Mardi 18 juillet 2017

Mercredi de la 15e semaine, année impaire

Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange

Ex. 3, 1-6.9-12
Ps. 102
Mt. 11, 25-27

  • Le mercredi 19 juillet 2017 iCal
    semaine 15 : Mercredi de la 15e semaine, année impaire

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Jésus nous révèle quelques traits du mystère de Dieu : « Seigneur du ciel et de la terre. » Dieu est connu parce qu’il se révèle, et dans sa manière de se révéler, mais il continue à demeurer cacher. Il apparaît toujours autre que ce que nous ne le pensions, et que ce que nous croyons découvrir de lui. Il est le Seigneur du ciel et de la terre qui manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur. Mais cela n’épuise pas l’expression de son être, il est aussi au-delà de cette richesse, au-delà de cette beauté qui se répand. Nous acceptons de changer nos angles d’approche car il n’est pas que celui que nous pouvons seulement connaître à travers sa création, il est aussi un Dieu personnel qui se laisse rencontrer. Pour le rencontrer, il nous demande un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Marie est la petite fille bien aimée de Dieu. Par Jésus, elle est entrée dans la « compréhension » du mystère de la Trinité Sainte ! Elle est devenue la mère de Jésus, le Verbe éternel de Dieu. Le Bonheur de Jésus est d’être le fils bien aimé du Père éternel, il en est la révélation, et c’est sa plus grande joie. Fils du Père, Jésus reçoit tout de Lui, il est la totale réceptivité du mystère du Père. Cette contemplation de Jésus pour son Père est donnée à ceux qui le reçoivent, sa mère et ses frères qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Le Sauveur du monde traversera de grandes luttes, face à ceux qui ne veulent pas le reconnaître.

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance." Par Marie, l’humanité est entrée dans ce lien d’Amour du Père et du Fils ! Il y a entre ce Fils éternel et ce Père éternel un mystère insondable, le mystère du plus grand Amour. C’est le mystère de Dieu : « Dieu est Amour. » Dans un surcroît d’amour, Jésus nous fait entrer dans son mystère de Fils de Dieu, dans une filiation des enfants de Dieu. « Dans ta bonté » dit Jésus à son Père, la bonté de Dieu se manifeste comme une vraie force qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne la croissance. Le plus petit est celui qui est appelé à croître de par sa petitesse même. Chacun de nous doit trouver le chemin pour renouer avec la petitesse. Par l’humilité, nous nous recevons de Dieu comme un don de son Amour. C’est encore de la bonté de Dieu que nous recevons le chemin de la croissance véritable. Jésus, le Fils du Père, rend grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange dans le « retentissement » de son Amour qui rayonne dans le cœur des tous petits qui l’accueillent.

"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Une nouvelle beauté du Père nous est révélée. Jésus ne fait rien par lui-même, il s’en remet à son Père pour tout. Que le Père fasse ainsi avec son Fils nous dit que Tout lui a été confié par le Père. Il ouvre pour nous un nouvel univers de relations pour et avec les autres frères et sœurs du Christ. C’est dans ce contexte trinitaire, que nous pouvons être vraiment nous-mêmes. Dieu sait se retirer pour que nous advenions à la vie. Il se révèle ainsi comme celui que nous pouvons aimer parfaitement, tant il nous aime délicatement. Marie est la fille de son Fils avant d’en être la mère ! Entrée dans le mystère de la filiation divine, elle entre dans la connaissance mystérieuse du Père et du Fils. Elle est la seule mère qui ait choisi son fils avant de le porter dans son sein. A l’Annonciation, elle reçoit le Verbe éternel du Père et le conçoit comme son fils. Le seul « enfant » qui ait choisi sa mère est le Fils éternel du Père. Nous n’avons pas choisi notre mère mais nous pouvons la choisir après notre naissance. « Père, je te bénis, je proclame ta louange ! » Grâce à Marie, la première en chemin, nous avons accès à ce mystère comme des tous petits. Grâce à la maternité divine de Marie, nous sommes devenus « enfants de Dieu. » La joie de Jésus d’être le Fils du Père est désormais notre joie, celle d’être « enfant » de ce Père.

Nous rendons grâce à Dieu et nous demeurons dans la bénédiction et la louange de Dieu notre Père.

Vos témoignages

  • Pierre 19 juillet 2017 15:43

    « Heu-reux » comme disait Fernand Raynaud. La connaissance de Jésus qui nous est donnée par son propre enseignement (catholique = pour tous ) nous rend profondément et infiniment heureux.

    Il nous apprend que son Amour Divin en tant que Fils de Dieu est mis entièrement au service de ses disciples pour qu’ils puissent témoigner de la Bonne Nouvelle de sa Résurrection.

    Tout le reste n’est que l’histoire anecdotique du monde des humains. Ainsi la perpétuelle angoisse existentielle des humains est rompue. Tous ceux qui portent en eux la tragédie de la perte du lien de filiation originelle et sont d’une façon ou d’une autre orphelin d’un amour perdu, retrouvent par Lui, avec Lui et en Lui, l’Amour Vainqueur qui rétablit tout dans l’Amour Eternel.

  • Denise Brouillette 19 juillet 2017 13:26

    Bon matin,
    « Je proclame ta louange… » Jésus Dieu, fils de Dieu reconnaît la Bonté , la Grandeur . la Sagesse de Dieu Son Père. Étant Lui-même de même nature que Dieu , Jésus donne toute gloire à Son Père. Tout en Jésus est obéissante humilité. Le Fils a tout reçu du Père , Il nous l’a révélé par sa vie offerte par amour. Mystère insondable de l’amour divin, de l’amour trinitaire.
    À juste titre , nous reconnaissons la vie exemplaire de saints et de saintes qui ont vécu dans l’humilité d’enfants de Dieu. Pensons à Thérèse de Lisieux, François d’Assise,Jean XX111…leur rayonnement nous rejoint encore.
    À méditer aussi : « ils sont heureux tous les bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’eux ! »(Robert Lebel)