Jeudi 13 juillet 2017 — Dernier ajout mercredi 12 juillet 2017

Mardi de la 24e semaine, année impaire

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »

1. Tm.3, 1-13 Ps. 100 Lc. 7, 11-17

  • Le mardi 19 septembre 2017 iCal
    semaine 24 : Mardi de la 24e semaine, année impaire

"Par la suite, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule."

Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Jésus avance avec ses disciples sur les routes du monde. Nous sommes en permanence dans notre vie situés entre deux réalités : La foule qui fait route avec Jésus, heureuse parce que Jésus est là, il est vivant. Et une « autre grande foule » malheureuse ! Nous sommes dans ces deux foules avec Jésus présent, et nous vivons dans la foi ! Dans notre vie et dans nos relations, les situations ne cessent de se succéder. C’est à travers elles que Jésus se manifeste, quelque chose de son être nous est révélé. La nouveauté qu’il apporte apparaît alors. Jésus est si proche de chacun ! Aujourd’hui à Naïm, il rejoint cette femme veuve : « Ne pleure pas. » Jésus s’ouvre à cette situation limite : cette veuve pleure la mort de son fils unique. Jésus éprouve de la pitié pour cette femme. Marie, sa propre mère, devra vivre cette situation qui nous paralyse tous. La Mort rompt notre capacité d’action, elle nous rend inertes. A nouveau elle est là pour cette femme veuve qui avait déjà vécu la mort de son mari.

« Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. Jésus, face à cette femme dans le deuil, à cette foule qui se lamente, est touché dans son cœur. Il est présent, ouvert à ce qui advient, il ressent la douleur de cette femme. Il se manifeste en demandant à la mère ne pas pleurer. Jésus donne un ordre qui s’impose à lui, il commande aussi aux porteurs, et enfin, saisi de compassion face à cette souffrance, il remet debout le garçon : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Le garçon se releva ! le mort se redresse. Toute la foule est retournée. Tous ceux qui venaient en pleurant font maintenant partie d’une seule foule autour de Jésus qui a redonné la vie à cet homme. Il en est de même pour nous ! Nous pouvons être paralysé par la maladie dans un fauteuil et être debout ! Mais nous pouvons être debout physiquement et déjà « mort » intérieurement ! Cet amour de Jésus nous ressuscite, il nous est offert sans cesse pour assumer les épreuves de notre vie.

"La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région. Le mort est rendu à la vie, rendu à sa mère, c’est un grand signe. C’est le signe de ce qui doit venir, le signe qui dépassera le monde présent. Signe que la mort peut être traversée, qu’elle doit être dépassée. Jésus devra, en son humanité, passer le premier par la mort. Marie devra connaître l’épreuve de cette traversée elle aussi, pour pouvoir porter les nôtres avec nous. Ce signe unifie les deux foules en un peuple, une bonne nouvelle se répand encore plus loin. Cette rencontre a déjà une saveur de Pentecôte. La mort recule. Nous devons refuser la peur en nous, demeurer en relations en bénissant notre chemin, quel qu’il soit ! Jésus, par l’Amour, nous manifeste une immense transformation. C’est l’actualisation du Mystère pascal que nous célébrons le soir de Pâques. Feu d’amour et de joie qui nous réchauffe et nous illumine. Dans la nuit du monde, dans la nuit de nos cœurs il y a désormais une espérance ! Nous marchons avec Jésus dans foi qui est un don du Dieu vivant. Croire dans l’amour nouveau qui nous habite et ne demande qu’à grandir, c’est entrer dans l’espérance.

Nous demandons la grâce d’être debout parce que Jésus est vivant au milieu de nous.