Lundi 6 novembre 2017

Mardi de la 31e semaine, année impaire

Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.

Rm. 12, 5-16a
Ps. 130
Lc. 14, 15-24

  • Le mardi 7 novembre 2017 iCal
    semaine 31 : Mardi de la 31e semaine, année impaire

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »

Jésus nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. C’est le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissent autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Amour et du plaisir de nous retrouver au ciel. Jésus veut faire avancer vers le Royaume de Dieu ! Il était invité chez un chef des Pharisiens. Un malade s’est présenté et Jésus l’a guéri malgré les soupçons posés sur lui. Aujourd’hui encore, à ce repas, on l’observe. Jésus avait fait une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Il s’adresse ensuite à son hôte sur le choix des invités. Ceux que Jésus aimait particulièrement sont en marge de la société. Tous sont invités, les hommes, les femmes, les enfants, les riches, les pauvres, ceux en bonne santé et les malades, personne n’est exclu. Si ce sont des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, il sera heureux puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes.

Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Le ciel est notre demeure éternelle qui dépasse les aspirations humaines les plus nobles. Quand nous laissons passer l’offre que Dieu nous fait, quelle responsabilité nous prenons ! Nous prions le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Les bœufs, les champs, le mariage, toutes nos possessions ne peuvent pas devenir des obstacles au don de Dieu. Jésus ressuscité dit à ses apôtres d’aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle. Souvent nous revenons frustré par l’échec apparent de nos actions. Il est important de ne pas permettre au découragement de gagner du terrain en nous. La grâce de Dieu et le pouvoir de la vérité porteront leur fruit.

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” » Chacun d’entre nous est appelé au banquet de grâce de Dieu, dans cette vie et la celle qui est à venir. Que notre réponse à l’invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. Le maître envoie encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui sont encore plus loin que les marginaux de la ville. L’unité de l’Amour nous prépare aux noces de l’Agneau : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau. Dieu prend l’initiative, il vient vers nous, il est très intéressé par notre salut. Jésus en croix dira au bon larron : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. Dans le Christ, nous ne formons qu’un seul corps. L’épouse fête les noces de son Époux, son Bien-aimé. Nous entrons en communion d’Amour avec Dieu et avec nos frères.

Nous demandons à Jésus la grâce de nous disposer aux noces de l’Agneau en participant au mystère de l’Eucharistie.

16 /19 Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” 20 Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” 21 De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” 22 Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” 23

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 7 novembre 2017 13:28

    « Heureux qui participera au repas du royaume » Voilà une béatitude proclamée par un convive et non par le Maître. L’Esprit de vérité est à l’œuvre chez ce ’’ pauvre ’’ de cœur.
    Ces pauvres sont les marginalisés du système économique et social, les étrangers, les indésirables, les laissés- pour- contre, les différents, les distants.-Dieu n’a jamais été si proche- Eux aussi ont quelque chose à nous dire et leur langage n’est sûrement pas dénué de sens. Ils sont tous aussi invités à la table de l’amour universel, célébrer avec Christ la gloire du Père.
    Heureux sommes-nous … ! Amen !

  • pierre 7 novembre 2017 08:40

    Nous préférons les passions de la vie humaine, à la Passion de Jésus. Pourtant Il libère notre âme de l’enfermement social qui satisfait partiellement notre sens de la vie.

    Le don de la Vie Divine, en Jésus-Christ, toujours victorieuse de nos manques d’amour humain, ne peut s’arrêter que pour réveiller en nous ce désir, même quand nous prétextons avoir d’autres intérêts primordiaux, en perdant de vue l’essentiel.

    Paradoxe de l’amour divin qui ne peut forcer personne en son for intérieur, mais dont la patience attend jusqu’au moment où chacun peut reconnaître sa faiblesse, quand il est dépourvu de cet Amour, pour le combler d’éternité en sa compagnie.