Mardi 5 janvier 2016

Mercredi après l’Épiphanie

"Ses disciples, voyant Jésus marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris… lui aussitôt leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte.

1 Jn. 4, 11-18 Ps. 71 Mc. 6, 45-52

  • Le mercredi 6 janvier 2016 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Mercredi après l’Épiphanie

"Et aussitôt après la multiplication des pains, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l’autre rive vers Bethsaïde, pendant que lui-même renverrait la foule."

Et quand il les eut congédiés, il s’en alla dans la montagne pour prier." Jésus, le soir venu, après cette longue journée de mission, prend le temps de se mettre à l’écart pour prier le Père. En fait, nous entrons dans une crise difficile à saisir, la signification du miracle des pains n’a pas été comprise et les disciples se sont laissés contaminer par la foule qui veut faire de Jésus leur Roi. Le Royaume de Dieu est dans ce monde mais il n’est pas de ce monde. Nous croyons toujours au bonheur de ce monde pensant qu’il est comme le royaume de Dieu ! Jean dira que la foule le cherche parce qu’ils ont mangé du pain tout leur soûl. Quelle rude épreuve, quand nous sommes dans ces malentendus : La foule cherche Jésus pour le faire roi ! Plus besoin de travailler, la multiplication des pains et des poissons suffit ! Pourtant, Jésus, pourtant leur avait parlé longuement de la tendresse et la miséricorde du Père ! Quand Jésus les eut congédiés il s’en alla sur la montagne pour prier." Comme Jésus, en fin de journée, il nous faudrait nous mettre à l’écart, prendre le temps de l’action de grâce, et prier le Père pour toutes les merveilles qu’il a faites pour nous durant cette journée. Après ce temps de prière Jésus rejoint ses disciples qui sont en mer, il les retrouve en marchant sur les eaux.

"Le soir venu, la barque était au milieu de la mer, et lui, seul, à terre. Les voyant s’épuiser à ramer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit il vient vers eux en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés." Jésus nous invite sans cesse à la confiance, il nous faudrait l’entendre dire à chacun : « Confiance, c’est moi, n’aies pas peur. » Comme les disciples, notre cœur peut être souvent aveuglé ; notre cœur peut ne pas reconnaître de suite le Seigneur qui marche à nos côtés malgré nos égarements. Nous ne le reconnaissons pas quand il marche sur les eaux, nous croyons que c’est un fantôme. Entendons l’appel de Jésus, en ce temps de Noël, nous le contemplons qui vient visiter chacune de nos vies. Nous prenons le temps de nous poser auprès de lui pour le contempler chaque fois qu’il est présent dans nos vies. Ayons cette confiance à laquelle il nous invite, il invite chacun de ses disciples, afin que nous ne restions pas aveugles. Contemplons le Christ, car notre bateau tangue, nous avons peur, Jésus parait au loin ! Nous pouvons ainsi nous transformer, nous convertir du « messianisme temporel » en laissant advenir le mystère du Royaume de Dieu. C’est dans un acte de foi, d’espérance et d’amour qu’il nous faut nous situer ! « Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît, » dit Jésus.

"Aussitôt Jésus leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte. » Puis il monta auprès d’eux dans la barque et le vent tomba. Et ils étaient intérieurement au comble de la stupeur, car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, mais leur esprit était bouché." Nous pouvons contempler Jésus, à l’aide de la parole de Dieu, quand il vient se révéler à nous ; nous pouvons le contempler dans les sacrements et plus particulièrement dans l’Eucharistie où il vient, réellement présent au milieu de nous. Nous pouvons contempler dans sa miséricorde dans le sacrement du pardon où, par amour, il vient nous relever en nous invitant à cette confiance. Entrons dans cette confiance, Jésus est là, auprès de nous ; n’ayons pas peur ; il est là, présent auprès de chacun de nous, même si nous n’arrivons pas à le voir. Ayons confiance, il est là auprès de nous même si nous nous sentons loin de lui, il est toujours proche. C’est la Relation d’amour qui fait l’unité et la cohésion avec lui et entre les hommes. Dans ce nouvel amour, nous allons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu est alors rendu visible. Jésus offre tout au Père, et réalise le Royaume des cieux au milieu de nous ! Nous voulons nous convertir pour laisser l’Esprit Saint nous animer de l’intérieur. La relation d’amour avec Jésus doit s’approfondir jusqu’à ce qu’il devienne le seul Maître de notre cœur. C’est dans ce lien nouveau que nous bâtissons la civilisation de l’amour.

Nous demandons la grâce d’entrer dans l’amour de Dieu pour bâtir la civilisation de l’amour.

Vos témoignages

  • teresa 7 janvier 2015 13:32

    Merci d ’évoquer comment le cœur de l ’enseignement de Jésus est la Miséricorde.Dieu est Miséricorde nous dit Jésus à travers St Faustine. Que l ’Amour Miséricordieux remplisse toute la vie des disciples de Jésus.