œuvres bonnes. Par expérience, ce qui est bon est reconnu comme tel, grâce aux actes et non aux paroles. Jésus a revêtu notre humanité pour la rendre « bonne, » portant des fruits d’amour et de concorde. A partir de la création de Dieu, nous sommes éduqués par la bonté de Dieu qui donne de bonnes choses à ses enfants ! Plus que jamais, dans notre vie, dans la docilité à l’Esprit Saint, l’expérience d’accompagnement nous donne la prudence, la capacité de compréhension, pour protéger les brebis qui se confient à nous, des loups qui tentent de disperser le troupeau. Nous avons besoin de nous exercer à l’art de l’écoute, qui est plus que le fait d’entendre. Dans la communication avec l’autre, la capacité du cœur rend possible la proximité, sans laquelle il n’existe pas une véritable rencontre spirituelle.

Tout arbre qui ne produit pas de beau fruit est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Par sa Passion et sa Résurrection, Jésus est venu détruire en nous le mal dans sa racine. Revenus d’entre les morts, il nous délivre de la peur et de la mort. Nous pouvons désormais le reconnaître à sa douceur et son humilité. Jésus nous donne de porter de bons fruits de Paix et d’amour. L’écoute nous aide à découvrir le geste et la parole opportune qui nous secouent de la tranquille condition de spectateurs. C’est seulement à partir de cette écoute respectueuse, capable de compatir, que nous pouvons trouver les chemins pour une croissance authentique. Répondre pleinement à l’amour de Dieu avec la soif de développer le meilleur de ce que Dieu a semé dans notre propre vie. La foi devient crédible par le biais de nos actions : « Montre-moi donc ta foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi, » dit saint Jacques

Nous demandons la grâce de demeurer dans cet amour nouveau que Jésus est venu nous apporter.