Lundi 1er août 2016

Mardi de la 18e semaine, année paire

Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Jr. 30, 12-15 Ps. 101 Mt 14, 22-36

  • Le mardi 2 août 2016 iCal
    semaine 18 : Mardi de la 18e semaine, année paire

Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. Jésus obligea les disciples à monter dans la barque car ils n’avaient pas eu la foi en la multiplication des pains et du poisson. La pensée des disciples que Jean Baptiste vient d’être tué les envahit ! Comme la foule, ils voudraient faire de Jésus leur roi qui les libère des Romains ! Ils n’entendent pas la Parole pour se mettre en marche à la suite de Jésus, ils cherchent la sécurité extérieure, la tranquillité. La tempête gronde à l’intérieur et bientôt à l’extérieur, mais ce sera pour une nouvelle manifestation de la tendresse de Dieu ! Avoir foi en Jésus, c’est faire confiance à son invitation à participer, dès ici-bas, à sa victoire sur le mal. Jésus le premier, traversera la mort sans être englouti par les eaux. Il veut nous assurer qu’avec lui, nous traverserons les eaux de la mort. La Vierge Marie au pied de la croix, se tiendra debout dans la tempête du calvaire par la grâce de Jésus, et par la force de l’Esprit Saint. Nous entrons dans une crise difficile à saisir, car la signification du miracle des pains n’a pas été comprise. Jean dira que la foule le cherchent parce qu’ils ont mangé du pain tout leur soûl. La foule cherche Jésus pour le faire roi et les disciples se sont laissés prendre !

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Nous aurons à marcher sur des eaux agitées, à affronter des vents contraires. Nous savons que Jésus a vaincu la mort et le mal, il apaisera la tempête qui secoue notre barque quand il montera dans notre barque. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort, là où résident les monstres marins. Marcher sur les eaux signifie que l’on domine ces forces. C’est une annonce, par un acte de la foi, de la résurrection à venir. En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Pierre s’avance, il marche lui aussi sur les eaux, mais en prenant conscience du vent qui souffle, il doute de la possibilité d’aller jusqu’au bout, il prend peur et s’enfonce. Tant qu’il faisait confiance à la Parole de Jésus, il marchait, mais le doute et la peur le font couler.

Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. Nous sommes effrayés par la mer agitée, par les vents contraires, nous ne sommes pas sans crainte face à la mort corporelle, nous pouvons être effrayés par les forces du mal dans notre monde et dans notre cœur. Le fait que Jésus marche sur les eaux de la mer en tempête, et qu’il nous invite à le suivre, nous invite à lui faire confiance. Par sa résurrection, il est vainqueur de la mort, et par le don de l’Esprit Saint, il nous invite dès à présent à le suivre. Nous ne devons pas nous laisser impressionner par les éléments contraires qui continuent à souffler et à s’agiter. La présence de Dieu est une présence délicate qui ne s’impose pas avec force. Nous nous laissons envahir par la force de l’Esprit qui nous fait tenir debout, envers et contre tout. Dans ce nouvel amour, nous allons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu est alors rendu visible. Jésus offre tout au Père et réalise le Royaume des cieux au milieu de nous !

Nous demandons à Jésus la grâce, d’être sauvés de toutes nos maladies.

Vos témoignages

  • Estelle 2 août 2016 23:38

    Aujourd’hui je me trouvais en vacances a la mer, en pensant a Jesus et Pierre je n avais pas peur, mais Jesus me semblait tres proche..je pensais aux vagues dans la vie au il faut passer par dessus avec Lui…

  • Pierre Regnault 2 août 2016 11:49

    Merci de nous rappeler sans cesse que l’humanité est sauvée par Jesus-Christ vainqueur de tout mal, y compris de notre incapacité à nous fier à lui pour traverser les tumultes de l’existence. L’instinct grégaire et le doute nous font reculer face à l’adversité, mais Jesus-Christ nous ramène toujours à la vie dans l’Esprit Saint quand nous avons peur de quitter les habitudes qui font illusions