Mardi de la 1e semaine de Carême

Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Lundi 19 février 2018

Is. 55, 10-11 Ps. 33 Mt. 6, 7-15

  • Le mardi 20 février 2018 iCal
    Première semaine de Carême : Mardi de la 1e semaine de Carême

"Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé."

« Ne rabâchez pas, » dit Jésus ! Quand nous sommes dans l’angoisse, nous répétons nos prières pour apaiser notre cœur. Certes, nous comprenons que nous ne savons pas prier. Nous sommes souvent dans une sorte de malaise, ne sachant pas quoi faire, ne rien demander ou tout demander. Nous savons que notre peu de foi est notre ennemi. C’est alors un cri : "Seigneur sauve nous !" Pour avancer, nous écoutons les Paroles de Jésus. Jésus attend de notre bouche une parole vraie, confiante, jaillissant de notre cœur. Cette prière est apaisante. Jésus ne dit rien de la possibilité de demander plusieurs fois. Il s’agit, pour lui de ne pas "rabâcher." Jésus nous donne le désir d’entrer dans une relation vraie. Le contact véritable avec nos frères nous aide à retrouver un lien véritable avec Dieu. Alors nous nous tournons à nouveau vers Jésus, en lui demandant d’être sauvés pour naître à une vie nouvelle. La Parole de Dieu féconde notre vie, elle lui fait porter des fruits, si nous la laissons faire, elle accomplit sa mission. Alors nous sommes prêts à écouter Jésus qui nous donne une prière extraordinaire : Le Notre Père. Nous n’allons plus seul vers « Notre » Père, c’est une grande joie que d’y aller tous ensemble. Nous allons vers Lui avec la terre et le Ciel !

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel." Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Nous sommes tous contenus dans le Cœur de notre Père des cieux. Il nous indique la règle d’or pour vivre ensemble : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on fasse pour vous. » Jésus nous donne l’exemple d’une prière que nous reprenons sans cesse, le « Notre Père. » Ainsi Dieu peut réaliser son action de Paix et d’Amour dans notre vie. Jésus se donne Lui-même, il est notre pardon, il nous propose, en lui, le pardon des offenses. La première chose qui compte, c’est la relation avec notre Père. Elle peut s’exprimer dans un temps silencieux d’adoration, de considérations très précises pour notre vie. Ce qui compte, c’est la dimension filiale de la prière qui monte de nos cœurs. Jésus nous porte dans sa propre prière, l’Esprit Saint vient habiter notre cœur pour cela. Nous sommes le resplendissement du visage de Dieu, qui va s’épanouir dans la tendresse de son amour sur notre visage. Tous les dons d’en haut doivent s’épanouir dans notre cœur, ils manifestent la royauté universelle de Dieu. Règne de douceur, d’humilité, d’amour, de paix, de bonté, de justice.

« Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. » Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ! Nous voulons que Dieu nous pardonne et qu’il pardonne aussi aux autres leur péché. Le pardon nous coûte, et il nous est difficile de demander pardon. Si nous sommes vraiment humbles, ce ne sera pas si difficile, car c’est l’orgueil qui rend les choses pénibles. Plus l’orgueil est grand, plus grande est la difficulté du pardon. Plus grande est notre humilité, plus grande est la facilité du pardon. Nous voulons avancer dans la relation avec les autres pour approfondir la relation avec notre Père. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre la bonté de Dieu. Toute personne qui vit de la grâce de Dieu fait resplendir sur son visage les dons merveilleux que Dieu lui donne. Nous implorons le cœur de Jésus avec ferveur pour qu’il nourrisse l’humanité. Nous demandons de ne pas céder à la tentation de la violence et de la domination dans ces temps si durement tourmentés. Dans le Christ, l’humanité est victorieuse du mal. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre les autres et à leur pardonner avec générosité.

