Mardi 17 juillet 2018

Mercredi de la 15e semaine, année paire

« Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Is. 10, 13-16 Ps. 93 Mt 11, 25-27

  • Le mercredi 18 juillet 2018 iCal
    semaine 15 : Mercredi de la 15e semaine, année paire

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Dieu se révèle dans son Amour, mais il continue à demeurer caché à notre regard. Il apparait toujours autre que ce que nous pensions, que ce que nous découvrons. Le Seigneur du ciel et de la terre manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur en nous donnant Jésus et l’Esprit Saint. Il est au-delà de ce que nous percevons des richesses de son Don, au-delà de la beauté qui se répand de Lui. Pour le connaître, nous acceptons de changer nos angles d’approche. Il est celui qui nous pouvons reconnaître à travers sa création. Cette rencontre demande pour nous un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Le message de l’amour infini de Dieu est donné aux plus petits de son Peuple. Dieu réalise son œuvre dans l’humilité, il éclaire les cœurs de l’intérieur, par le feu de son Amour qui les embrase de toutes parts. Jésus qui a pris notre nature humaine l’a unie indissolublement à sa divinité sans que l’humanité en soit altérée. C’est l’alliance étonnante du don de Dieu dans l’humilité, en chacune de ses créatures.

"Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance." La bonté de Dieu se manifeste ainsi. C’est une force douce, comme toute vraie force, qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne croissance. Et celui qui est appelé à croître le plus c’est le petit, de par sa petitesse même. A chacun de nous de trouver le chemin pour renouer avec la petitesse, l’humilité, pour savoir recevoir par don gratuit. Ce mouvement de se savoir être comblé par l’autre nous est permis par la bonté de Dieu. Jésus, le Fils, le réalise parfaitement et il en rend pleinement grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange. La grandeur infinie de Dieu se donne dans la toute petitesse et la plus grande faiblesse. Dieu réalise son œuvre d’amour dans l’humilité. C’est dans la pauvreté de la nature humaine que Jésus vient délivrer son peuple. Mû par l’Esprit Saint, Jésus a cette exclamation étonnante qui développe le mystère de la filiation divine : « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »

"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Une nouvelle dimension du Père nous est donnée, il ne fait pas par lui-même, il s’en remet à un autre, il laisse ainsi l’autre exister. Que le Père fasse ainsi avec son Fils qui nous dit que Tout lui a été confié par le Père, il ouvre un nouvel univers de relations pour les frères et sœurs du Christ. Ils sont amenés à reconnaitre la « Seigneurie » du Père, non celle qui s’imposerait par la force, mais celle qui trouve son assise dans le fait de donner, de s’abandonner et d’autoriser l’autre à être. Dieu sait se retirer pour que nous advenions, il se révèle ainsi comme celui que nous pouvons aimer parfaitement tant il nous aime délicatement, respectueusement. Jésus manifeste l’humanité embrasée de l’amour infini de Dieu, illuminée de la gloire infinie du Père. Marie, la première en chemin, a porté Jésus, le plus petit des enfants des hommes. Dans son oui à la Croix, elle donne naissance à une multitude de frères sauvés par Jésus. Notre Père donne à chacun d’être son fils tendrement aimé. Il nous fait entrer dans ce secret insondable du cœur de notre Dieu.

Nous demandons à Dieu la grâce d’habiter la douceur et l’humilité de son cœur.