Mercredi de la 23e semaine , année impaire

Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Mardi 10 septembre 2019

Col. 3, 1-11 Ps. 144 Lc. 6, 20-26

  • Le mercredi 11 septembre 2019 iCal
    semaine 23 : Mercredi de la 23e semaine , année impaire

« Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. »

Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Tout ce qui fait le malheur des hommes, la déception des humains, la désespérance et la mort, Jésus nous en a libérés. "Le prince de ce monde" est détrôné par Jésus qui a pris sur lui toutes les contradictions, les situations d’échec, les blessures, les brisures, la descente aux enfers, jusqu’à la mort même. Unis à Jésus, tous les événements douloureux de notre vie, les lieux de contradiction continuent l’œuvre de salut. Certes, il nous faut nous défendre de tout ce qui fait souffrir l’humanité et l’avilit, nous le faisons dans le Christ. "La croix est folie pour les Juifs, scandale pour les Grecs, elle est pour nous sagesse de Dieu," dira l’apôtre Paul ! Elle est sagesse pour celui qui se met à la suite de Jésus. Mais cela restera pour notre raison humaine une folie et un scandale. Suivre Jésus dans son chemin de croix, c’est d’abord demeurer dans son amour. « Heureux, vous les pauvres, » dit Jésus, le Règne de Dieu est à vous. Notre richesse est le règne de l’amour de Dieu qui s’accomplit en nous. La pauvreté nous ouvre le cœur aux dons de Dieu, elle est source de vraie joie. Dans son immense amour pour nous, Jésus est devenu notre Sauveur par sa Croix, nous pouvons le suivre sur le chemin de salut de nos frères ! Notre origine est vraiment dans le cœur de Dieu.

« Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. » La paternité du Père enveloppe tous ses enfants de tendresse, il les garde en tout. Jésus qui demeure toujours en son Père accomplit la mission qui lui est donnée. L’Esprit Saint le soutient et lui donne d’accomplir la mission de nous sauver. Jésus descend sur la terre, jusque dans les enfers, pour nous ouvrir le chemin du retour vers son Père. Notre appel rejoint l’appel de Jésus qui vient nous chercher des profondeurs de notre misère. Heureux, si nous savons pleurer avec ceux qui pleurent. Quand le sourire de Dieu aura triomphé de toutes nos peurs, nous goûterons auprès de lui la joie des cœurs libres. La joie de ceux qui aiment et qui se savent aimés célèbre les béatitudes de Jésus. Le chemin de Jésus est un chemin de Croix qui nous ouvre à la vie du Père. Jésus a guéri et illuminé dans notre vie tout ce qui était douloureux. Il est entré dans le mystère d’iniquité du menteur pour nous en libérer par son humanité clouée sur le bois aux yeux de tous ! C’est l’offrande de nous mêmes à Jésus qui lui permet de faire en nous sa volonté.

"Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. Ils sont malheureux parce qu’ils tiennent déjà leur récompense, dit Jésus. Est "riche du monde," celui qui n’attend plus rien de Dieu. Il a refermé les mains sur son avoir. Il a mis « toute sa consolation » dans une sécurité matérielle. Le malheur est de n’avoir plus en soi un espace pour le désir que seul Dieu peut combler. Cette blessure de l’espérance n’est guérie que par Dieu seul, en ravivant notre espérance. Jésus avait des amis parmi les gens fortunés : Matthieu et Zachée étaient riches, Marthe et Marie avaient des ressources, et Jeanne, qui suivait la troupe des disciples, était l’épouse de Kouza, l’intendant d’Hérode. Pour nous sauver, Jésus a été considéré "comme" maudit de Dieu même. Il nous invite à prendre à cœur le salut de nos frères. Jésus veut nous donner une surabondance d’amour en nous redonnant une espérance. Si nous demeurons dans l’amour de Jésus, les souffrances offertes, les contradictions acceptées ont du prix aux yeux de Dieu. Elles deviennent un « chemin de croix » qui donne vie. "Bienheureux êtes-vous" dit Jésus !

