Mercredi après l’Épiphanie

"Ses disciples, voyant Jésus marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris… lui aussitôt leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte.
Mardi 7 janvier 2020

1 Jn. 4, 11-18 Ps. 71 Mc. 6, 45-52

  • Le mercredi 8 janvier 2020 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Mercredi après l’Épiphanie

"Et aussitôt après la multiplication des pains, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l’autre rive vers Bethsaïde, pendant que lui-même renverrait la foule."

Et quand il les eut congédiés, il s’en alla dans la montagne pour prier." Jésus se met à l’écart pour prier le Père. Nous entrons dans la solitude de Jésus avec son Père. Jésus avait parlé longuement de la miséricorde du Père et il a multiplié les pains pour nourrir la foule. De nouvelles perspectives sur l’Amour infini de Dieu nous sont offertes. Les disciples se sont laissés contaminer par la foule qui veut faire de Jésus leur Roi. La foule cherche Jésus parce qu’il leur a donné à manger du pain tout leur soûl. La foule cherche Jésus pour le faire roi alors qu’ils auraient besoin de travailler. Le Royaume de Dieu est dans ce monde mais il n’est pas de ce monde. La relation entre la foule et les disciples s’est compliquée. Quelle rude épreuve quand nous sommes dans ces malentendus. Nous croyons toujours au bonheur de ce monde pensant qu’il est comme le royaume de Dieu. Nous avons à découvrir le chemin de confiance auquel Jésus nous invite. Il nous faut comme Jésus nous mettre à l’écart, prendre le temps de l’action de grâce, et rendre grâce au Père pour toutes les merveilles qu’il a faites pour nous. Après ce temps de prière Jésus rejoint ses disciples qui sont en mer, il les retrouve en marchant sur les eaux.

"Le soir venu, la barque était au milieu de la mer, et lui, seul, à terre. Les voyant s’épuiser à ramer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit il vient vers eux en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés." Jésus, dans le calme, remet chaque chose à sa juste place. Il est fondé dans l’épaisseur d’Amour de sa relation au Père. Il sait de quoi nous sommes fait. Les disciples au milieu de la mer sont en grande difficulté. Ils se débattent dans la barque avec la mer en furie. Jésus en allant de la terre jusqu’à la mer les invite à la confiance. Comme les disciples, notre cœur peut être souvent aveuglé. C’est dans un acte de foi, d’espérance et d’amour qu’il nous faut nous situer ! Notre cœur peut ne pas reconnaître Jésus qui marche à nos côtés malgré nos égarements. Entendons l’appel de Jésus en ce temps de Noël. Ayons cette confiance à laquelle il nous invite afin que nous ne restions pas aveugles. Nous le contemplons qui vient visiter chacune de nos vies. Il nous rejoint librement comme il rejoint l’humanité. Nous pouvons ainsi nous laisser transformer en laissant advenir en nous le mystère du Royaume de Dieu.

"Aussitôt Jésus leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte. » Puis il monta auprès d’eux dans la barque et le vent tomba. Et ils étaient intérieurement au comble de la stupeur, car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, mais leur esprit était bouché." La tempête s’apaise, le vent tombe. Jésus manifeste sa solidarité par sa paix qui nous rejoint. Une nouvelle manière de voir peut gagner les cœurs des disciples. Jésus les réconforte par sa parole. Il sait que nous ne nous saisissons pas bien de la réalité qui nous est donnée. Souvent cette réalité est prise par nos peurs et nos errements. Jésus s’approche aussi de nous, il nous redonne le calme, la confiance. Nous prenons le temps de nous reposer auprès de lui pour le contempler dans notre vie. A l’aide de la Parole de Dieu, nous contemplons Jésus dans sa miséricorde. Il vient nous relever en nous invitant à la confiance. Il est toujours proche, même si nous n’arrivons pas à le comprendre. Nous voulons nous convertir pour laisser l’Esprit Saint nous animer de l’intérieur. Dans son nouvel Amour, nous irons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. C’est dans ce lien nouveau que nous bâtissons la civilisation de l’amour.

Nous demandons la grâce d’entrer dans l’amour de Dieu pour bâtir la civilisation de l’amour.

Vos témoignages

  • pierre 8 janvier 2020 21:37

    Il est stupéfiant cet Évangile où Jésus marche sur les eaux.

    D’abord parce les disciples voient de leur yeux une réalité insoutenable pour un être humain.

