Mardi 5 septembre 2017

Mardi de la 32e semaine, année impaire

“Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.”

Sg. 2, 23-3, 9 Ps. 33 Lc. 17, 7-10

  • Le mardi 14 novembre 2017 iCal
    semaine 32 : Mardi de la 32e semaine, année impaire

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?

Le service le plus fidèle rendu à Dieune ne nous donne aucun droit à la reconnaissance, car nous ne pouvons donner que ce que nous avons d’abord reçu. Nous recevons tout de Dieu, la vie, et avec la vie, le pouvoir de la donner, de servir. Notre service manifeste que Dieu est à la source de tout don, un don sans limite, qui nous est donné de pouvoir donner. En réalisant la générosité de Dieu, nous révélons que nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’humilité est une réalité si simple, que nous ne l’appréhendons qu’en la pratiquant. L’expérience de la réalité, vécue dans l’amour si grand de Dieu, nous prépare à vivre humblement. Les serviteurs de l’Évangile qui sont au travail, au service des frères, sont heureux ! Nous sommes devant la réalité de tant d’hommes et de femmes qui cherchent du travail dans un tel désarroi ! La Parole de Jésus nous entraîne beaucoup plus loin. Pour que notre vie soit plus belle, toute livrée à l’amour, nous prenons la mesure du don de soi total. Nous contemplons la Vierge Marie à l’Annonciation, à l’invitation de Dieu, elle répond par un don total et absolu d’elle-même que nous pouvons librement réaliser si nous le voulons.

Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour.” Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? Le lavement des pieds est un lieu privilégié ou Dieu nous est montré « passant de l’un à l’autre en servant ses serviteurs. » En Jésus, lavant les pieds de ses disciples, c’est vraiment Dieu qui est à nos genoux. Dans ce geste, le Christ se révèle à la fois Dieu au service de l’homme, et l’homme au service de Dieu, par le service de ses frères. Tel est le réalisme de la charité : « Celui qui dit qu’il sert Dieu, et qui ne sert pas ses frères, est un menteur. » Jésus confirme pleinement ce qu’il fait à ses disciples, après leur avoir lavé les pieds : « Si votre Seigneur, votre Maître, vous lave les pieds, c’est que vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres. » Jésus ne nous demande pas quelque chose qu’il n’ai pas Lui-même réalisé. Au delà des conditions de travail difficiles, nous comprenons qu’entrer dans la dynamique de Jésus, c’est entrer dans le mystère de l’amour infini de Dieu, de l’amour qui n’aura pas de fin, de l’amour sans mesure, du don de soi le plus total, le plus absolu qui soit.

« De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” Il nous est révélé que, par nous, l’amour de Dieu pour tout homme se concrétise et prend corps. C’est à travers nos gestes d’amour et de service, les plus modestes soient-ils, que nos frères peuvent découvrir qu’ils sont aimés de Dieu. Nous pouvons être des chemins de l’amour de Dieu, si nous sommes irrigués par son amour sans limite. Ceux qui aiment vraiment sont prêts à tout donner, à vivre à l’intérieur de l’aimé. Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes nous-mêmes. L’amour de Dieu est un Amour infini ! Nous reconnaissons qu’il nous faut une grande foi pour vivre de cet amour là, infiniment aimé, infiniment aimant. Jésus, l’Envoyé du Père, est totalement donné, il est celui dont la vie est au service de toute personne. C’est par là même, qu’il glorifie le Père. Dans sa Passion, Jésus glorifie le Père qui nous donne tout en nous donnant son Unique. Ce que Jésus nous demande dans l’Évangile est pour notre plus grand bonheur. Jésus, par nous, continue ainsi à donner sa Vie jusqu’au bout. Pour le signifier, Jésus prend le pain et il dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps," il est totalement donné.

Nous demandons la grâce d’entrer dans cet amour infini de Dieu pour réaliser au quotidien ce qu’il attend de nous.