Lundi 13 août 2018

Mardi de la 19e semaine, année paire

« Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux.

Ez 2, 8-3,4 Ps 118 Mt 18, 1-5 10.

  • Le mardi 14 août 2018 iCal
    semaine 19 : Mardi de la 19e semaine, année paire

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »

« Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. Comme il nous bon, dans ce contexte de la Parole, de lire Thérèse de l’Enfant Jésus : « En voyant de près ces âmes innocentes, j’ai compris quel malheur c’était de ne pas bien les former des leur éveil, alors qu’elles ressemblent à une cire molle sur laquelle on peut déposer l’empreinte des vertus mais aussi celle du mal… Ah que d’âmes arriveraient à la sainteté, si elles étaient bien dirigées ! » Nous trouvons là, la raison de ces « parents » tournés vers Jésus qui lui présentent leurs enfants ! La joie de Jésus pour ces parents se traduit par un amour encore plus grand pour leurs petits. C’est de ce regard d’amour dont les disciples ont besoin. Jésus veut modifier le regard de ses disciples pour les faire entrer dans une confiance plus totale envers son Père des cieux. Cette confiance est celle de Jésus pour son Père. Il est l’enfant chéri du Père, il trouve dans ces tous petits l’icône de ce qu’il est en lui-même ! Il est toute ouverture et toute confiance dans le cœur du Père, un abandon absolu à la volonté du Père qui se donne dans un lien d’amour unique pour tous.

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Les disciples n’ont pas encore compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique leur fait défaut, or il leur faut l’apprendre des enfants eux-mêmes ! C’est une grâce pour des parents d’apprendre de leurs tous petits à s’abandonner à Dieu. « Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J’expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c’est l’affaire de l’Époux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même, » dit sainte Faustine. Jésus se fait clair et rassurant, les disciples ont compris le message d’amour de Jésus.

Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. Jésus livre le secret de son cœur aux disciples qui cherchaient à savoir qui était le plus grand. « Ma confiance dans son Cœur très miséricordieux est sans bornes. Je suis continuellement unie à lui. Je vois que c’est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu’étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n’a besoin d’absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature — et cela avec une générosité inconcevable, » dit encore sainte Faustine. C’est ainsi que nous sommes préparés par Jésus pour accueillir le Royaume comme un enfant. Jésus est venu pour nous donner le Royaume de l’amour infini du Père, nous avons besoin d’etre libérer des défauts des enfants qui se prolongent chez les adultes qui veulent être premier. L’enfance spirituelle n’a rien à voir avec l’infantilisme, elle nous fait entrer dans une confiance infinie envers Dieu.

Nous demandons à Jésus la grâce de la toute petitesse évangélique et un grand abandon à la volonté de notre Père.

Vos témoignages

  • pierre 14 août 2018 09:52

    Les blessures de la petite enfance sont comme des casseroles que l’on traîne toute sa vie, à moins d’avoir rencontré la bienveillance de Jésus qui n’hésite pas à rabrouer ses disciples quand il deviennent des obstacles pour les petits.

    Jésus-Christ Fils de Dieu connaît mieux que quiconque ce qui fait le bonheur et la grandeur de l’humanité : sa capacité à aimer ; et ce qui fait son malheur et sa misère : son incapacité à demeurer dans cet immense désir d’amour sans le combler par des vanités.

    C’est dans la confiance d’être infiniment aimé de Jésus que nous trouvons l’assurance nécessaire pour dépasser les rivalités infantiles du mal-aimé et les fragilités de l’adulte complexé.

    Ces manques d’amour propre réveillent entre nous les jalousies mondaines et les ambitions égoïstes, et c’est ce que Jésus dénonce à juste titre quand il annonce sa Passion - Résurrection où le plus grand se fait proche du plus petit : Par lui, avec Lui, en Lui, tout ce qui existe est aimé.