Lundi 9 janvier 2017

Mardi de la 1re semaine, année impaire

Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

He.6, 10-20 Ps. 110 Mc. 1, 21-28

  • Le mardi 10 janvier 2017 iCal
    Semaine 1 : Mardi de la 1re semaine, année impaire

« Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. »

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. « La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus incisive qu’un glaive à deux tranchants. » L’apôtre montre toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu. Par ses mots, par son enseignement, Jésus, qui est la Parole, la puissance et la sagesse de Dieu frappe ses auditeurs. Cette Parole réalise ce qu’elle signifie, elle est enseignée par un homme qui a autorité. La voix de Jésus qui la prononce réalise la puissance de Dieu. A la suite de Jésus, nous sommes appelés à prendre le temps de recevoir cette Parole, à la comprendre, et à retrouver notre liberté. Il nous faut réaliser d’où vient la Parole qui nous est adressée. A travers ce que nous vivons, nous pourrons cheminer avec nos capacités et nos dons. C’est dans notre condition humaine que Jésus nous sauve. Le Sauveur de notre liberté est capable de nous guérir. Il s’offre au Père pour que nous accédions à sa reconnaissance.

« Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Cet homme, tourmenté par un esprit impur, a été réduit à un état d’esclavage par le menteur ! C’est à tel point qu’il ne sait plus son identité véritable : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Nous pouvons nous demander qui parle par cette bouche ? Lui, un autre ! Jésus nous découvre comment il vient porter remède à notre situation si douloureuse. Les forces d’opposition veulent rendre impossible la libération de cet homme tourmenté. Il pourrait croire qu’il n’a nul besoin de la Vérité, lui, qui est dominé par le menteur. Jésus ne veut pas de la reconnaissance du menteur. Tais-toi, lui dit-il ! Sors de cet homme. » Jésus ne veut pas de cette voix du menteur qui fait son éloge. Il est venu libérer l’humanité de ses tourments. Il en est de même de chacun de nous. Jésus désire que nous devenions sa maison. C’est dans le regard de Jésus sur nous que nous discernons notre beauté dans le regard de Dieu. L’esprit mauvais fait du bruit et nous inquiéte, mais Jésus nous rend à nous-même, et nous redonne de pouvoir agir en pleine liberté.

"Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent." Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. Plus que jamais aujourd’hui, nous nous demandons qui a autorité dans les conflits inextricables dans lesquels l’humanité se débat ! Le Pape François veut que nous soyons libérés des nouvelles « idoles » qui parlent, empêchant l’humanité d’être elle même, et d’assumer ses responsabilités ! Les manifestations d’oppression et de haine sont l’expression de la violence qui fait toujours le même ravage. Ces servitudes nouvelles nous résistent et elles parlent à notre place. Elles font une grande résistance à notre liberté. Nous voulons regarder l’action de Jésus notre Sauveur. Qu’il parle, avec l’autorité de sa Parole efficace et plus pénétrante qu’une épée à deux tranchants. La Parole du Sauveur du monde est toujours à l’œuvre. Nous demandons à Jésus de nous venir en aide, afin de rétablir en nous l’image de Dieu. Nous voulons considérer ce temps qui s’offre à nous pour avancer dans la connaissance du Seigneur Jésus avec toute l’humanité.

« Nous demandons la grâce de la louange devant l’action de Dieu qui nous sauve.

Vos témoignages

  • pierre 10 janvier 2017 10:16

    L’attitude du possédé de la synagogue de Capharnaüm qui se mit à crier est bizarre, elle interpelle et nous dérange : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu »

    Le possédé nous ressemble en tant que « pauvre-type » dans un égarement extrême, malgré un reste de bonne conviction personnelle. Et c’est cela qui nous fait peur quand on perçoit la perte du bon sens commun (symptômes ou séquelles des maladies psychiques) chez un autre que soi.

    Son attitude est paradoxale car il exprime, en un seul cri, plusieurs réalités en oppositions qui interfèrent entre le fond et la forme d’une vrai rencontre avec Jésus :

    * Un marginal interpelle Jésus en 3 points d’attention, sans espace ni temps de dialogue, avec une prise de parole collective (nous) qui enchaîne aussitôt sur son avis ( je sais). * Une question ouverte sur Sa volonté pour cet état marginal * Une question fermée sur la finalité de Sa visite en ce lieu * Une affirmation sur l’identité, l’unité et la qualité de vie intime de Jésus-Christ qu’il n’est pas opportun d’énoncer ce jour là.

    Louange de Dieu qui nous sauve :

    * de savoir par nous même qui est Jésus-Christ : c’est lui qui nous révèle qui nous sommes ! * de rester dans un état d’égarement spirituel, qui ressemble à un monologue : tais toi ! sors de cet homme ! * de la confusion entre les questions collectives et la réponse personnelle : chacun à sa place dans la vie de Jésus ! * des divagations et ruminations qui faussent la conscience des uns et des autres : voilà un enseignement nouveau ( inouï - d’une portée impérissable ! ) donné avec autorité ! * Jésus a pour toujours la parole qui replace les enseignements déplacés : l’égaré est apaisé par Jésus qui parle en vérité !