Dimanche 11 septembre 2016

Mardi de la 24e semaine, année paire

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule.

1Co. 12, 12-14.27-31a
Ps. 99
Lc. 7, 11-17

  • Le mardi 13 septembre 2016 iCal
    semaine 24 : Mardi de la 24e semaine, année paire

Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme.

Jésus avance dans la vie de son peuple avec ses disciples, il rencontre une foule considérable à Naïm. Beaucoup de personnes le suiven. Jésus rencontre cette veuve qui va enterrer son fils unique, c’est une situation limite. Jésus éprouve de la pitié pour cette femme, elle préfigure la situation que Marie, sa propre mère, va devoir vivre ! Elle révèle la mort qui nous paralyse, qui rompt notre capacité d’action, qui nous rend inertes. Quelque chose va se passer car Jésus est Bonne Nouvelle, Parole de Dieu qui donne vie. La femme de Naïm ne demande rien. Cette pauvre veuve touche le fond de son malheur, elle prend la mesure de sa solitude en suivant la civière. Après son mari, elle vient de perdre son fils, et au milieu de tous ces gens qui l’accompagnent avec sympathie, elle se sent plus seule que jamais. Jésus a pitié de cette mère, il ne veux pas la voir pleurer, il va lui rendre son fils. « Ne pleure plus ! » Toute la tendresse de Jésus pour l’humanité passe dans ces trois mots. La miséricorde de Dieu surabonde devant cette mère que la mort de son fils unique à brisée. Cette femme est l’image de l’Église dans ses larmes, devant les tombeaux du monde. La parole de Dieu ressuscitent les morts qui retrouvent la voix et la mère qui retrouvre son fils.

En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
Ces deux foules sont en présence de Jésus, il les fait entrer dans l’Amour infini de Dieu. Jésus, en marche, régénère cette veuve, il manifeste l’amour de Dieu qui sauve notre vie. Il demande à cette mère de ne pas pleurer. En effet, il ne faut pas nous laisser submerger et enfoncer dans la détresse, le néant, le vide. Jésus nous maintient ouvert à l’Amour. Il commande aux porteurs de s’arrêter, et au jeune homme de se lever : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Le mort se redresse, Jésus est venu vaincre la mort ! Il réagit en remettant debout le garçon. Jésus nous libère par la Parole vivante de Dieu. Désormais, Marie, sa mère, intercède pour chacun de nous comme pour autant de fils unique. Elle est pleine de compassion et éprouve une douleur toute maternelle lorsqu’elle voit ses enfants dans la mort. Jésus est le Seigneur de la vie, devant cette femme en pleurs, sa prière au Père manifeste que l’amour est plus fort que la mort. Toute la foule en est retournée. Ils venaient en pleurant, ils font partie désormais de la foule joyeuse, autour de Jésus qui a redonné la vie.

La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins. Le mort est rendu à la vie, il est rendu à sa mère, c’est le grand signe de ce qui doit advenir. Mais Jésus devra passer le premier par la mort pour l’anéantir. Marie devra connaître l’épreuve de cette traversée elle aussi, pour pouvoir porter les nôtres. Ce signe unifie les deux foules en un peuple. La bonne nouvelle se répand plus loin. Cette rencontre a déjà une saveur de Résurrection. Jésus prend sur lui toute la réalité de nos misères, de nos souffrances et de la mort. Il a touché le cercueil du jeune homme de sa main, pour indiquer que sa puissance de vie lui vient par son corps. Jésus nous sauve par sa Passion et par sa Résurrection. Cette victoire de l’amour est célébrée le soir de la veillée pascale. Un feu de joie brille dans la nuit de Pâque, dans la nuit du monde. Dans la nuit du monde qui est aussi la nuit de nos cœurs, nous sommes avec Jésus. De la nuit de nos cœurs une espérance jaillit.

Nous demandons la grâce que chaque jour nous recevions la parole de Dieu comme une lumière de Jésus.