Mardi de la 13e semaine, année paire

« Jésus monta dans le bateau, et ses disciples le suivirent. Alors survint sur la mer une tempête si forte que le bateau était recouvert par les vagues. Et lui, il dormait. »
Lundi 27 juin 2016

Am. 3, 1-8 Ps. 5 Mt. 8, 23-27

  • Le mardi 28 juin 2016 iCal
    semaine 13 : Mardi de la 13e semaine, année paire

« Jésus lui, dormait. »

Nous pouvons nous identifier dans la situation de la tempête apaisée par Jésus. Notre marche est une longue traversée vers le Royaume, comme une barque qui navigue sur la mer du temps, au milieu d’épreuves qui nous arrivent de manière inattendue, en nous inspirant de la crainte. Si nous croyons que Jésus est dans notre propre barque, cela ne devrait-il pas nous mettre dans une grande sérénité ? Chaque épreuve dans notre vie, quand elles se "dressent" à l’improviste, comme les vagues de la mer, devient pour nous une occasion pour nous « reposer » sur le Cœur de Jésus. La barque demeure le symbole de l’Eglise, aujourd’hui encore dans la tempête. Le "bateau" est en danger, recouvert par les vagues. Cette barque représente aussi chacun de nous, la maison de Dieu dont nous avons la grâce et la responsabilité ! Elle est envahie par les flots du doute et du désespoir bien souvent ! Or Jésus est là, dans la barque de notre vie et il peut dormir. Nous n’avons rien d’autre à faire que de réveiller Jésus qui dort en pareil danger.

"Les disciples vinrent le réveiller, en disant : Seigneur, sauve–nous, nous sommes perdus ! Il leur dit : Pourquoi êtes–vous si peureux, gens de peu de foi ? Alors il se leva, rabroua les vents et la mer, et un grand calme se fit." La raison de fond du peu de foi des Apôtres, c’est qu’ils étaient encore loin de la vraie connaissance des projets de Jésus. Si nous le connaissions mieux, notre foi serait plus solide, parce qu’elle reposerait sur une connaissance vivante de la présence mystérieuse de Jésus dans notre vie. La connaissance et l’amour de Jésus requièrent toutefois de l’attention et du temps à consacrer au Seigneur Jésus ! La foi doit s’enraciner sur une connaissance profonde du Christ, elle doit être vécue, jour après jour, il est nécessaire de l’approfondir sans cesse. Pour vivre, il nous faut mourir avec Jésus à ce monde de ténèbres et de violence pour ressusciter avec lui à la vraie vie. Si Jésus est endormi dans la barque de notre âme ensevelie par la tempête, c’est en le réveillant que nous allons revivre. Le ciel est à l’intérieur même de la mort, il est désormais en nous, il ne demande qu’à rayonner ! Le sommeil du Christ est le signe d’un mystère, le cœur de chaque fidèle est une barque naviguant sur la mer ; elle ne peut pas sombrer si l’esprit entretient de bonnes pensées de Paix.

Etonnés, ils se disaient : Quelle sorte d’homme est–il, celui–ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? Ces paroles sont très actuelles pour nous, elles ont le pouvoir de chasser toute crainte qui monte dans nos cœurs devant l’inconnu, à l’improviste, devant ce qui semble indomptable. Jésus, dans sa Présence, change radicalement notre vie si nous croyons en lui ! L’épreuve elle-même, supportée dans la foi, ne nous fait pas sombrer dans l’abîme de l’inquiétude et du désespoir, mais elle nous purifie et nous sanctifie. Dans le Tabernacle, Jésus est là comme quelqu’un qui dort, mais sa toute-puissance ne s’endort jamais, elle suscite en nous qui l’adorons, des vagues d’amour et de paix qui vont s’opposer et calmer toutes les « vagues » du mal. Nous pourrions croire, que devant le danger, il faut vite calmer le vent et la tempête extérieure ! C’est à la tempête intérieure que Jésus va s’adresser. Le salut est dans la relation qui est établie entre lui, Jésus, et nous. Le calme extérieur, obtenu après par Jésus, sera le signe que la tempête intérieure est dépassée ! C’est la Pâque, le Passage du Seigneur de la Vie. Le salut est dans cette relation qui fait jaillir le ciel sur la terre.

