Lundi 5 juin 2017

Mardi de la 9e semaine, année paire

Jésus leur dit : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

2 P. 3, 12-15a.17-18
Ps. 89
Mc. 12, 13-17

  • Le mardi 6 juin 2017 iCal
    semaine 9 : Mardi de la 9e semaine, année paire

"Des pharisiens et des hérodiens envoient auprès de Jésus quelques– uns des leurs afin de le prendre au piège en parole.

Ceux–ci viennent lui dire : Maître, nous savons que tu es franc et que tu ne te soucies de personne ; en effet, tu ne regardes pas à l’apparence des gens, mais tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Est–il permis de payer la capitation à César ? Devons–nous payer ou ne pas payer ?" Déjà nous avons entrevu le dilemme ; Si Jésus dit oui, Il est « pris » comme partisan d’Hérode contre Israël, s’il dit non, il est « pris » comme révolutionnaire contre Hérode. Jésus répondit simplement à ses adversaires avec une grande tendresse. « Apportez ici une pièce de l’impôt à donner à César ! D’où vient cette effigie ? » Nous regardons d’abord ceux qui veulent prendre Jésus au piège, mais sans nous y attarder. Nous contemplons longuement comment Jésus va réagir. Il est vraiment notre exemple, et nous lui demandons de faire de même dans notre vie. Nous portons en nous l’image de Dieu qui est cachée, c’est un secret d’amour. Quand elle est manifestée elle dit le véritable visage de Dieu qui est Amour ! De l’image que nous avons de Dieu va découler l’image que nous avons de l’humanité.

"Jésus connaissant leur hypocrisie les remet dans la vérité ! Il leur dit : Pourquoi me mettez–vous à l’épreuve ? Apportez–moi un denier, que je le voie. Ils en apportèrent un. Il leur demande : De qui sont cette image et cette inscription ? De César, lui répondirent–ils." « Donnez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Cette Parole met fin à la gérance de la cité au nom de Dieu. Ce programme est d’une grande actualité. Qui est notre Dieu ? Nous sommes redevable de notre vie à l’humanité par nos parents et nous reconnaissons que tout vient de Dieu ! Que donner au monde ? Que donner à Dieu ? Quand ce dilemme se présente à nous, il est important de nous resituer face à Dieu pour relativiser la situation. Il y a dans cette réponse de Jésus un refus de voir l’un exercer du pouvoir sur l’autre et vice versa. Cette réponse nous invite à manifester le Souffle de l’Esprit Saint qui nous anime en toutes les circonstances, en toute liberté ! Si le maître a pris un chemin d’écoute, le disciple lui aussi doit prendre un chemin d’ouverture.

"Et ils s’étonnaient beaucoup à son sujet." Le Concile Vatican II, avec beaucoup de sagesse, a redit l’autonomie du monde. Mais ce monde n’est pas en dehors de Dieu : « donnez à Dieu ce qui revient à Dieu ! » Tout revient à Dieu, nous suivons Jésus qui a dit de lui-même : « Rien en moi ne donne prise au menteur, à l’accusateur des frères. » Pierre, pendant la Passion de Jésus, se souvient de son regard sur le Crucifié, il s’est repenti. Ainsi après avoir confié à Dieu notre misère, nous lui redisons que nous lui appartenons totalement. Pierre dira dans sa deuxième lettre : « Mes bien-aimés, Continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Il ne s’agit pas de vivre dans un autre monde ! « Je ne prie pas de les retirer du monde. » Nous voulons rester avec Jésus, l’écouter, apprendre tout de lui. Tout notre être, toute notre personne alors débordera de la joie de l’Evangile qui est en elle-même annonciatrice de Jésus. Nous posons sur le monde un regard de miséricorde à la suite de Jésus.

Nous demandons la grâce de nous abandonner à Dieu en toutes circonstances. »