Mardi 18 avril 2017

Mercredi de Pâques

Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire 

Ac. 3, 1-10 Ps. 104 Lc. 24, 13-35

  • Le mercredi 19 avril 2017 iCal
    Octave de Pâques : Mercredi de Pâques

"Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Ces deux hommes nous ressemblent, ils sont déçus, et comme nous, ils ont des raisons de l’être. En effet, les disciples d’Emmaüs avaient mis en Jésus une grande espérance. Ils avaient été séduits en le voyant accomplir de si grandes et belles choses ! Mais le mystère de la souffrance et de la mort atroce de Jésus les a fixés dans la nuit, ils ont pris de la distance, leur vie leur échappe, ils sont dans la détresse. A l’inverse, Marie, la mère de Jésus, dans sa souffrance, ne s’est pas éloignée de Jésus son amour. Elle n’a pas douter de Lui, elle l’a suivi partout, jusqu’à la Croix ! Elle n’a pas le cœur empêché de communier avec lui, elle demeure dans l’Amour malgré la souffrance. Quand Jésus est ressuscité, elle qui est restée proche de lui, elle ressuscite avec lui, et le reçoit dans son cœur. Quand notre espérance est à rude épreuve, il faut une initiative de Jésus pour retrouver la Paix ! Notre lecture des évènements doit se faire avec le discernement de Jésus. C’est de lui dont il s’agit, quand nous aussi, nous sommes dans l’épreuve.

"Jésus leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. L’inconnu qui les a rejoint ne les aveugle pas de sa gloire. Il ne leur montre pas ses mains et ses pieds, mais il les invite à écouter la Parole de Dieu. Elle commente divinement l’histoire de Jésus le Nazaréen, et elle révèle le sens de ce qui s’est passé à Jérusalem ; Il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la Croix, en réservant à Jésus le destin mystérieux du Serviteur souffrant. La folie de Dieu est sagesse suprême pour le salut des hommes. Désormais la souffrance humaine, au lieu d’être source de révolte, peut devenir chemin de rédemption. Cette initiative d’amour prise par Jésus rend possible la reconnaissance progressive du vécu de ces deux hommes. Cette compréhension confirme l’appel à se mettre en route. Le chemin d’Emmaüs s’offre à chacun de nous, pour recevoir dans la vie et dans la Passion de Jésus un nouveau sens à nos propres expériences. Les disciples sont avec Jésus, déjà ils amorcent le chemin du retour car Jésus ouvre leur cœur à la Parole de Dieu.

"…Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. La catéchèse de Jésus a transformé le regard de ces deux disciples. Ils se rendent compte maintenant de la « brûlure de leur cœur. » Ils ont suffisamment soif de la lumière pour retenir celui qui l’apporte. Ils vont le reconnaître au moment de la fraction du pain. Ce moment de Présence est aussi celui de la séparation. Ils étaient partis, tournant le dos à la ville de l’échec, abandonnant les frères à leur solitude. Ayant rencontré Jésus dans la fraction du pain, ils reviennent à la communauté. Ils avaient fuis, désemparés, fixés sur le souvenir d’un mort. Mais maintenant qu’ils ont rencontré le Vivant, ils se veulent à jamais solidaires de ceux qui croient en lui. « Se levant, à cette heure même ils revinrent à Jérusalem, et ils trouvèrent réunis les Onze et ceux qui étaient avec eux. » Jésus réchauffe le cœur de ses disciples qui ne le reconnaissent pas ! C’est ainsi pour nous, il ne nous faut pas seulement la Parole, mais encore le geste d’amour de Jésus joint à la parole. Les sacrements sont la réalisation du geste qui se joint à la parole !

Nous demandons la grâce de lire la Parole de Dieu et de recevoir le Pain rompu pour inviter Jésus dans notre vie.

17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » 19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » 25 28 32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

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