Nous demandons la grâce d’être cette « humanité de surcroit » avec laquelle jésus continue son œuvre de salut.

Vos témoignages

  • Pierre-Marie 28 juin 2016 11:44

    La confiance de Jésus, dormant, prenant du repos, en sécurité dans la communion avec son Père, me le fait aimer encore plus. Jésus est pleinement homme. puis on voit, Il est pleinement Dieu qui sauve son peuple.

    Merci Père Gilbert, il est bon de méditer vos homélies pour pouvoir prendre de lla force pour la route.

    Bonne fête de Saint Iréné aujourd’hui

  • Helene 28 juin 2016 11:37

    Comme cet évangile me laisse dans l’incompréhension, la colère, et l’opposition face à jésus … comment peut il dire et faire ça ? Je ne crois pas qu’il puisse calmer les orages, ou le vent quand nous vivons des choses difficile ! Alors j’aimerais bien avoir une explication. .. Merci beaucoup.

    • Mardi de la 13e semaine, année paire 28 juin 2016 13:23, par Père Gilbert Adam

      Ma chère Helene,

      Nous pouvons nous identifier dans la situation de la tempête apaisée par Jésus.

      C’est un choix ! le choix de la foi.

      Notre marche est une longue traversée vers le Royaume, comme une barque qui navigue sur la mer du temps, au milieu d’épreuves qui nous arrivent de manière inattendue, en nous inspirant de la crainte.

      C’est là que nous pouvons inviter Jésus dans notre vie pour lui demander de l’aide. Il est en fait le seul qui peut nous aider.

      Si nous croyons que Jésus est dans notre propre barque, cela ne devrait-il pas nous mettre dans une grande sérénité ?

      C’est la seule sécurité !

      Chaque épreuve dans notre vie, quand elles se "dressent" à l’improviste, comme les vagues de la mer, devient pour nous une occasion pour nous « reposer » sur le Cœur de Jésus.

      Là encore c’est une expérience.

      Cette barque représente chacun de nous, la maison de Dieu dont nous avons la grâce de recevoir si nous la demandons.

      Notre vie est envahie par les flots du doute et du désespoir ! Or Jésus est là, dans la barque de notre vie et il peut dormir. Nous n’avons rien d’autre à faire que de réveiller Jésus qui dort en pareil danger.

      C’est l’acte de foi que nous pouvons poser avec Marie.

      La connaissance et l’amour de Jésus requièrent un choix, de l’attention et du temps à consacrer au Seigneur Jésus !

      La foi s’enracine dans une connaissance profonde de Jésus,

      elle doit être vécue, jour après jour, il est nécessaire de l’approfondir sans cesse.

      Pour vivre, il nous faut renoncer avec Jésus à ce monde de ténèbres et de violence qui est en nous et préférer avec Jésus la vraie vie.

      Si Jésus est endormi dans la barque de notre âme ensevelie par la tempête, c’est pour nous laisser la liberté de le choisir, il ne s’impose pas comme le mal, il crée notre liberté.

      En le réveillant, nous allons revivre.

      Le ciel est à l’intérieur même de la mort, il est désormais en nous, il ne demande qu’à rayonner !

      Le sommeil du Christ est le signe d’un mystère, ton cœur ne peut pas sombrer si l’Esprit Saint y entretient de bonnes pensées de Paix.

      Jésus, dans sa Présence, change radicalement notre vie si nous croyons en lui !

      L’épreuve elle-même, supportée dans la foi, ne nous fait pas sombrer dans l’abîme de l’inquiétude et du désespoir, mais elle nous purifie et nous sanctifie.

      Le salut est dans la relation qui est établie entre lui, Jésus, et nous.

      Le calme extérieur, obtenu auprès de Jésus, est le signe que la tempête intérieure est dépassée !

      Le salut est dans cette relation qui fait jaillir le ciel sur la terre.

      Nous prions.

      • Mardi de la 13e semaine, année paire 28 juin 2016 17:39, par Stéphane

        Il me semble que vous parlez des semences de Vie, toujours vivants en nous, grâce à notre baptême. La puissance des effets de ce sacrement d’Amour dans l’Esprit Saint est toujours à notre ’disposition’, et nous avons à la réveiller aussi par la prière, me semble-t-il-il.