Mardi 29 mars 2016 — Dernier ajout vendredi 22 janvier 2016

Mercredi de Pâques

« Et il advint, comme il était à table avec eux, qu’il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. »

Ac. 3, 1-10 Ps. 104 Lc. 24, 13-35

  • Le mercredi 30 mars 2016 iCal
    Octave de Pâques : Mercredi de Pâques

"Et voici que, ce même jour, deux d’entre eux faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades, et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.

Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s’approcha, et il faisait route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître." La démarche de reconnaissance de Jésus s’offre à nous par la force de l’Esprit qui travaille toute chair. Les diverses expériences de nos vies peuvent être racontées, elles sont d’espoir, de réussite, d’échec, d’abandon et de nouveauté, une nouvelle forme d’intelligence va leur être proposée, les relier, leur donner sens. Dès lors, ce qui paraissait épars, sans sens, sans vie se retrouve pris dans une nouvelle perspective qui peut faire surgir une nouvelle capacité d’engagement. Les disciples d’Emmaus avaient mis en Jésus une grande espérance, ils étaient séduits en le voyant accomplir de si grandes choses ! Mais le mystère de la souffrance et de la mort atroce de Jésus les a fixés dans la nuit, ils prennent de la distance, ces disciples manquent d’espérance, leur vie leur échappe, ils sont dans la détresse. Marie, la mère de Jésus, dans sa souffrance, ne s’est pas éloignée de Jésus son amour, elle n’a pas douter de Lui, elle l’a suivi partout, jusqu’à la Croix ! Quand Jésus est ressuscité, elle qui est restée proche de lui, elle ressuscite avec lui, et le reçoit dans son cœur. Elle n’a pas le cœur empêché de communier avec lui, elle demeure dans l’Amour malgré la souffrance.

"Jésus dit aux disciples d’Emmaus : « Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? » Et ils s’arrêtèrent, le visage sombre. Prenant la parole, l’un d’eux, nommé Cléophas, lui dit : « Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci ! » « Quoi donc ? » leur dit-il. Ils lui dirent : « Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s’est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël ; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées !" Cette initiative d’amour prise par Jésus rend possible la rencontre et la reconnaissance progressive. L’inconnu qui a rejoint les deux disciples ne les aveugle pas de sa gloire, il les invite à écouter une parole déjà dite par Dieu, une parole qui commente divinement l’histoire de Jésus. Cette compréhension confirme l’appel à se mettre en route. Ce chemin d’Emmaüs s’offre à chacun de nous pour recevoir dans la vie et la Passion de Jésus un nouveau sens à nos propres expériences. Désormais la souffrance humaine change de signe, au lieu d’être source de révolte, elle devient chemin de rédemption. Les disciples sont avec Jésus, déjà ils amorcent le chemin du retour car Jésus ouvre leur cœur à la Parole de Dieu.

"…Quand Jésus fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Et ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? A cette heure même, ils partirent et s’en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui dirent : « C’est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! » Et eux de raconter ce qui s’était passé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain." Une action nouvelle peut être posée à partir de là, action en appel de confirmation, action ouverte vers l’autre. Jésus apprend à ses disciples que la souffrance peut être vaincue dans l’Amour ! Il réchauffe le cœur de ses disciples qui ne le reconnaissent pas ! C’est quand il a rompu le pain qu’ils l’ont reconnu ! C’est ainsi pour nous, il ne nous faut pas seulement la Parole, mais encore le geste d’amour de Jésus joint à la parole. Les sacrements sont la réalisation du geste qui se joint à la parole ! Nous accompagnons nous aussi des personnes qui sont dans la souffrance de ce monde. Avec eux nous relisons leur vie, éclairés par la parole de Dieu qui éclaire. Jésus présent fait le geste étonnant de la rencontre, son Amour est donné dans l’Église : « Ceci est mon corps, livré pour vous ; Ceci est mon sang, versé pour vous. » Nous comprenons alors le mystère de notre vocation chrétienne, la mort est vaincue par l’Amour qui demeure.

Nous demandons la grâce de lire la Parole de Dieu et de recevoir le Pain rompu pour inviter Jésus dans notre vie.

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