Jeudi 5 octobre 2017 — Dernier ajout vendredi 6 octobre 2017

Mardi de la 2e semaine de l’Avent

votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

Is. 40, 1-11
Ps. 95
Mt. 18, 12-14

  • Le mardi 12 décembre 2017 iCal
    Semaine Avent 2 : Mardi de la 2e semaine de l’Avent

« Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? »

Jésus insiste sur la place centrale qui revient aux « petits » et aux pauvres dans son Église : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » Il est donc de la plus grande importance de ne pas provoquer la chute ou l’égarement de l’un de ces pauvres. L’adversaire est à l’œuvre à l’intérieur même de la communauté. Le Menteur peut faire miroiter toutes sortes d’illusions au cœur de l’enfant de Dieu qui risque de se perdre. Nous contemplons Jésus partant à la recherche de sa petite brebis perdue. A sa suite, dans un Amour de compassion, nous soutenons par notre prière, le retour au « bercail » de ceux qui s’en sont trouvé éloignés. Si par malheur, « un de ces petits, » était égaré à cause du contre-témoignage de la communauté, Jésus partirait sans tarder à sa recherche pour le retrouver et le ramener dans la communauté. Cette brebis qui appartient à son Père le reconnaîtra. Jésus, Lumière du monde, va éclairer le cœur de la communauté en recherchant lui-même cette brebis qui est égarée. L’amour est vainqueur, « Comme un berger il conduit son troupeau, son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. »

"Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées." Dieu nous a créé à son image, comme un reflet de sa Beauté, un réceptacle de sa gloire. Il nous a faits pour lui, pour que nous puissions trouver en lui notre bonheur. Le Père a confiées à son Fils les brebis qui lui appartiennent. En Jésus, Dieu nous cherche avec passion, jusqu’au tréfonds de nos égarements. L’attitude de Jésus, l’Envoyé du Père, est la seule qui convienne. Il sait ce qu’il y a dans l’homme. Voyant notre égarement et notre impuissance à revenir à lui par nos propres forces, Dieu accourt. « Il vient avec puissance, » pour sauver ses brebis dispersées et il les console. Nous sommes ces « tout-petits, » ces nouveau-nés, sur lesquels Jésus veille avec une infinie compassion. Nous pouvons entrer dans la Joie du Royaume de Dieu. "Car notre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits ne soit perdu. » Les quatre vingt dix neuf « justes » saisis par l’amour de ce Bon Pasteur se convertiront. Alors il y a de la joie pour la brebis qui revient. Porter la Bonne Nouvelle de la Résurrection implique que nous soyons entrés dans ce Mystère de compassion, que nous soyons déjà « ressuscités. »

« Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » L’amour de Dieu est pour nous, il est vécu dans notre cœur. Il convient de rejoindre notre peuple. La Bonne Nouvelle de la venue du Sauveur est annoncée dans la douceur et dans l’humilité. Telle est la Parole d’espérance que l’Eglise nous propose pour accueillir ce temps de l’Avent. Nous sommes les ministres de la Consolation. Nous nous hâtons à la rencontre du Seigneur Jésus. Pour revenir à Dieu, il nous faut beaucoup de Compassion. Nous préparons à travers le désert de nos vies le chemin, nous abaissons nos montagnes d’orgueil, nous rectifions nos comportements tortueux, et nous traçons dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. La reconnaissance de nos limites et de nos fautes nous fait entrer dans un chemin d’humilité. La parole du prophète retentit : « Consolez, consolez mon peuple. Parlez au cœur de Jérusalem. » Marie a accueilli la Bonne Nouvelle. Elle a donné un Corps, un Cœur, à Jésus venu dans notre chair humaine. Il nous cherche, et nous voulons modeler notre attitude sur la sienne, le Bon Pasteur. Déjà « la gloire du Seigneur se révèle en nous, » nous pouvons goûter « le fruit de sa victoire. »

Nous demandons la grâce d’être des artisans de consolation et de Paix.

Vos témoignages

  • Simone 6 décembre 2016 19:48

    Une très beau message d’espérance, merci Père Gilbert.

  • pierre 6 décembre 2016 10:38

    La représentation symbolique du bon pasteur est une des plus belles illustrations de l’amour divin dans la bible. Mais dans un temps où la modernité enferme l’humanité dans des réseaux sociaux et des mégapoles, la brebis perdue n’apparaît plus que sur les emballages perdus des boîtes de fromage.

    Il nous faut donc retrouver le bon goût de la vie dans les alpages loin du bruit de la vallée. Les ruminants sont rassasiés pendant que l’esprit humain peut contempler les 4 horizons sous le ciel.

    Ce qui nous fait vivre ensemble peut il être séparé de l’intérêt commun ? L’égaré dans une vie monotone comme celle d’un ruminant, peut il être recentré sur l’essentiel, comme celle du berger veillant à ne perdre aucun agneau pour agrandir son troupeau ?

    Mais où est elle cette brebis perdue ? Dans la contemplation solitaire des horizons infinis, dans le coin perdu où tombe les moutons à la recherche du dernier brin d’herbe stupéfiant leur instinct de ruminant, ou dans la perte du bon sens commun qui voit bien la différence entre une brebis et un humain, mais ne voit plus l’amour du Createur pour toutes ses créatures ?

    Cette brebis perdue c’est moi. Défiguré par les blessures de mon âme, de mon corps, de ma vie sociale, je ne sait plus reconnaître le bon berger qui me cherche depuis ma naissance pour me ramener dans sa bergerie.

    C’est ma petite vie que tu cherches pour la faire grandir près de toi. Je me suis égaré si souvent dans des désirs impossibles à combler que c’est toi Jésus qui vient raviver en moi le désir d’aimer comme tu aimes, sans mépriser aucune vie, car toi seul est capable de me donner un amour qui remplisse éternellement ma vie. Donne moi Seigneur Jésus ton Esprit Saint pour vivre à ta suite, pour la reconnaître à chaque instant et ne plus la perdre en m’eloignant de ton amour car c’est la Vraie Vie pour tous et pour chacun.

  • lene 9 décembre 2014 13:52

    Père Gilbert,
    J’aime beaucoup cet Evangile et l’homélie ! Je trouve très rassurant qu’il y ait pour nous quelqu’un qui prenne du temps pour nous, qui nous cherche,qui nous aime. .. et abandonne 99 brebis pour en rechercher une. .. mais en même temps il y a quelque chose qui m’interpelle : Dieu voit tout et il sait tout alors pourquoi nous cherche t’il ainsi ? Est ce la cause de son amour ? Cette homélie nous montre combien il faut se faire tout petit et rejeter tout orgueil pour que Dieu nous blotisse sur son cœur , combien il faut s’abandonner et être pauvre. ..
    Je vs embrasse.

    • Mardi de la 2e semaine de l’Avent 9 décembre 2014 17:24, par Père Gilbert Adam

      C’est là qu’il te faut, comme moi, te reconnaitre Helene :

      « Nous contemplons Jésus partant à la recherche de sa petite brebis perdue, l’amour est vainqueur, cette brebis qui appartient à son Père le reconnaîtra. »

      Reconnus et aimés, nous allons vivre pour lui et avec lui.