    Le théorème d’Archimède (mort en 212 av JC) qui permet d’équilibrer la pesanteur d’un corps par le volume d’eau déplacé, est dépassé par la légèreté de la condition Divine et le privilège du Fils de Dieu sur cette expérience sans équivalent. (À Dieu rien n’est impossible)

    Et pourtant la distance entre les disciples qui luttent contre le vent et Jésus, qui était resté en prière sur la montagne après la multiplication des pains, est réduite par Jésus qui les rejoints pour les rassurer.

    Ramer contre le vent est épuisant et troublant : la barque avance avec les rames et pourtant elle recule avec l’eau poussée par le vent.

    Les disciples sont à la peine, face aux forces de la nature qui éprouvent la cohésion et l’endurance de l’équipage, et voila que leur vision des choses est troublée, au point de voir un fantôme là où il n’y en a pas.

    La peur des disciples est telle que les cris ne changent rien à la réalité et renforcent la panique collective. C’est la « justement » que Jésus intervient « à juste titre » en les appelant en 3 fois, à revenir au bon sens « tout simplement » :

    1 - « confiance ! »(je suis l’envoyé du Père - Notre Père qui es aux cieux)

    2 - « c’est moi ! » (Jésus, le Fils de Dieu, je délivre le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours)

    3 - « n’ayez pas peur » (l’Esprit Saint chasse la peur : Dieu est Amour)

    La barque des disciples, qui préfigure l’église, n’est pas laissée seule à la merci de la tempête, mais elle est rejointe par Jésus qui (re) prend place à bord au moment où la paix revient à l’extérieur.

    Là encore les disciples sont en eux-mêmes, au comble de la stupéfaction : il découvre que leur cœur endurcit n’avait rien compris au sujet des pains.

    Notre lecture-écoute et notre compréhension-appropriation de l’évangile sont comme celle des disciples « toujours en retard pour comprendre ce que Jésus annonce et réalise »en même temps".

    Nous sommes lents à croire et rapides à préjuger, parce que nous redoutons de périr d’une manière ou d’une autre.

    Nous avons alors à nous laisser rejoindre par Jésus-Christ Sauveur des Hommes, qui a manifesté sa bienveillance pour tous.

    Jésus nous offre la plénitude de sa vie Divine pour combler toutes nos faiblesses humaines, pour apaiser toutes nos faims et toutes nos soifs d’amour, et pour chasser nos peurs par une confiance en Lui sans limite.

    L’Esprit Saint nous redit comme aux disciples « Jésus est Seigneur » c’est bien Lui qui vient nous sauver.

    Les Dons (surabondants) de l’Esprit Saint ne peuvent nous combler que si nous reconnaissons « le vide d’amour qui nous taraude ».

    Finalement le principe d’Archimède reste une bonne analogie pour comprendre comment nous nous laissons remplir par des peurs plutôt que "(re) gonfler à plein par l’Esprit Saint qui redit la confiance en Jésus quoiqu’il arrive.

  • Jacinthe 7 janvier 2020 19:10

    Prions que tous ceux qui se trouvent dans la tempête goute la Présence de Jésus, sa Confiance et son calme.

    Merci Père Gilbert

  • 9 janvier 2019 08:33

    Pour entrer dans l’amour de Dieu et bâtir la civilisation de l’amour « il suffit » de se laisser embarquer par Jésus Fils de Dieu, disposant de la plénitude de l’Esprit Saint (Divinité) pour mener toute l’humanité à bon port.

    Si nous ne sommes pas et ne demeurons pas dans cette disposition intérieure ( Jésus j’ai confiance en toi, tu aimes chacun de nous mieux que le berger qui donne sa vie par nécessité, car tu es l’Agneau qui compatis à nos faiblesses) nous ressemblons aux disciples dont la communauté rame contre le vent entre la rive du passé ( l’ancien testament - les royaumes d’intérêt géo - politique ) et celle de l’avenir ( l’évangile et le règne Divin de Jésus Ressuscité, dans l’Esprit Saint).

    L’icône de la communauté chrétienne nous éclaire sur la présence du Christ qui stabilise la barque de l’église sur les flots des instabilités nécessaires au déploiement de la Vie dans l’Esprit Saint.

    Ne pas faire confiance dans la Divinité de Jésus, en totalité pour notre vie personnelle et communautaire, c’est déjà ramer comme les disciples et rester dans la peur des marins de l’antiquité , où l’on jette par dessus bord tout ce qui peut calmer la tempête ( tel Jonas, ce prophète qui rechigne à dire ce qui motive sa vie) .

  • teresa 7 janvier 2015 13:32

    Merci d ’évoquer comment le cœur de l ’enseignement de Jésus est la Miséricorde.Dieu est Miséricorde nous dit Jésus à travers St Faustine. Que l ’Amour Miséricordieux remplisse toute la vie des disciples de Jésus.