Mardi 17 juillet 2012 — Dernier ajout lundi 13 juillet 2015

Mercredi de la 15e semaine, année paire

« En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. »

Is. 10, 13-16 Ps. 93 Mt 11, 25-27

  • Le mercredi 18 juillet 2012 de 00:00 à 23:30 iCal
    semaine 15 : Mercredi de la 15e semaine, année paire

"Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir."

Le message de l’amour infini de Dieu est donné aux plus petits de son Peuple. Dieu réalise son œuvre dans l’humilité, il éclaire les cœurs de l’intérieur par le feu de son amour qui les embrase de toutes parts. Jésus qui a pris notre nature humaine les a unis indissolublement sans que la divinité en soit altérée et sans que l’humanité disparaisse. C’est l’alliance étonnante du don de Dieu dans l’humilité, en chacune de ses créatures. « En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. »

"Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler." La première lecture manifeste que cet amour qui va descendre si bas pour nous rejoindre, est un remède à tout orgueil. La révélation de l’amour infini de Dieu aux plus petits et aux plus humiliés de son Peuple est annoncée par Isaïe : « Fanfaronne-t-elle, la hache, contre celui qui la brandit ? Se glorifie-t-elle, la scie, aux dépens de celui qui la manie ? Comme si le bâton faisait mouvoir ceux qui le lèvent, comme si le gourdin levait ce qui n’est pas de bois ! C’est pourquoi le Seigneur Yahvé Sabaot enverra contre ses hommes gras la maigreur, et sous sa gloire un brasier s’embrasera, comme s’embrase le feu. » La grandeur infinie de Dieu se donne dans la toute petitesse et la plus grande faiblesse. Dieu réalise son œuvre d’amour par l’humilité.

"En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits." Jésus manifeste l’humanité embrasée de l’amour infini de Dieu, illuminée de la gloire infinie du Père. C’est dans la pauvreté de la nature humaine que Jésus vient délivrer son peuple. Mû par l’Esprit Saint, Jésus a cette exclamation étonnante qui développe le mystère de la filiation divine : « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. » Marie, la première en chemin, a porté Jésus le plus petit des enfants des hommes. Dans son oui à la Croix, elle donne naissance à une multitude de frères sauvés par Jésus. Notre Père donne à chacun d’être son fils tendrement aimé. Il nous fait entrer dans ce secret insondable du cœur de notre Dieu.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos."

Un compagnon de Camille de Lellis, au 16e siècle, parle de lui en ces termes : « Camille a été embrasé d’amour envers son prochain et spécialement envers les malades. C’est au point qu’il lui suffisait de les apercevoir pour sentir son cœur se fondre de tendresse et oublier entièrement tous les plaisirs, les agréments et les attachements terrestres. » Je dois commencer disait-il, par la charité comme étant la racine de toutes les vertus. Nous voulons nous mettre à l’école des saints en honorant le Christ dans les pauvres. Dans sa parole et dans ses gestes Jésus a manifesté ainsi son amour pour nous. Il nous a donné les sacrements pour nous introduire dans sa charité avec plus de ferveur encore. Camille de Lellis répétait souvent ces Paroles de Jésus : « J’étais malade et vous m’avez visité. » "Quand il a envoyé son Fils, le dessein de Dieu était de sauver les hommes. Et la mission qu’il devait accomplir était d’établir la paix au ciel et sur la terre. Pourquoi alors n’y a-t-il pas la paix ? C’est à cause de la faiblesse de ceux qui n’ont pas pu accueillir l’éclat de la lumière véritable. Le Christ proclame la paix ; c’est ce que dit l’apôtre Paul aussi : « Il est lui-même notre paix, » mais il s’agit de la paix seulement de ceux qui croient et qui l’accueillent dit Eusèbe de Césarée".

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos." Dieu nous donne les saints et les prophètes pour nous montrer le chemin de la vérité. A leur école, quand nous bâtissons la communauté chrétienne, nous nous efforçons de chercher la volonté de Dieu. Or les Saints nous pressent de penser d’abord aux petits et aux plus pauvres. C’est ainsi que Jésus achève son œuvre d’amour pour les pauvres. Par l’intercession de Marie et des Saints, nous trouvons la liberté d’agir ainsi. « Jésus est venu « tout réconcilier, dans les cieux et sur la terre, en faisant la paix. » Si cela est vrai, comment pouvons-nous comprendre ce que le Sauveur dit lui-même dans l’Évangile : « Ne pensez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre » ? La paix pourrait-elle ne pas procurer la paix ? dit encore Eusèbe »

"Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » La compassion nous est donnée par Jésus vivant dans les pauvres au milieu de nous. Camille de Lellis « voyait dans les pauvres la personne du Christ avec une telle vivacité d’imagination que souvent en servant leur nourriture, il les considérait comme étant ses Christs, au point qu’il implorait d’eux la grâce et le pardon de ses péchés. » Il se tenait devant eux avec autant de respect que s’il avait été réellement et personnellement en présence du Seigneur." …"Telle fille a cru, mais son père est resté incroyant… : « quel partage peut-il y avoir entre un croyant et un non-croyant ? » Le fils devient croyant, le père reste incrédule… : là où la paix est proclamée, la division s’installe… « Je proclame la paix, oui, mais la terre ne l’accueille pas…. » Nous honorons le Corps de Jésus dans le Saint Sacrement, Il nous parle aussi dans ses pauvres pour nous aider à le voir vivant au milieu de nous. Eusèbe, Camille se tenaientt devant eux avec autant de respect que s’il avait été réellement et personnellement en présence du Seigneur.

Nous demandons à Dieu la grâce d’habiter la douceur et l’humilité de son cœur.