Mardi de la 4e semaine de Pâques

Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Lundi 4 mai 2020

Ac. 11, 19-26 Ps. 86 Jn. 10, 22-30

  • Le mardi 5 mai 2020 iCal
    4e semaine de Pâques : Mardi de la 4e semaine de Pâques

"Alors arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »

Dieu veut que toute l’humanité croie et soit sauvée, mais seuls les humbles et les pauvres sont capables d’accueillir ce don. La foi nous rend capable de reconnaître Jésus dans son mystère. Pour comprendre cette “révélation,” la connaissance du Père est nécessaire. Quand Pierre dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, » Jésus lui dit qu’il lui a fallu la grâce de Dieu. C’est un message d’espérance tellement important qui nous est donné quand les temps sont durs et que chacun de nous se retrouve avec son lot d’épreuves personnelles, familiales, ecclésiales. Ce qui donne la force de vivre en disciple de Jésus, c’est la certitude qu’il est vainqueur de ce qui nous oppresse. Il existe une connivence entre les brebis et le Berger. La voix du berger parle, elle est reconnue. Dans l’orage du monde qui gronde autour de Jésus, l’enjeu, ce sont les brebis du Christ. Devant l’incrédulité de ceux qui l’entourent, Jésus parle de ses œuvres. Son plus bel ouvrage sera la Passion, l’œuvre de son amour, en vue de tout rétablir dans la vie.

" Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Jésus livre un grand combat pour notre vie, à Jérusalem, avant d’être arrêté. Notre berger nous tient et il nous protège. Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. Il parle d’arrachement à nous même face à ce combat livré par l’incroyance. Nous ne périrons pas, nous serons défendus. Il nous emmène vers le Père. La foi nous entraine à rechercher Jésus dans la prière. L’intimité de Jésus nous donne la vie éternelle, la connaissance du Père. Ceux qui se confient en Lui sont gardés par la main du tout petit enfant Jésus, ou par la main du Crucifié. Jésus garde les brebis que le Père lui a confiées. En se faisant homme, il s’est apparenté à toute l’humanité en vertu de sa chair humaine. La vraie sagesse consiste à se confier à lui. Le mystère de Marie, celui de la nouvelle humanité, est celui de l’amour que Dieu nous porte. Il éclaire le mystère de l’attachement à Dieu. Nul n’arrachera pas de la main du Père l’humanité qui choisit Dieu.

"Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. » Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » Les signes de Jésus Ressuscité sont là. L’action bienveillante du Père est à l’œuvre. Il faut un acte d’accueil pleinement libre de notre part. Cet acte qui nous engage constitue notre personne. Nous sommes dans la foi qui s’opère en tous ceux qui croient en Jésus. Il parle et il agit auprès de ceux qui croient en lui en révélant la présence bienveillante du Père. Tout comme aujourd’hui, des brebis adhèrent, d’autres refusent de croire. Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. Nous n’avons rien à craindre même si l’orage fait rage autour de nous. Nous sommes porteur du message de Jésus, le plus merveilleux qui soit. Jésus est là, tout lui est offert dans notre vie. Nous avons à marcher, à le suivre dans la grande épreuve. Jésus, par sa Passion, qui a été jusqu’au bout de l’Amour. La tendresse de Dieu aura le dernier mot. C’est la confiance infinie en Jésus ressuscité, l’abandon total à la volonté de Dieu qui est à l’œuvre. L’amour de Jésus, l’Esprit Saint qui nous est donné, est un Amour si grand, si beau et si total.

Nous demandons la grâce d’une grande foi pour tenir bon dans la grande détresse du monde.

Vos témoignages

  • pierre 5 mai 2020 10:43

    La Foi est le mot religieux pour annoncer, signifier et témoigner de la Confiance.

    Mais les mots s’usent selon l’usage le contexte et l’histoire.

    L’expression « avoir la foi » semble désigner pour les modernistes un « rétrécissement de la conscience face au progrès des sciences et des philosophies humanistes ».

