Lundi 13 mars 2017 — Dernier ajout mercredi 4 janvier 2017

Mardi de la 2e semaine de Carême

Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

Is. 1, 10…20 Ps. 49 Mt. 23, 1-12

  • Le mardi 14 mars 2017 iCal
    Deuxième semaine de Carême : Mardi de la 2e semaine de Carême

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Entre Jésus, les scribes et les pharisiens, le climat est tendu. Jésus dénonce ce que nous pourrions appeler les pièges de l’autorité. Etre très attachés à la loi de Moïse nous rend très estimables. Jésus a mangé plusieurs fois à la table de ces dignitaires. La conversion est toujours possible, pour tous. A Jérusalem, dans une atmosphère de conflits, Jésus sait qu’il va vers sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Il combat les attitudes religieuses hypocrites qui disent et ne font pas, car elles font des ravages auprès des petits et des pauvres qui ne comprennent pas. Les disciples de Jésus doivent être fidèles au message qu’il instaure et qu’ils auront à transmettre. S’ouvrir au Royaume des Cieux doit aller jusqu’à vivre de nouveaux rapports entre les croyants. De l’extérieur je peux paraître un homme juste et raisonnable mais à l’intérieur les sentiments de discorde et de ténèbres envahissent mon cœur. Il y a là une attitude religieuse qui peut porter à confusion et que Jésus démasque. Nous devons nous disposer à toujours nous trouver dans la fidélité, si nous voulons entrer dans la nouveauté de Jésus. La Parole de Jésus nous donne de reprendre vigueur car nous avons besoin de reprendre des forces pour mettre notre être tout entier dans la Lumière de Dieu.

« Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt." Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Jésus combat l’état d’esprit du pharisaïsme, l’attachement à la loi pour la loi. Sous un masque de justice, se cache l’hypocrisie. C’est la lettre qui tue l’esprit qui génère le mépris des petits et des pauvres qui ne connaissent pas la loi. Jésus leur fait remarquer que leur vie n’est pas en accord avec leurs paroles. Ils disent et ne font pas en oubliant que Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Nous avons là un avertissement très clair et une mise en garde très forte. Elle s’adresse à tous ceux qui ont pour mission d’annoncer l’Evangile. Notre orgueil peut nous amener à mépriser les autres que nous jugeons pécheurs et ignorants. En agissant ainsi, nous sommes loin de Celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

"Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux." Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Il nous faut imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère. Il sait qu’il doit tout à son Père. Nous mettre au service des autres avec douceur et humilité est le meilleur remède. Ainsi nous nous éloignons du risque de prendre le pouvoir de Dieu et de dominer nos frères. Nous nous tournons vers Jésus, notre merveilleux guide. Il s’est donné sur la Croix pour le salut du monde. En lavant les pieds de ses disciples, le soir du Jeudi Saint, il nous apprend à nous aimer et à nous mettre au service les uns des autres. En s’offrant à nous dans l’Eucharistie il nous aime jusqu’à la fin. Il met en pratique son grand commandement : « Que le plus grand soit votre serviteur ! » C’est une véritable conversion à laquelle nous sommes tous appelés. Nous voulons abandonner tout sentiment de supériorité pour nous attacher à la loi d’amour avec un cœur tendre et généreux. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour que nous avons pour Dieu et pour le prochain.

Nous demandons la grâce de nous mettre à l’école de Jésus et d’être attentifs à notre prochain.

Vos témoignages

  • Stéphane 13 mars 2017 20:21

    La liberté d’Amour connu par Jésus en relation avec Son Père nous surprend et cependant il me parait que nous sommes tous appelés à ce même Amour et Liberté, car enfants bienaimés, comme Jésus, du même Père..

  • Raphael 3 mars 2015 06:56

    J’aime beaucoup ce que vous dites sue la liberté, cela m’aide dans mes rapports avec les autres, même « amis », car je sens cette tentation d’instinct de domination et de pouvoir chez l’être humain. Jésus nous est donné pour qu’on vive de cette liberté merveilleuses d’enfant du Père ; vous l’illustrez très bien.

    Merci beaucoup, Père Gilbert, l’Esprit Saint parle à travers vous.

    Nous prions en communion pour ce monde déchiré.