Lundi 3 juillet 2017

Mercredi de la 22e semaine, année impaire

Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.

Col. 1, 1-8 Ps. 51 Lc. 4, 38-44

  • Le mercredi 6 septembre 2017 iCal
    semaine 22 : Mercredi de la 22e semaine, année impaire

"Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

L’Évangile nous donne aujourd’hui une « journée » de Jésus pour que nous le contemplions. Nous voulons vivre profondément à son école, personnellement et en communauté. Notre vie peut devenir prière pour que l’humanité marche à la suite de Jésus. Il va droit au mal qui ronge le cœur de l’homme, l’ennemi de la nature humaine est chassé. Jésus intervient avec autorité, il s’adresse à l’Ennemi qui ne s’y trompe pas. Son règne, au cœur de l’homme, est éphémère, il ne résiste pas à la présence de Jésus. Dieu est plus fort que le mal, au-delà du mal. Si l’homme reconnaît que son mal a un nom, qu’il s’appelle péché, refus du salut. Le salut l’atteint au plus profond de lui-même. Nous rendons grâce à Dieu pour l’espérance qu’il communique aux apôtres. Jésus guérit les malades afin que dans le monde entier sa Parole porte du fruit et que les pécheurs se repentent. Comme le Christ a donné sa vie pour l’humanité, tout instant de notre vie est donné, dans le mystère du Christ, pour que le monde ait la vie.

"Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait." Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.Jésus, aujourd’hui encore, chasse toute fièvre de nos vies, fièvre aiguë de l’action désordonnée, fièvre lente de ceux qui ont perdu la fraîcheur du premier don. Jésus guérit aussi à cause de la foi de ses proches amis. Au coucher du soleil, quand la chaleur est retombée, on transporte les malades, Jésus les guérit tous, les malades physiques et les malades mentaux, des hommes, des femmes, des vieillards, des jeunes, lassés de souffrir ou en proie à leurs démons quotidiens. Jésus, dans la foule, trouve le temps d’aimer chacun, de regarder chacun, d’imposer les mains à chacun comme s’il était l’unique. Nous célébrons toujours dans l’Eucharistie la venue et le cheminement de Jésus dans la souffrance, nous célébrons sa mort et sa résurrection ! La vie de Jésus se contenue dans le mystère pascal, elle nous est donnée. Ce mystère conforme notre vie à celle de Jésus que nous célébrons dans la liturgie. Nous aimons célébrer le mystère pascal dans l’aujourd’hui de la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. « Il est venu, » « Il a souffert," « il est mort, » "il est ressuscité et il reviendra." En recevant Jésus dans l’Eucharistie nous lui demandons de prendre possession de notre existence pour que nous vivions en vérité le quotidien de notre vie.

"Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert." Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs. Le désert est le lieu du silence et de la solitude pour Jésus qui s’y retire. Le désert est le lieu de l’absolu, le lieu de la liberté, où nous nous retrouvons confronté à nos ultimes requêtes, c’est le domaine de la grâce. Les grandes choses commencent dans le désert, dans le silence, dans la pauvreté. Nous ne pouvons pas participer à la mission de l’Évangile, sans entrer dans cette expérience du désert, de son dénuement, de sa faim. Jésus porte l’évangélisation du monde dans sa prière nocturne. La foule le rejoint et voudrait le retenir, et c’est aussi notre réflexe quand nous avons rencontré Jésus. Nous voudrions prolonger ces moments de paix, or il nous envoie à la mission, à sa propre mission qui est universelle. Jésus, dans la mission, est à la fois totalement disponible à ceux qui l’entourent et il demeure auprès de son Père qui l’envoie annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Nous demandons la grâce qu’il en soit ainsi dans notre vie à la suite de Jésus, accueillir sa Parole vivante et vivifiante qui est la résurrection et la vie.

Nous demandons la grâce de rayonner l’Amour infini du cœur de notre Père.