    Mais la foi n’est pas d’abord un comportement, ni une croyance personnelle, quand bien même ces attitudes humaines seraient bien fondées.

    La Foi des chrétiens prend source « en la personne de Jésus » qui nous révèle ce que signifie la Confiance dans la relation entre l’Homme et Dieu, parce qu’il est le Juste « dans l’Esprit Saint » qui unit les 2 parties prenante de la Relation de Confiance dans l’Esprit Saint : l’Humanité des créatures et la Divinité du créateur.

    L’icône de la Sainte Trinité illustre pour nous cette méditation incessante ( dans l’Eucharistie) par l’Action de Grâce du créateur pour les chrétiens, avec l’Action de Grâce de Jésus qui rétablit l’unité, et dans l’Action de Grâce en l’Esprit Saint qui confirme et amplifie l’Action de Grâce des Chrétiens envers Jésus pleinement Homme et Fils de Dieu.

    Contre cela « tout le monde » qui ne croit pas les paroles, ni les œuvres, ni le don de la vie de Jésus pour ses brebis, ne peut rien…

    La seule attitude qui reste face au don de la Foi en Jésus Ressuscité c’est d’entrer dans la Joie, la Danse et la Louange comme les 3 frères (Ananias, Azarias et Misaël) dans l’épreuve par le feu imposée par le cruel tyran de Babylone.

    Leur unité dans l’ardeur de la Foi en Dieu, opposée à l’idolâtrie du faux dieu Baal - Moloch, a converti Nabuchodonosor dans la Confiance au Dieu d’Israel qui ne sacrifie pas ses enfants, mais comme l’ange apparu dans le feu les porte à aimer comme il les aime « infiniment et pour toujours »

  • « "Vous vous ne croyez pas, parce que vous n’etes pas de mes brebis" Je me demande si un tel constat amer sur un nombre aussi gros des non apartenants à son troupeau ne va pas s’amplifiant. Temps différents, raisons diverses. Pour les Pharisiens Juifs gardiens du Temple, la raison errait entre l’Homme de Galilée et les affirmations osées qui couvraient d’ombre leur acquis religieux, tandis qu’elles produisaient doutes et mépris sur ses vraies origines. Pour l’homme du confinement moderne, rien ne compte que ce qu’il maitrise, lui qui se fie à ses inventions et croit qu’il ne sera sauvé que par l’inversion de l’ordre naturel des relations humaines. Mais pour tous, si la Personne du Fils ne leur suffit pas, ils ont tout de meme toute la richesse de son Œuvre. Que celui qui a les yeux et le cœur pour voir et comprendre voie et croie. »

  • Jonathon 4 mai 2020 21:19

    J ’aime tellement cette phrase ’Jésus allait et venait dans le Temple’

    Jésus si humain, si libre, si simple…

    Béni sois-Tu Seigneur car Tu sais ce que c’est d’être humain..

  • Pierre 19 avril 2016 13:45

    Merci Père Gilbert. Vos paroles rend Jésus si proche, si Présent, et, en effet, Il l’est toujours- cependant on a besoin de cette Consolation de l’Esprit Saint qui vient à travers vous car le monde parait froid bien souvent… Merci, Seigneur de nous chauffer le cœur par votre serviteur Père Gilbert et accorde Lui des bénédictions abondantes pour assurer son ministère tellement efficace en Toi.

  • Paschale 25 avril 2015 21:49

    Merci, Père Gilbert, pour cette homélie qui parle de l’Amour si Beau de Jésus et du Père pour l’humanité. Je suis très touchée par la phrase qui décrit la main de Jésus, Petit Enfant, et de Jésus, Enfant du Père sur la Croix, qui tient toujours dans Sa Main Divine ses brebis, c ’est à dire l ’humanité entière. Je vous remercie, c’est une si belle image qui m ’a amené à entrer dans une action de grâce plus grande envers le Dieu d’Amour, notre Père des Cieux. Merci infiniment, Père Gilbert.