Mercredi après l’Épiphanie

"Ses disciples, voyant Jésus marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris… lui aussitôt leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte.
Mardi 8 janvier 2019

1 Jn. 4, 11-18 Ps. 71 Mc. 6, 45-52

"Et aussitôt après la multiplication des pains, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l’autre rive vers Bethsaïde, pendant que lui-même renverrait la foule."

Et quand il les eut congédiés, il s’en alla dans la montagne pour prier." Jésus avait longuement parlé de la tendresse et la miséricorde du Père ! Nous voulons découvrir le chemin de confiance auquel il nous invite. La relation entre la foule et les disciples s’est compliquée. Jean dira que la foule cherche Jésus parce qu’ils ont mangé du pain tout leur soûl. Entrons dans la solitude de Jésus avec son Père. La venue de Dieu parmi nous ouvre de nouvelles perspectives. Le miracle des pains n’a pas été compris par les disciples qui se sont laissés contaminer par la foule qui veut faire de Jésus leur Roi. Jésus se met à l’écart pour prier le Père. Le Royaume de Dieu est dans ce monde mais il n’est pas de ce monde. Quelle rude épreuve, quand nous sommes dans ces malentendus. La foule cherche Jésus pour le faire roi ! Il n’y aurait alors plus besoin de travailler. La multiplication des pains et des poissons suffirait ! Nous croyons toujours au bonheur de ce monde pensant qu’il est comme le royaume de Dieu ! Après ce temps de prière Jésus rejoint ses disciples qui sont en mer, il les retrouve en marchant sur les eaux. Il nous faut comme Jésus nous mettre à l’écart, prendre le temps de l’action de grâce, et rendre grace au Père pour toutes les merveilles qu’il a faites pour nous.

"Le soir venu, la barque était au milieu de la mer, et lui, seul, à terre. Les voyant s’épuiser à ramer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit il vient vers eux en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés." La situation des disciples dans la barque au milieu de la mer, en train de se débattre, est dans une instabilité. Jésus, dans le calme, remet chaque chose à sa juste place. Il est fondé dans l’épaisseur de sa relation au Père. Il sait de quoi chaque être est fait. Il rejoint librement ses disciples comme à Noel il rejoint notre humanité. Jésus en allant de la terre jusqu’à la barque dans la mer les invite à la confiance. Entendons l’appel de Jésus, en ce temps de Noël, nous le contemplons qui vient visiter chacune de nos vies. Ayons cette confiance à laquelle il nous invite afin que nous ne restions pas aveugles. Nous pouvons ainsi nous laisser transformer en laissant advenir en nous le mystère du Royaume de Dieu. C’est dans un acte de foi, d’espérance et d’amour qu’il nous faut nous situer ! Comme les disciples, notre cœur peut être souvent aveuglé. Notre cœur peut ne pas reconnaître Jésus qui marche à nos côtés malgré nos égarements.

"Aussitôt Jésus leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte. » Puis il monta auprès d’eux dans la barque et le vent tomba. Et ils étaient intérieurement au comble de la stupeur, car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, mais leur esprit était bouché." Jésus s’approche de nous capable de redonner le calme, la confiance. Il sait que nous ne nous saisissons pas bien de la réalité. Souvent cette réalité est prise par nos peurs et nos errements. Jésus nous réconforte par sa parole. Il manifeste sa solidarité par sa paix qui nous rejoint. La tempête s’apaise, le vent tombe, une nouvelle manière de vivre peut gagner notre cœur. Nous prenons le temps de nous reposer auprès de lui pour le contempler dans notre vie. Nous contemplons Jésus à l’aide de la Parole de Dieu dans sa miséricorde. Il vient nous relever en nous invitant à la confiance. Il est toujours proche même si nous n’arrivons pas à le comprendre. Dans son nouvel Amour, nous irons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. Nous voulons nous convertir pour laisser l’Esprit Saint nous animer de l’intérieur. C’est dans ce lien nouveau que nous bâtissons la civilisation de l’amour.

Nous demandons la grâce d’entrer dans l’amour de Dieu pour bâtir la civilisation de l’amour.

  • Le mercredi 9 janvier 2019 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Mercredi après l’Épiphanie

Vos témoignages

  • 9 janvier 2019 08:33

    Pour entrer dans l’amour de Dieu et bâtir la civilisation de l’amour « il suffit » de se laisser embarquer par Jésus Fils de Dieu, disposant de la plénitude de l’Esprit Saint (Divinité) pour mener toute l’humanité à bon port.

    Si nous ne sommes pas et ne demeurons pas dans cette disposition intérieure ( Jésus j’ai confiance en toi, tu aimes chacun de nous mieux que le berger qui donne sa vie par nécessité, car tu es l’Agneau qui compatis à nos faiblesses) nous ressemblons aux disciples dont la communauté rame contre le vent entre la rive du passé ( l’ancien testament - les royaumes d’intérêt géo - politique ) et celle de l’avenir ( l’évangile et le règne Divin de Jésus Ressuscité, dans l’Esprit Saint).

    L’icône de la communauté chrétienne nous éclaire sur la présence du Christ qui stabilise la barque de l’église sur les flots des instabilités nécessaires au déploiement de la Vie dans l’Esprit Saint.

    Ne pas faire confiance dans la Divinité de Jésus, en totalité pour notre vie personnelle et communautaire, c’est déjà ramer comme les disciples et rester dans la peur des marins de l’antiquité , où l’on jette par dessus bord tout ce qui peut calmer la tempête ( tel Jonas, ce prophète qui rechigne à dire ce qui motive sa vie) .

  • teresa 7 janvier 2015 13:32

    Merci d ’évoquer comment le cœur de l ’enseignement de Jésus est la Miséricorde.Dieu est Miséricorde nous dit Jésus à travers St Faustine. Que l ’Amour Miséricordieux remplisse toute la vie des disciples de Jésus.