Nous demandons à Jésus la grâce, qu’ensemble, nous nous tournions vers notre Père.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 20 février 2018 14:22

    Qu’il est difficile d’aimer, qu’il est difficile d’aimer en disciple de Jésus. Et si la prière s’avérait une voie d’accès…Et les apôtres qui demandent ’’montre-nous à prier’’. Nous ne saurions prier si l’Esprit ne nous y inspire. Un abîme sépare l’homme de Dieu. La prière, un don sacré fait à Ses enfants par le Père, d’où vient tout grâce et tout bien. La relation se crée entre la terre et le ciel ! Nous ne sommes plus jamais seuls . Jésus enseigne une prière qui plaît à Son Père, notre Père. Prière de louange au Père, prière de demande solidaire pour ses enfants. Nous ne pouvons que devenir semblables à Celui que nous prions. Le pain, le pardon, la justice, la paix servis chaque jour, nous serons délivrés du mal… Là est notre espérance !

  • pierre 20 février 2018 09:10

    Entre l’Agneau de Dieu qui enlève le pêché du monde et le quidam de ce monde, il reste une distance inacceptable pour Jésus, mais que nous cultivons malgré nous.

    La parole publique, la sociologie, la rumeur de la rue, (et le tentateur diabolique qui interpelle Jésus au désert : « Si tu es Le Fils de Dieu ») s’emploient à effacer la dimension familiale, relationnelle et spirituelle de la vie humaine : l’enfant de Dieu, baptisé d’un prénom bien aimé, disparaît dans l’anonymat qui dévalue ce lien de filiation existentielle et essentiel.

    Du citoyen de l’état matérialiste ou universaliste « sans état d’âme » pratiquant une persécution systématique du Christ et des chrétiens, en passant par les catégories sociologiques vidées de toute culture biblique, théologique ou ecclesiologique, à la situation du marginalisé par la maladie ou l’esclavage d’une faille affective sans remède, l’être humain est réduit peu ou prou à tout ce qui est périssable, poussières millénaires et cendres funéraires.

    Ce Notre Père est d’emblée une reconsidération de la vie Humaine qui resterait orpheline du lien de ressemblance et de rassemblement « source et ressource de Vie et d’Amour pour tous » sans la présence de Jésus qui en est le mediateur pour les chrétiens et tous les autres.

    L’humain est mortel, mais Jésus-Christ, le Saint Vivant dans l’Esprit Saint, à donné sa vie de Fils de Dieu, de cruxifié et de Ressuscité, de Passionné d’Amour de Dieu et d’Amour de l’Humanité, de victime des offenses contre Dieu et contre l’humanité pour chacun des chrétiens… et ce lien d’attachement personnel entre le bon berger et la brebis retrouvée résiste au monde qui passe et l’ignore, car il est n’est pas d’en bas mais d’en haut : il est venu à nous pour que nous revenions à Lui.

    Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

  • 16 février 2016 21:36

    Accueillir l’Amour de Notre Père et ne rien désirer de plus, tout nous sera donné, promet Jésus. Faire sa Volonté, et ne pas lui demander de faire la nôtre ! S’ouvrir à lui, Le laisser féconder notre vie, pour qu’Il puisse donner, donner et atteindre tous ses enfants qu’ils se sachent aimés de Lui.

  • 16 février 2016 18:44

    Merci Père Gilbert, votre parole coule de source. Elle fait du bien. Elle est belle cette parole. C’est si difficile de Le laisser faire sa volonté en nous. Prions les uns pour les autres. Estelle

  • 16 février 2016 12:48

    Merci Père Gilbert Chaque mot de cette homélie résonne dans mon cœur mais il est des blessures si profondes qu’il sera toujours humainement presque impossible de pardonner… on ne peut le faire que dans le Cœur de Jésus et avec Marie

  • 16 février 2016 08:54

    Amen ! Merci pour cette médiation, Père Gilbert, pour la douceur et miséricorde de votre réflexion

  • Coeur de Jésus ! 16 février 2016 08:02

    Cœur de Jésus, fais nous un cœur semblable au tien !

  • Pierre 24 février 2015 20:51

    Merci père Gilbert…