Mardi de la 17e semaine, année paire

« Les disciples vinrent dire à Jésus : Explique–nous la parabole de la mauvaise herbe dans le champ. »
Lundi 27 juillet 2020

Jr. 14,17-22 Ps. 78 Mt. 13, 36-43

  • Le mardi 28 juillet 2020 iCal
    semaine17 : Mardi de la 17e semaine, année paire

"Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »"

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Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. Jésus est attentif à ses disciples et à leur questionnement qui les font mieux entrer dans sa Parole. A travers la parabole de l’ivraie et du bon grain, il nous invite à méditer sur le bien et le mal. Le bien et le mal existe dans notre cœur ; nous le voyons aussi dans les autres, et nous le voyons dans le monde. Nous allons commencer par prendre bien soin de notre prière et de notre relation avec Dieu. Jésus nous explique pourquoi nous n’avançons pas dans notre vie intérieure. Il nous dit comment lui être plus fidèle dans notre travail, comment être avec lui au travers des circonstances que nous ne comprenons pas. Nous demandons alors à Dieu, par Jésus de nous aider dans notre prière pour qu’elle soit plus sincère, plus constante, qu’elle soit pleine de confiance. Nous prenons conscience que nous sommes en effet dans un grand combat spirituel.

L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. La moisson, c’est la fin du monde ; Jésus nous invite à regarder vers le Ciel car nous vivons envahis par le « monde. » Nous voulons remettre notre vie à Jésus. Lui fera fructifier les qualités qu’il nous a données. Nous voulons, à sa suite, gagner le Ciel sur la terre dans notre quotidien. Nous vivons l’ordinaire qui ne semble pas avoir profondeur de façon héroïque, en aidant les autres concrètement. Nous avons beaucoup de mal à être patient ! Nous aimerions tellement qu’aujourd’hui déjà tout soit clair sans attendre la fin du monde. Il n’en va pas ainsi. Il nous faut apprendre la douceur et la miséricorde de Dieu car la conversion est toujours possible. La miséricorde que nous exerçons peut agir sur ceux que Jésus appelle « les fils du Mauvais. » Nous ne sommes pas seul dans ce grand combat pour la lumière et la vie. Les anges sont avec nous dans ce combat. Dans sa passion, Jésus va évoquer leur action : « J’aurais pu faire appel à mon Père qui aurait envoyé des légions d’anges pour me délivrer de la main des hommes ! »

De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! Nous récoltons ce que nous avons semé. Dieu nous appelle en sa présence à chaque instant. Nous lui présentons nos actes de foi, d’espérance et d’amour. C’est dans les petites choses, dans les petites batailles quotidiennes que nous devenons plus chrétiens, plus humains et plus saints. La question du mal est toujours d’actualité ! Que de personnes poseraient aujourd’hui à Jésus cette même question du mal au milieu de tant de belles choses proposées par Dieu. Nous sommes dans un temps de gestation ou se prépare la vie du Royaume qui est l’amour infini de Dieu. Cet amour est un long chemin de désappropriation de soi même pour que l’amour en nous prenne toute la place.

Nous demandons la grâce d’habiter cet amour infini de Dieu et de le rayonner toujours.