Nous demandons la grâce d’être les amis de la croix de Jésus pour que nous nous portions les uns les autres dans l’amour.

Vos témoignages

  • 11 septembre 2019 08:30

    Bienheureux les pauvres qui écoutent cette béatitude énoncée par Jésus inaugurant son Règne, par l’Abondance du don de la Vie Éternelle qui est en Lui.

    Bienheureux, non pas parce qu’ils sont dans l’indigence et la misère, mais parce qu’il sont insatisfaits de leur vie humaine et visent au delà du bonheur matériel, une Joie existentielle qui ne disparaîtra pas.

    C’est Jésus qui leur révèle le trésor inépuisable de son Amour Divin en réponse éternelle à cette quête universelle.

    Malheureux les riches, qui écoutent cette béatitude, à l’aube du Règne de Jésus parce qu’il vient refonder la vie humaine sur le partage du don de Sa propre Vie, qui ne dépend pas des choses de valeur commerciales périssables.

    Malheureux, non pas parce qu’ils sont dans une aisance matérielle et existentielle qui facilite la recherche des satisfactions de la vie, mais parce qu’a cet instant où Jesus leur parle de l’avènement du Royaume ils sont déçus et dépossédés de leur idéal, et de manière radicale.

    C’est Jésus qui leur révèle la vanité de leur quête matérialiste si ils ne se convertissent pas face l’annonce du Règne de Dieu que Jésus inaugure sans concession et pourtant avec Passion pour ceux qui s’égarent dans un monde périssable.

    Les deux versants du mont des Béatitudes sont des pentes douces, quand on les parcours avec Jésus Christ, car c’est Lui qu’elle mettent en évidence en notre humanité.

    Ces pentes qui sont comme les dérives de notre vie spirituelle peuvent devenir trop raide quand notre cœur ou notre pensée se raidit, parce que nous buttons sur l’obstacle que Jésus souligne pour nous élever vers Lui.

    Nous confondons parfois achèvement (matériel) et parachèvement (spirituel)

    Jésus accompli pour nous (quand nous nous reconnaissons pour Lui) - le don librement consenti de sa vie qui nous invite en Son Royaume d’Amour Éternel : c’est l’achèvement de la création (il pardonne toutes les « bavures » de l’Histoire de l’Humanité).

    Et il nous mène au delà de l’Histoire Humaine (bien qu’il en déplaise aux humanistes athées), c’est le parachèvement de l’Amour Divin, par la Résurrection annoncée à toute l’Humanité. Résurrection déjà réalisée en Jésus et Marie, et déjà mise en œuvre par les Dons de l’Esprit Saint pour les Baptisés rassemblés en Son Nom (« Ecclésia Dei » -"expression latine pour dire : le rassemblement du peuple de Dieu au delà des cultures et des frontières )

  • pierre 13 septembre 2017 07:39

    Le martyr du Christ nous effraie parce que de l’extérieur nous percevons d’abord l’homme souffrant torturé jusqu’à la mort « comme nous ».

    En suivant l’enseignement de Jésus, sur La Croix nous vivons avec Lui, une mort à nous même pour passer de notre humanité sans état d’âme à la Vie éternelle du Christ Fils de Dieu.

    C’est cela qui nous Christianise réellement, c’est le don de la vie Divine de Jésus qui nous permet de quitter « le vieil homme » contraint par les puissances du mal à mourir inexorablement et que Jésus renverse par Amour en nous donnant sa Vie généreusement.

    C’est après avoir été proche de Jésus Crucifié, dans l’aube de la Résurrection que nous pouvons nous réjouir avec Lui de sa victoire, sur nos maux et nos fragilités.

  • Bernice 13 septembre 2017 06:09

    J’ai besoin d’entendre que les souffrances offertes et les contradictions acceptées sont précieux aux yeux de Dieu- vos paroles sont souvent source de grande consolation ,Père, et je remercie la Sainte Vierge pour son fils.